Nostalgie d’automne (9) : Symphonie inachevée

 

“L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver.”
George Sand  (François le Champi)
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Photo M. Christine Grimard

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A la grand messe de l’automne

Les vermillons donnent le « La »

Les roux se mettent au diapason

Pour que la mélodie soit bonne

Le ballet pourpre va crescendo

Hymne aux  nuances de l’automne

Aucune note dissonante

Chacun suivant la partition

En harmonie de coralline

Tout est dans la cadence

Pour que la symphonie rubis

Soit à jamais inachevée

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Nostalgie d’automne (8) : la pluie pour seul (bleu) horizon 

« C’est de l’intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n’y a pas de défaite.

La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu’un long triomphe aveugle. »

Pascal Quignard

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Photo m. Christine Grimard

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Novembre dévoile son véritable caractère, humide et dissuasif.

Le ciel s’habille de gouttes de grisaille, à l’unisson des cérémonies du souvenir de la souffrance des hommes. La guerre laisse son empreinte de larmes et de sang sur les pays qu’elle traverse, chaque famille est en deuil de l’un de ses enfants. Et cent ans après, on compte les jours les séparant de la fin de leur calvaire. On réalise qu’ils avaient encore un an à souffrir, ces jeunes ayant l’âge de mes enfants, au fond de ce bourbier dégoulinant de terreur, sous cette pluie de novembre, en attendant le pire…

Il est peut-être plus facile de se souvenir de l’horreur dans le froid, de cette armée de jeunes visages alignés derrière chaque croix, vêtus de bleu horizon. Autant de regards perdus dans la brume des champs de bataille, autant de vies brisées avant que d’être vécues.

Le ciel s’habille de larmes pour nous rappeler que la guerre est toujours une défaite, celle de l’humanité face à ses démons.

L’horizon n’a de bleu que le nom.

Un vrai temps de Novembre.

Nostalgie d’automne (7) : Soleil roux ou lune rousse 

« Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune

On croirait voir vivre

Et mourir la lune . »

Paul Verlaine

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Photo m Christine Grimard

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J’ai tendance à penser que le changement d’heure n’apporte rien de positif à nos vies, les économies d’énergie réalisées étant minimes puisque nos machines tournent du matin au soir et du soir au matin, que les batteries gourmandes des ordinateurs, téléphones et autres appareils connectés qui régissent nos vies, nécessitent toujours plus d’énergie et se moquent des horaires diurnes ou nocturnes.

L’homme préhistorique était contraint de suivre les horaires de la lumière solaire pour accomplir ses tâches. Maintenant, la planète ne s’arrête jamais de dépenser l’énergie qu’elle n’abonde plus à produire.

L’industrie nucléaire est en désamour alors que son « empreinte carbone » est beaucoup moins exorbitante  que celle de l’utilisation des énergies fossiles qui nous a conduit à cette catastrophe climatique qui nous menace chaque  jour plus gravement. Il faudrait cependant que l’on arrive à utiliser totalement le combustible nucléaire jusqu’à obtention de résidus inoffensifs, mais nous devrons faire encore quelques progrès techniques en ce sens, plutôt que tout jeter à la poubelle du jour au lendemain .

Il faudrait savoir ce que l’on veut : passer sa vie assis devant ses écrans dévoreurs d’énergie électrique, rouler en velib ou autolib nécessitant l’utilisation de batteries, vivre dans des maisons basse consommation avec le « tout électrique » même optimisé ? Le tout sans centrales nucléaires ?

Je vous laisse juger de l’incompatibilité…

Avons-nous des Alternatives acceptables :

  • panneaux solaires produits en chine en faisant tourner des centrales à charbon et impossibles à recycler ?
  • éoliennes couvrant toute la surface de la terre et la mer, quid de leur empreinte carbone de fabrication ?
  • Moteurs à hydrogène ou à eau ?
  • Retour à la nature, graines germées, peaux de bêtes et cavernes chauffées au naturel à grand renfort de silex-étoupe ?
  • Centrales au sodium ?

Alors les polémiques de ceux qui découvrent soudain que les besoins énergétiques de l’humanité dépassent largement les ressources à sa disposition et que l’on ne pourra effacer de nos vies l’apport de l’industrie nucléaire en un claquement de doigts, me font sourire…

Ou alors on réduit tous, drastiquement nos besoins, retrouvant par exemple le plaisir d’écrire à la bougie, avec une plume et un encrier, plutôt que sur ce clavier de téléphone portable, dévoreur d’énergie électrique comme je suis en train de faire.

