So long Léonard Cohen

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Show me the place

Where you are going to go

Show me your heart

Show me your way

Show me the place

Where you fly away your words

Show me your soul

Which is shining in your songs

Show me your voice

Thank you for giving us your heart

Thank you for being you

So long Léonard

So long

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Show me the place

Leonard Cohen

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Variations et vibrations : Désirs d’ailleurs et d’autrement

Parfois me viennent des désirs de temps choisi

de temps libre

pour voir, écouter, lire

Loin du tumulte du monde et de ses soubresauts

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Photo M.Christine Grimard

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Faire comme si l’été était encore là

Comme si j’étais encore là-bas

Sur la terrasse, à lire, à écouter, à voir, à raconter

à aimer

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Hier j’ai entendu  sur France culture Win Wenders parler de son film « Les beaux jours d’Aranjuez », il disait que c’était le premier film pour lesquels ses désirs étaient devenus réalités, qu’il l’avait tourné en une dizaine de jours seulement d’après l’œuvre de Peter Handke Les Beaux Jours d’Aranjuez, un dialogue d’été. Il a tourné en français pour la première fois, et en stéréoscopie.

« De nouveau l’été, de nouveau un beau jour d’été, une femme et un homme sous les arbres… »

Wim Wanders dans sa période bleue comme il le dit au début de cet entretien.

Et mon envie de déguster ce film…

 

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En fin d’entretien il a choisi le titre suivant :

Gus Black « The world is on fire « 

Titre presque prémonitoire.

Et se laisser bercer par la musique, malgré tout..

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Autre désir, celui de lire qui est au moins aussi fort chez moi que celui d’écrire.

Mon dernier choix se porte sur le dernier livre de Serge Joncour, « Repose-toi sur moi » qu’un ami m’avait récemment gentiment recommandé. Un livre optimiste, contrastant avec l’air du temps, un roman d’amour comme je les aime. J’avais déjà apprécié « L’amour sans le faire ». Une parenthèse heureuse où le ciel est bleu, comme celles auxquelles je m’accroche au quotidien pour survivre aux nuages noirs qui recouvrent parfois ce monde.

L’écrivain a été récompensé pour « Repose-toi sur moi », par l’obtention du prix Interallié. Qu’il en soit félicité comme il se doit, même si les récompenses ne sont pas ce qui me porte en général vers tel ou tel livre…

 

livre

Photo MCGrimard

Je vous en donne la première phrase :
« Avant de sonner au portail, Ludovic prend toujours une grande inspiration, histoire d’accélérer son rythme cardiaque, se préparer au coup de sang ou à l’accueil glacial. »
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Et puis toujours la musique, lire en musique, travailler en musique, écrire en musique…
Un petit café et un peu de Saxo..

(Amy Dickson, saxophoniste jouant Philip Glass : Concerto n° 1 pour violon)

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Un jour pour soi

Un jour pour rien

Un jour pour tout

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Clichés 88 : Balades Vendéennes (3)

Les Sables d’Olonne, station balnéaire et ville de marins tournée vers le Tour du Globe l’Everest de la mer tous les quatre ans, est aussi une petite ville agréable à dimension humaine,  où l’on peut flâner dans des petites rues entre Port et Remblai. Je vous en montrerai quelques détails insolites dans d’autres billets, mais aujourd’hui je vous emmène dans un quartier enclavé non loin du bord de mer, où le « Street Art » a gagné son ticket vers le grand large.

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Photo M.Christine Grimard

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Ce sont quelques rues fleuries de roses trémières où les façades des petites maisons vendéennes ont été ornées de mosaïques de coquillages réalisées par une artiste surnommée la «Dame aux coquillages»: Danièle Arnaud-Aubin. Les fresques ont été réalisées progressivement de 1997, avec l’autorisation des riverains et de la Municipalité et l’aval de l’Architecte des Bâtiments de France.

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Photo M.Christine Grimard

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Le thème principal évoqué est l’océan, bien entendu..

