Photo du jour : octobre roux

« Je n’avais jamais vu l’automne, dit-il. Ce n’est cependant pas le premier. Je n’avais jamais eu le temps. »

Jean GIONO

Photo m Christine grimard

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Encore un automne

Et sa rousseur

Tout sauf monotone

Éclatante de couleurs !

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Encore une année

Bientôt achevée

Qu’en aurais je fait

Que je n’attendais ?

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Encore un jour

Un temps qui court

À remplir d’amour

Faute de toujours !

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Encore un automne

Au feuillage flamboyant

Qui s’accroche et donne

Du fil à retordre au vent !

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Photo du jour : novembre à la fenêtre

Photo m Christine Grimard

Savourer les couleurs que le soleil donne à Novembre

En sachant que l’hiver habillera bientôt le jardin de noir et blanc

Goûter la douceur des couleurs et le jeu des ombres sur le rideau

En sachant que l’instant passera plus vite que le vent

Aimer la vie pour ce qu’elle donne de plaisirs éphémères

En sachant qu’elle est plus courte que le temps

Partager l’envie de continuer à l’aimer

En sachant qu’il n’y a aucune autre raison d’exister

Photos du jour : Rêve d’Octobre

Photo m Christine Grimard

Petits matins brumeux

Octobre étire sa fraîcheur

Réveil grisâtre et cotonneux

Il rêve pourtant de chaleur

Photo m ch Grimard

En plein midi, le soleil se dérobe

Octobre s’habille de teintes sobres

Encore paré de quelques fleurs

Pour résister à la froideur

Photo M Christine Grimard

Mais lorsque vient la nuit

Sur les ailes du vent

Il s’envole sans bruit

Dans le soleil couchant

Rêvant d’un impossible été

De matins décousus

Et d’amants désunis

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Photo m Christine Grimard

Nostalgie d’automne (11) : Brassée de branches 

« On lie un fagot de branches enflammées dans le bois et la femme ou la fée qui le charge sur ses épaules paraît voler maintenant, alors que les étoiles couleur champagne s’immobilisent. »

Poisson soluble (1924), andre breton, édition gallimard, coll. poesie, 1996 (isbn 2-07-032917-8), partie 4, p. 38 – prose poetique –

 André Breton
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Photo M Christine Grimard

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Les peupliers déshabillés 

Tendent leurs branches dénudées 

Vers un ciel au bleu délavé  

Pleuplé de nuages mordorés 

Lancent une prière désespérée 

Une supplique pour les fées 

De la forêt pour conserver 

Leurs dernières feuilles encore dorées 

Aux reflets d’ocres enflammés 

Du doux souvenir de l’été 

Dans le vent d’automne, envolé.

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Nostalgie d’automne (10) : Le sacre de l’automne 

 » J’ai tendu des cordes de clocher à clocher  

des guirlandes de fenêtre à fenêtre  

des chaînes d’or d’étoile à étoile

 et je danse .  »

Rimbaud

Photo m. Christine Grimard

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Avançons 

Dépêchons 

Prenez place 

Les plus petits devant 

Les plus grands derrière 

Le spectacle va commencer 

Les danseurs s’échauffent en coulisse 

On ajuste les derniers projecteurs 

Installez-vous 

Cessez de gigoter 

Arrêtez de secouer vos branches 

Pensez à ceux qui sont derrière vous 

Éteignez vos téléphones portables 

Le spectacle va commencer 

Retenez votre souffle 

Un, deux, trois 

Lumières 

Rideau !

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Photo m Christine Grimard

Nostalgie d’automne (9) : Symphonie inachevée

 

“L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver.”
George Sand  (François le Champi)
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Photo M. Christine Grimard

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A la grand messe de l’automne

Les vermillons donnent le « La »

Les roux se mettent au diapason

Pour que la mélodie soit bonne

Le ballet pourpre va crescendo

Hymne aux  nuances de l’automne

Aucune note dissonante

Chacun suivant la partition

En harmonie de coralline

Tout est dans la cadence

Pour que la symphonie rubis

Soit à jamais inachevée

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Nostalgie d’automne (8) : la pluie pour seul (bleu) horizon 

« C’est de l’intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n’y a pas de défaite.

La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu’un long triomphe aveugle. »

Pascal Quignard

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Photo m. Christine Grimard

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Novembre dévoile son véritable caractère, humide et dissuasif.

Le ciel s’habille de gouttes de grisaille, à l’unisson des cérémonies du souvenir de la souffrance des hommes. La guerre laisse son empreinte de larmes et de sang sur les pays qu’elle traverse, chaque famille est en deuil de l’un de ses enfants. Et cent ans après, on compte les jours les séparant de la fin de leur calvaire. On réalise qu’ils avaient encore un an à souffrir, ces jeunes ayant l’âge de mes enfants, au fond de ce bourbier dégoulinant de terreur, sous cette pluie de novembre, en attendant le pire…

Il est peut-être plus facile de se souvenir de l’horreur dans le froid, de cette armée de jeunes visages alignés derrière chaque croix, vêtus de bleu horizon. Autant de regards perdus dans la brume des champs de bataille, autant de vies brisées avant que d’être vécues.

Le ciel s’habille de larmes pour nous rappeler que la guerre est toujours une défaite, celle de l’humanité face à ses démons.

L’horizon n’a de bleu que le nom.

Un vrai temps de Novembre.