Journal : un peu d’air pur

Vidéo M. Christine Grimard

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Partir travailler dans le froid, le brouillard et la nuit.

S’arrêter au feu rouge, le regard dans le vide.

Soudain, voir s’épanouir un rai de lumière sur l’estran, imaginer le vol d’une sterne au ras de l’eau.

Se remémorer ce moment de plénitude sans entendre le klaxon de la voiture qui s’impatiente au feu vert…

Et démarrer, les yeux fixés sur le sable et l’esprit flottant sur l’océan.

Inspirer à fond l’air du large, et ne plus sentir les relents de gazole derrière la fragrance iodée des vagues.

Finalement, la journée sera lumineuse…

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Photo M.Christine Grimard

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Un été bleu outre-mer (13)

« Depuis quand, par temps clair, n’avons-nous pas contemplé la courbure de l’horizon ? »

Magique étude du bonheur

Vincent Cespedes

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Photo m. Christine grimard

Quel privilège que de pouvoir regarder l’horizon sur la mer

Ligne impalpable qui avance avec nous

Petit trait lumineux à peine marqué

Ton sur ton

Gris sur gris

Bleu sur bleu

Rester là

Se laisser bercer par le vent

Se baigner dans la lumière

Juste pour le plaisir

D’exister

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Vidéo m. Christine Grimard

Un été bleu outre-mer (6)

« La mer est aussi variée que la terre. Toutes les mers sont différentes les unes des autres. Aussi différentes que des paysages : il y a la même différence (en terme de décor) entre la mer d’Iroise et le Pacifique qu’entre l’Alsace et l’Afrique du Nord…

Les vagues ne sont pas les mêmes, les dessins de la mer ne sont pas les mêmes, les vents, les ciels étoilés ne sont pas les mêmes sur toutes les mers. Tous les marins le savent. »

Le monde comme il me parle

Olivier de Kersauson

Photo M. Christine Grimard

  • Savourer sa chance d’arpenter l’estran sous un ciel de traîne
  • Se réjouir d’être là une année encore
  • Imaginer un monde dans chaque laisse de mer
  • Entrer dans l’eau et se laisser caresser par les vagues
  • Être émerveillée par le concert du vent et des rouleaux
  • Faire silence

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Vidéo m Christine Grimard

Un été bleu outre-mer (4)

« J’écrivais des silences, des nuits

Je notais l’inexprimable,

Je fixais des vertiges. »

Une saison en enfer

(Éditions alliance typographique, 1873)

Arthur Rimbaud

Vidéo M.Christine Grimard

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Vertige

D’être tout simplement en vie

Petit point insignifiant sur le globe immense

Poussière d’étoile, fille du vent de l’espace

Minuscule amas de cellules

Vertige

De se mouvoir en liberté

Bien que femme dans un monde d’hommes

De s’accomplir selon ses propres choix

De laisser libre cours à ses désirs

….

Vertiges

De pouvoir admirer le ciel

De suivre des yeux les oiseaux bravant les nuages

De s’émerveiller d’un peu de bleu au milieu des nuées

D’être un atome existant au milieu de tout ça

Vidéo : A change is gonna come

Une fois n’est pas coutume, voici un jour où la musique prendra la place des mots sur ce blog.

J’ai eu envie de partager avec vous un de mes coups de cœur récents, pour les voix, les échanges de regard et de talent entre le père et le fils, Brian et Thomas Owens .

Un pur moment de bonheur.

Ne le sentez-vous pas ?  « A change is gonna come »

For the best , I guess…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

 

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I was born by the river in a little tent
Oh and just like the river I’ve been running ev’r since
It’s been a long time, a long time coming
But I know a change gonna come, oh yes it will
It’s been too hard living, but I’m afraid to die
‘Cause I don’t know what’s up there, beyond the sky
It’s been a long, a long time coming
But I know a change gonna come, oh yes it will
I go to the movie and I go downtown
Somebody keep tellin’ me don’t hang around
It’s been a long, a long time coming
But I know a change gonna come, oh yes it will
Then I go to my brother
And I say brother help me please
But he winds up knockin’ me
Back down on my knees, oh
There have been times that I thought I couldn’t last for long
But now I think I’m able to carry on
It’s been a long, a long time coming
But I know a change is gonna come, oh yes it will
Paroliers : Sam Cooke
Paroles de A Change Is Gonna Come © Sony/ATV Music Publishing LLC, Abkco Music, Inc

 

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Un été en bandoulière (22)

« Autour de nous, partout à perte de vue, l’espace infini, l’horizon bleu de la mer, l’horizon vert de la terre, les nuages, l’air, la liberté, les oiseaux envolés à toutes ailes, les vaisseaux à toutes voiles ; et puis, tout à coup, là, dans une crête de vieux mur, au-dessus de nos têtes, à travers une fenêtre grillée, la pâle figure d’un prisonnier. Jamais je n’ai senti plus vivement qu’ici les cruelles antithèses que l’homme fait avec la nature. »

Lettre à Louise Bertin, le 27 juin 1836

Victor Hugo

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Photo m ch grimard

Se sentir si petite face à l’infini de l’océan

Essayer de fixer cette image de la mer dans sa mémoire pour survivre un hiver tout entier dans les terres

Admirer la palette infinie de couleurs que nous offre le monde en se contentant d’une toute petite partie de son immensité

Rester là jusqu’à la nuit pour être bien sûre de rêver encore d’océan en rentrant

Réaliser que pouvoir prendre cette photo est un cadeau du ciel et avoir envie de l’offrir au reste du monde

Tenter de le faire ici en ajoutant en bonus, le chant de l’océan :