La ronde d’octobre autour de l’épreuve

Ronde du 15  octobre 2019 autour de l’épreuve…

Entrons dans cette nouvelle ronde dont je vous rappelle le principe retranscrit ici depuis le blog de Dominique Autrou:

«La ronde est un échange périodique bimestriel de blog à blog sous forme de boucle, sur une idée d’Hélène Verdierle promeneurquotiriens et Dominique Autrou à l’automne 2012. Le premier écrit chez le deuxième, qui écrit chez le troisième, et ainsi de suite. Pour chaque échange, un thème, un simple mot. Prétexte à un travail d’écriture pouvant prendre la forme d’un récit, une fiction, un poème, une page de carnet…»

Selon l’ordre de cette ronde, je publie mon texte chez Jacques  et j’ai le plaisir de recevoir celui de  Noël Talipo.

Merci à eux deux, merci à tous ceux qui font la ronde , dont le thème est : «Epreuve(s)».

La ronde tourne cette fois-ci dans le sens suivant, par ordre du tirage au sort (un clic sur le lien de son blog libère le nom de l’auteur) :

Dominique Hasselmann écrit chez Marie-Noëlle Bertrand chez Giovanni Merloni chez Franck chez Noel Bernard Talipo chez Marie-Christine Grimard chez Joseph Frisch chez Dominique A

Voici le texte de Noël :

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revenir, étreindre, rêver

 

Elle alla,

Étrange écuyère,

Sans aléa, sus à l’Érèbe.

Elle appela sans épouvante l’être rageur

Sis à l’entrée excavée sous l’énorme rocher, lequel défend l’extrême aula.

 

Ô medium,

Nain tonitruant,

Cornac exercé à ravir

Tout éphémère clerc trépassant sans revenir,

Soumets l’errante sans nation à l’épreuve expiatoire tendant à rouvrir

L’exsangue linceul ici échoué travestissant l’éphèbe, l’elfe à l’éternelle espérance, surpris traînant à l’asana.

 

L’escogriffe

Toisant l’effrontée

Édicte ses stipulations :

 » Étonnante étrangère tremblant d’effervescence,

Sois enfouie à l’espace infléchi tenant tout fautif à tourment maximum.

 

 » Enterrée,

Subis d’au-delà

L’empoisonneuse négation.

J’espère t’y entendre réagir sans errance.  »

 

Enlevée

À l’été rieur,

Elle erre entre serpents sournois ;

Descend schuss l’infini sinus tourbillonnant ;

Échoue à l’empire d’épouvante, sans y retrouver l’épousé entravé.

 

Sous ses socques,

Tremblotant rampeur

Évolue, épave écœurante.

Serpentines sinuosités d’anaconda.

 

Choc ! Meltem !

Elle a écouté :

À ses sens éclate l’écorce.

L’être inabouti, furtif, l’apsara écrasée,

Elle y éprouve l’encore régénérateur transport de l’émouvante étreinte.

 

Triomphant

D’exécrable ordo,

L’éprise arracha l’emmuré.

 

Enlacée,

Aida l’écorché

 

À rêver.

 

 

NDA : « Ce poème adopte la forme du bigollo chère à son auteur : dans chaque strophe les longueurs successives des vers suivent la suite de Fibonacci 3-5-8-13-21-34… Par ailleurs est respectée la contrainte de l' »aléa furtif » de Robert Rapilly : chaque mot commence et se finit par la même lettre. »

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Photo du jour : octobre roux

« Je n’avais jamais vu l’automne, dit-il. Ce n’est cependant pas le premier. Je n’avais jamais eu le temps. »

Jean GIONO

Photo m Christine grimard

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Encore un automne

Et sa rousseur

Tout sauf monotone

Éclatante de couleurs !

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Encore une année

Bientôt achevée

Qu’en aurais je fait

Que je n’attendais ?

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Encore un jour

Un temps qui court

À remplir d’amour

Faute de toujours !

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Encore un automne

Au feuillage flamboyant

Qui s’accroche et donne

Du fil à retordre au vent !

To do list 76 : goûter la vie qui va

Photo Marie-Christine Grimard

  • Recevoir la lumière du matin comme un cadeau du jour qui vient
    Choisir de sourire aux imprévus du jour
    Apprécier le parfum du café mordoré
    Accepter par avance les regards inconnus que ce jour offrira
    Déguster pain chaud et cuillère de miel avant d’affronter la brume d’octobre

Photos du jour : ciel de traîne

Photo m Christine Grimard

Ciel dit variable

Souvent ciel varie

Hésite et puis se calme

Ciel qui rit et puis qui crie

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Ciel de charme

Où passent les nuages

A la vitesse d’un rêve au galop

Courant après le vent pas si mauvais que ça

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Ciel de traîne

Qui étire sa mélancolie d’automne

Er traîne une envie de printemps

Oubliant que le temps jamais ne s’arrête

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Ciel d’ombres

Où se cache un cavalier sombre

Qui parfois montre son regard noir

Aux rêveurs marchant le nez en l’air..,

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Photo m Christine Grimard

Photo du jour : pas à pas au jour-le jour

« Vive en pleine conscience, ralentir son pas, goûter à chaque seconde et chaque respiration. Cela suffit.  »

Thich Nhat Hanh

Photo Marie-Christine Grimard

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Marcher le nez en l’air

Oublier l’été qui s’achève

Apprécier l’instant de douceur

Et la caresse du temps

Sur les écorces blondes

Le souffle du vent

Sur les bouquets d’épines

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Vidéo m Christine Grimard

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Rester là

Pour admirer la cascade

Des gouttes de soleil

Sur les troncs burinés

Histoire de se souvenir

De la beauté de la terre

Et de mon insignifiance