Il y aurait tant d’autres exemples nous faisant retrouver les plaisirs simples de l’ère pre-industrielle, où l’homme ne surchauffait pas l’atmosphère…

Quoi qu’il en soit, au stade de ces réflexions, revenons à nos moutons (veaux, vaches, cochons, couvées…) J’ai tendance à penser que ce basculement à l’heure d’hiver ne sert plus à grand chose en ces temps de réchauffement climatique dramatique, la fatigue qu’il occasionne pendant quelques jours n’étant pas soluble dans les économies réalisées pour la planète.

Cependant j’y vois un avantage certain.

Vous ne voyez pas ?

Regardez mieux….

Juste au-dessus du texte….

Ce coucher de soleil, magnifique et flamboyant, soleil d’automne plongeant dans les eaux froides du lac, ce ciel de cuivre !

Il suffit de s’asseoir devant la fenêtre à 17 heures pour admirer ce spectacle,  comme le Petit Prince aux côtés de sa rose, pas besoin d’attendre 23 heures comme en été alors que la chaleur écrasante n’en finit plus de tomber.

Oui, il y a finalement un beau côté, au passage à l’horaire d’hiver !

Clichés 103 : Aux bornes du monde 

‪« C’est le vase qui donne la forme au vide et la musique au silence. »

‬‪René Char ‬

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Photo Christine GRIMARD

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Est-ce la mer qui donne forme à la terre

ou

La terre qui encercle la mer

?

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Photo m Christine Grimard

 

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Est-ce la vie qui germe dans la mer

ou

La mer qui engendre la vie

?

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Photo M.Christine Grimard

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Est-ce la lumière qui éclaire ton regard

Ou

Ton regard qui produit cette lumière

?

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Photo m. Christine Grimard

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Est-ce un cadeau, cette vie sous un ciel d’azur 

Ou

Qu’attends-tu de moi en échange de cette vie 

?

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Clichés 102 : Pause pour la bonne cause

« De temps en temps, il nous faut faire une pause pour permettre à notre âme de nous rejoindre »

Proverbe indien

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photo M. Christine Grimard

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Il faut savoir prendre une pause

Avant de friser l’overdose

Et que le corps ne se sclérose

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photo M. Christine Grimard

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Ne pas attendre Nivôse

Ventôse

ou Pluviôse

Pour s’asseoir sur les lauzes

A l’ombre des lauriers roses

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photo M. Christine Grimard

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Rêver à tout autre chose

Glisser doucement vers la narcose

Décider que c’est pour la Bonne Cause

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photo M. Christine Grimard

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S’accorder un lieu de pause

Pour combattre la sinistrose

Et regarder sourire les roses

 

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photo M. Christine Grimard

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Ne plus se sentir morose

Sortir enfin du kolkhoze

Immobile en apesanteur comme en hypnose

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Poème: Jeu d’ombre et de lumière

« L’amour est cette ombre parfumée qui ne vous quitte jamais.

Vivre ce lien comme si l’autre était l’ombre vivante de soi et soi l’ombre vivante de l’autre. »

Hafid Aggoune

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Photo M Christine Grimard

 

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Jeu d’ombre ou de lumière

La vie vient

La vie va

Jeu de larmes ou de rires

La vie erre

La vie part

Jeu de peine ou de joies

La vie rit

La vie pleure

Jeu d’amour ou de haine

La vie naît

La vie meurt

Jeu de vie ou de mort

L’amour joue

L’amour perd

Jeu de dés

Coup du destin

La vie erre et se perd

Fille du hasard

Sœur du chagrin

La vie parfois se désespère

Mais malgré les ennuis

Rien ne vaut cette vie

Aie confiance au destin

L’amour gagne à la fin

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Recettes (2) : Tranche Napolitaine 

“Il n’y a point de recette pour embellir la nature.
Il ne s’agit que de voir.”
Auguste Rodin

 

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Photo m.christine Grimard

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  • Écrasez les macarons au chocolat et à l’orange et versez la préparation obtenue dans un moule à cake.
  • Faites un ruban avec les jaunes d’œuf et le sucre que vous disposerez sur la couche de macarons.
  • Faites fondre le chocolat au lait au bain-marie, sans ajouter d’eau mais un peu de crème pour l’onctuosité
  • Attendre que la pâte obtenue soit refroidie pour la disposer sur les couches précédentes
  • Hors du feu, incorporez le beurre en copeaux au sucre et mélangez le tout. Versez délicatement cette préparation sur le chocolat.
  • Battez les blancs d’œufs en neige avec une pincée de sel puis ajoutez un peu de Curaçao pour obtenir la couleur exacte du ciel, il faut que la préparation soit ferme pour ne pas s’insinuer entre les autres couches.
  • Terminer par une couche de sucre glace pour obtenir une préparation lisse et brillante.

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Bon appétit !