Calendrier de l’avent : jour 7

« Les mots, il suffit qu’on les aime

pour écrire un poème. »

Raymond Queneau

Photo Marie-Christine Grimard

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Les arbres s’installent

Pour assister au ballet

Des anges d’hiver

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Calendrier de l’avent : chaque jour de décembre, un cadeau derrière la porte. Un geste d’amitié pour celle ou celui qui vient sur cette page, et me donne la joie de lui offrir mes mots.

À demain

Chris

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Calendrier de l’avent : jour 6

« La pluie cesse, et il en reste, un instant, une poussière de diamants minuscules, comme si, de là-haut, on secouait des miettes d’une grande nappe azurée. »

Le livre de l’intranquillite

Fernando Pessoa

Photo Marie-Christine Grimard

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Sortir

Serrer les dents

Affronter l’humidité

Du petit matin sombre

Regretter la chaleur de son lit

Faire fondre le givre colle au pare-brise

Démarrer doucement malgré le brouillard

En prenant le temps d’admirer les gouttes qui dansent

Sur la vitre que le vent glacé balaye

Ne pas déclencher l’essuie-glace

Pour conserver cette beauté

Qui réchauffe

L’âme

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Calendrier de l’avent : chaque jour de décembre, un cadeau derrière la porte. Un geste d’amitié pour celle ou celui qui vient sur cette page, et me donne la joie de lui offrir mes mots.

À demain

Chris

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Calendrier de l’avent : jour 5

« Dans le silence des rues et du black-out qui tombait en hiver vers cinq heures du soir et pendant lequel la moindre lumière aux fenêtres était interdite, cette ville semblait absente à elle-même.”

Patrick Modiano

Photo Marie-Christine Grimard

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Hiver

Saison vêtue de nuit

Où la maison drapée de silence

Rêve de jours meilleurs

Nimbés de soleil

D’été

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Obscurité

Envahissant les rues

Surprenant les passants transis

Qui cherchent du regard

Les fenêtres drapées

De lumière

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Décembre

Dans la maison silencieuse

On n’entend que la chanson du vent

Et le murmure des lumignons

Qui s’interpellent

Du regard

Photo du jour : octobre roux

« Je n’avais jamais vu l’automne, dit-il. Ce n’est cependant pas le premier. Je n’avais jamais eu le temps. »

Jean GIONO

Photo m Christine grimard

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Encore un automne

Et sa rousseur

Tout sauf monotone

Éclatante de couleurs !

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Encore une année

Bientôt achevée

Qu’en aurais je fait

Que je n’attendais ?

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Encore un jour

Un temps qui court

À remplir d’amour

Faute de toujours !

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Encore un automne

Au feuillage flamboyant

Qui s’accroche et donne

Du fil à retordre au vent !

Photos du jour : ciel de traîne

Photo m Christine Grimard

Ciel dit variable

Souvent ciel varie

Hésite et puis se calme

Ciel qui rit et puis qui crie

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Ciel de charme

Où passent les nuages

A la vitesse d’un rêve au galop

Courant après le vent pas si mauvais que ça

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Ciel de traîne

Qui étire sa mélancolie d’automne

Er traîne une envie de printemps

Oubliant que le temps jamais ne s’arrête

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Ciel d’ombres

Où se cache un cavalier sombre

Qui parfois montre son regard noir

Aux rêveurs marchant le nez en l’air..,

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Photo m Christine Grimard

Photo du jour : pas à pas au jour-le jour

« Vive en pleine conscience, ralentir son pas, goûter à chaque seconde et chaque respiration. Cela suffit.  »

Thich Nhat Hanh

Photo Marie-Christine Grimard

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Marcher le nez en l’air

Oublier l’été qui s’achève

Apprécier l’instant de douceur

Et la caresse du temps

Sur les écorces blondes

Le souffle du vent

Sur les bouquets d’épines

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Vidéo m Christine Grimard

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Rester là

Pour admirer la cascade

Des gouttes de soleil

Sur les troncs burinés

Histoire de se souvenir

De la beauté de la terre

Et de mon insignifiance

Photo du jour : ombres en nombre

« Amour, seul amour qui soit, amour charnel, j’adore, je n’ai jamais cessé d’adorer ton ombre vénéneuse, ton ombre mortelle. Un jour viendra où l’homme saura te reconnaître pour son seul maître et t’honorer jusque dans les mystérieuses perversions dont tu t’entoures. »

L’amour fou, andre breton, édition gallimard, 1976 (isbn 978-2070367238), p. 110 – roman – André Breton

Photo Marie-Christine Grimard

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Ombres portées

Qui se pressent et se dressent

Sur nos vies emportées

Par le temps qui oppresse

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Ombres découpées

Sur les mur des maisons

Qui dansent et tournent en rond

En valse chaloupée

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Ombres emportées

Par le vent de l’automne

Qui tourne et papillonne

Pour oublier l’été

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Ombres projetées

Sur la façade blonde

D’un invincible monde

Rêvant d’éternité