Photo du jour : Orange 

 

photo m. christine Grimard


À chaque saison sa couleur 

Blanc pour les glaces de l’hiver 

Vert tendre pour les petits matins de printemps 

Jaune flamboyant pour l’été  
Orange pour l’automne 

La nature nous offre ses derniers feux avant que la vie se conjugue en noir et blanc durant les longs mois givrés à venir.

Autant d’énergie partagée dont je remplis ma maison avant la traversée de l’hiver. 

Halloween est habillée d’orange et de noir, mais les citrouilles et les sorcières ne sont pas les seules à faire la fête. Les arbres seront bien les plus beaux au dernier bal d’octobre !

  

photo m.christine Grimard

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Photo du jour : Abri côtier 

 

photo M.Christine Grimard

 
Port Bourgenay, Vendée 

Le 28 octobre 2015 

À l’extérieur du port, l’océan attaque la digue. En ces jours de grandes marées d’octobre, le coefficient dépasse 100, et la force des vagues est impressionnante. Quelques centaines de mètres plus au sud, la plage de sable est balayée par le ressac. La dune qui culminait à plusieurs dizaines de mètres de haut, disparaît peu à peu, tempêtes après tempêtes. Le grondement des flots est assourdissant ce soir et l’écume vole au-dessus des amoncellements de blocs de rochers  que les hommes ont entassés lors de la création de ce port artificiel, il y a trente ans.

Aujourd’hui, il n’y a pas de tempête ni de conditions météorologiques dantesques, seulement une grande marée « normale » avec peu de vent. Et pourtant le tonnerre des flots est écrasant. On ne peut s’empêcher de penser à cette tempête qui a emporté tant de vies à une vingtaine de kilomètres plus au sud, à la Faute sur mer (malheureusement bien nommée…).

On se sent vraiment tout petit face à l’océan déchainé. Dérisoirement petit. 

Mais dans le port, à l’abri des digues de pierres, les voiliers somnolent, bercés par le doux clapotis qui chatouille leur coque. Tout est calme, presque silencieux. Un chien erre sur les pontons, ennivré d’iode,  cherchant de la truffe quelque trésor oublié dans les amas de cordages abandonnés. Les mâts se balancent en mesure, et la chanson des filins tintinabule dans l’air du soir. La lumière frisante souligne chaque détail, et je reste là, à déguster  chaque reflet de menthe, chaque nuance de ciel.

Prendre l’instant qui passe et le nicher au creux de son âme pour s’en nourrir aux temps froids. Le garder comme un trésor,  à-côté de ces instants passés qui brillent encore dans la brume de mes souvenirs, vécus avec ceux qui ne reviendront plus, et qui m’ont laissé cet amour de la vie et de la terre.

Ne pas oublier de remercier le vent de sa caresse. 

Ne pas oublier cette chanson que l’océan me chantait. 

Garder ce coquillage au fond de ma poche pour ne rien oublier de cet instant de paix.

Et vous le partager. 

Sentez-vous la caresse du vent ?

Photo du jour : Décompte final

“Nous n’habitons pas des régions.
Nous n’habitons même pas la terre.
Le cœur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure.”
Christian Bobin
*
nikon mars 2014 1552

Photo M. Christine Grimard

*
Tu es ici par hasard et par intermittence.
Ta place était là et maintenant.
Tu as su saisir ta chance.
Tu laissera ta trace dans le sable.
Tu devais marquer le chemin de tes empreintes.
Alors retourne-toi et regarde le chemin parcouru.
Puis celui qui te reste à parcourir.
Tu n’as plus beaucoup de temps avant que la marée ne t’emporte.
Vite.
Dis à ceux qui te sont proches que tu les aimes plus que cette vie.