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Photo M.Christine Grimard

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Mais aussi  ta Terre

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Photo M.Christine Grimard

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Le tout sublimé par le ciel Vendéen

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Photo M.Christine Grimard

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Fleurs de coquillages

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Photo M.Christine Grimard

 

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Animaux familiers ou fabuleux au gré de l’imagination de l’artiste

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Photo M.Christine Grimard

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Déluge de couleurs et de textures

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Photo M.Christine Grimard

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Un musée en plein air offert aux regards des passants

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Photo M.Christine Grimard

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Un bestiaire marin et terrestre patiemment reconstitué avec des coquillages ou débris de verre ramassés sur les plages

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Photo M.Christine Grimard

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Avec l’aimable autorisation du Roi Neptune

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Photo M.Christine Grimard

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Sous le regard de tous ses lieutenants

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Photo M.Christine Grimard

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Une promenade nacrée et chamarrée nourrie de l’imagination de l’artiste

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Photo M.Christine Grimard

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Certaines fresques sont en cours d’achèvement

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Photo M.Christine Grimard

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D’autres vous emportent sur les ailes des goélands.

Artistes : Anthony Howe

Pour un réveil dominical tout en douceur, laissons le vent jouer devant nos yeux avec les installations de Anthony Howe, structures métalliques monumentales que je trouve fascinantes.

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Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur l’ensemble de ses réalisations, écoutez le créateur parler de ses projets

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Bon dimanche à tous au gré du vent

 

Photo du jour : Hommage à Eluard

14 décembre 1895 : Naissance de Paul Eluard.

Quel meilleur hommage que de laisser la place aux mots du poète

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Photo M. Christine Grimard

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« Le vent passe en les branches mortes
Comme ma pensée en les livres,
Et je suis là, sans voix, sans rien,
Et ma chambre s’emplit de ma fenêtre ouverte.
En promenades, en repos, en regards
Pour de l’ombre ou de la lumière

Ma vie s’en va, avec celle des autres.
Le soir vient, sans voix, sans rien.
Je reste là, me cherchant un désir, un plaisir ;
Et, vain, je n’ai qu’à m’étonner d’avoir eu à subir
Ma douleur, comme un peu de soleil dans l’eau froide. »

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Human, film de Yann Arthus-Bertrand

Parce que ce film m’a bouleversée

Parce que la beauté de cette planète est ce qui me porte

Parce que la rudesse de cette vie est parfois si grande

Parce que nos forces réunies pourraient en adoucir les jours

Parce que tous ces regards tendus sont aussi les miens

Parce que je croise ainsi des centaines de regards chaque semaine

Parce que je les écoute et les aime

Parce que leur mort est aussi la mienne

Parce que leurs larmes sont aussi les miennes

Parce que leurs joies me portent vers la lumière

Parce j’ai de la compassion pour leur souffrance et de la passion pour ce qu’ils sont

Parce qu’ils me donnent autant qu’ils reçoivent de moi

Parce que nous sommes embarqués sur le même navire

Parce que le voyage aurait pu être si beau sans la peur, la violence, la guerre, la famine

Parce que tes errances sont les miennes, humain de la terre

Parce que les bourreaux et les victimes saignent du même sang

Parce que toutes les femmes souffrent quand l’une d’elle est violentée

Parce que tous les enfants devraient avoir une enfance heureuse et insouciante

Parce que tous les hommes qui choisissent la violence tuent l’enfant qui vivait en eux

Parce que cette vie est la seule que nous ayons

Parce que cette vie que nous avons reçue comme un cadeau, est notre seul trésor

Parce que nous avons un rôle à jouer sur cette terre et dans cette vie, et qu’il nous appartient de le sublimer

 Parce que je suis un humain parmi ces six milliards d’humains.

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/direct-regardez-en-avant-premiere-le-film-inedit-de-yann-arthus-bertrand-human_1097791.html#xtor=CS1-6-%5Btwitter#xtor=CS1-6-%5Btwitter%5D

 

Pour tous ceux qui désirent le voir, suivez le lien ci-dessus.

Yann Arthus-Bertrand a mis trois ans pour recueillir des milliers de témoignages d’humains de tous pays, de toutes confessions, de toutes sensibilité, leur a posé une quarantaine de questions identiques. Leurs mots m’ont bouleversée, leurs regards et leurs émotions ouvrent l’esprit sur l’immensité des différences qui peuplent notre terre, et sur la recherche universelle qui est la nôtre, celle de la paix et du bonheur. Ces témoignages sont entrecoupés de prises de vues aériennes comme dans le film Home et mettent l’accent sur l’urgence du drame écologique qui détruit notre planète. la musique qui accompagne les images, reprenant les chants des peuples du monde, est interlocuteur supplémentaire, magnifique.

Un grand merci à Yann Arthus-Bertrand pour ses partages.

Voici comment son film a été accueilli aux Nations Unies