2020 année symbolique

Que ce premier jour de 2020 vous soit doux amorçant une année pleine de joies et de paix, mes amis où que vous soyez.

Que chacun ouvre ce matin une page nouvelle et puisse y voir inscrit ce qu’il désirait de plus précieux.

Que le chemin choisi par chacun de vous soit celui qui le mènera à l’essentiel.

Qu’aucun des jours de 2020 ne soit vain pour vous.

Que la joie naisse et demeure dans le cœur de chacun de vous.

Que l’amour éclaire votre regard.

Que la générosité guide vos pas.

Merci pour vos présences qui me sont très précieuses et pour vos partages ici et là, chaque jour de l’année.

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L’été en bleu horizon (1)

Photo m Christine Grimard

En arrivant près de la côte, on choisit toujours de prendre la route de la corniche, même si cela ajoute quelques kilomètres aux sept-cents que nous parcourons environ pour rejoindre le sud de la Vendée depuis la région lyonnaise.

Chaque fois, c’est le même émerveillement :

D’abord le parfum iodé des algues porté par la brise marine,

Puis la palette des bleus, du plus haut du ciel au plus profond de l’océan, allant du bleu horizon jusqu’au turquoise de la frange des vagues,

Et enfin le murmure du ressac qui s’écoule entre les galets annonçant l’explosion des rouleaux sur les rochers du puy d’enfer.

Oubliée la fatigue du voyage et celle de toute l’année de travail.

Un instant suspendu. une respiration, un regard vers l’horizon. Ici l’air est léger, comme la vie, comme la caresse du vent d’été.

Encore un été bleu horizon à déguster et à partager…

Journal : l’important c’est aimer

« Je ne dirai pas les raisons que tu as de m’aimer. Car tu n’en as point. La raison d’aimer, c’est l’amour. »

[ Citadelle (1948) ]

Antoine de Saint-Exupéry

Tableau de Chagall

Amoureux ou non

Fête de l’amour ou de tous les autres jours

L’important c’est aimer et savoir le dire

Avant que le temps nous emporte

Avant le vent nous disperse

Hier, aujourd’hui et demain, c’est le jour où partager son envie d’aimer !

Journal : Jour de mémoire

Jour de confidence, une fois n’est pas coutume, je sors des partages de généralités pour dévoiler le fond de mon abîme.

1o novembre : une date qui a toujours compté dans ma vie depuis mon premier souffle et même quelques mois auparavant.

Ma maman aurait eu 87 ans ce matin, si elle n’avait pas décidé d’arrêter le temps, il y a deux ans déjà.

Quand le corps n’en peut plus, il est plus raisonnable de le quitter.

J’espère que son âme a retrouvé le sourire qu’elle distribuait autour d’elle, camouflant sa vie de souffrance derrière une légèreté  qu’elle puisait dans l’amour donné et reçu.

C’est un jour où les mots sont inutiles, laissant la place aux souvenirs.

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Photo du jour : jour de tri 

Jour de rangements où l’on fait disparaître les ombres et les lumières du passé, par strates successives, en vidant tiroirs et placards.

Jour d’émotions, portées le cœur en bandoulière, devant chaque note griffonnée de l’écriture soignée de ma mère ou des lettres ogivales de mon père.

Faire table rase.

Sourire bêtement devant une petite caisse enregistreuse en métal rouge étiquetée en centimes de francs, puis pleurer devant un album de photos jaunies d’une période oubliée où l’on voit sa mère sourire comme une gamine à la vie qu’elle imagine.

Se sentir aussi fragile qu’une feuille morte dans un souffle de tempête.

Se sentir moins que rien. 

Rentrer épuisée et se coucher un moment pour ne plus sentir ce poids qui écrase le cœur.

Ouvrir les yeux  quand une éclaircie soudaine traverse mes paupières. 

Rester bouche bée devant le magnifique spectacle offert par la lumière du couchant. Se laisser éblouir. Ne plus penser. Se laisser porter par la vie qui va.

Et se réjouir de continuer la route…

Photo M.Christine Grimard

Journal : Des(espoir)

Coup de fil :

  • Bonsoir, madame, ici le médecin de la maison où réside votre père…
  • Bonsoir…
  • Je voulais vous prévenir qu’il ne va pas bien du tout, il est très encombré et on ne peut plus l’alimenter depuis deux jours. On est assez inquiets, je voulais que vous le sachiez. On va le mettre en perfusion pour le réhydrater et sous antibiotiques.
  • Merci de m’avertir. Je vais venir le voir dès que possible. J’aimerais que vous le soulagiez mais sans hospitalisation ni acharnement…
  • Très bien, je le note. Mais son état est très préoccupant. Je voulais que vous le sachiez.
  • Merci beaucoup de m’avoir appelée et pour vos soins…

Raccrocher, et s’accrocher aux souvenirs pour oublier le présent et effacer l’échéance annoncée.

Ne plus penser, ne plus craindre, espérer que la délivrance soit proche, et que ce corps fatigué délivre son âme de son incapacité à vivre. 

Espérer que le désespoir qui emprisonne cette âme, se dissipe au petit matin, qu’elle prenne son envol, enfin.

Demander à celle qui l’a précédé de l’autre côté du miroir, de lui prendre la main pour le rassurer sur le chemin.

Être exaucé à peine le temps d’un souffle plus tard, et le regarder s’envoler vers sa liberté…

Photo M christine Grimard