Haïku 58 : Pluie de Mars

barriere

Photo M. Christine Grimard

 

L’araignée dessine

Une toile enluminée

Par la pluie de mars

Publicités

Photo du jour: Changement d’heure

« Le monde appartient à ceux qui se lèvent de bonne heure, jusqu’à l’heure où les autres se lèvent. » Jules Renard

*

291886_440999369295304_1634273535_n

Photo d’un auteur inconnu

Changement d’heure: deux fois par an, on se recadre sur le soleil depuis que notre monde occidental a survécu au « premier choc pétrolier »…

Difficile pour chacun de se décaler, pendant la première semaine.

Une fois dans un sens, une fois dans l’autre…

La sensation que l’hiver arrive d’un seul coup en novembre, ou que les journées n’en finissent plus en mars.

Il semble que ce soit pour la bonne cause, que cela permette d’économiser l’énergie nécessaire à éclairer une ville comme Le Havre …

Les chroniqueurs de tous les médias se font pédagogues, pour nous expliquer que ces petits désagréments individuels, entraînent de grands bénéfices pour la collectivité.

Chacun acceptera, ça et le reste. Il faut bien accepter les contraintes d’une vie en société.

Il y en a tant d’autres, souvent pour la mauvaise cause, celle du plus grand nombre qui écrase l’homme en tant qu’individu.

Il y a tant de couleuvres à avaler, mois après mois. Tant de mensonges, tant de manipulations !

On payera une nouvelle commission pour étudier le « bénéfice » d’une telle mesure, et son utilité effective actuelle, où Internet ne s’arrête jamais, où nombre d’entreprises travaillent 24 heures sur 24, et où les économies de « lumière » sont obsolètes.  On débattra sur le désarrois passager des enfants de classe maternelle et des vaches perturbées par le décalage de l’heure de la traite, sur les questions que se posent les malades devant prendre leur traitement à heure fixe. Après tout, les voyageurs sont bien plus perturbés par les décalages horaires, et ils survivent…

Enfin, après avoir rempli les gazettes pendant quelques jours, on s’habituera, et on oubliera … Jusqu’au prochain changement d’heure…

*

Photo du jour : à venir ?

IMG_4419.JPG

Restera-t-il une trace
De nos belles certitudes
Quand notre terre sera lasse
De nos vicissitudes
Et se sera débarrassée
De notre encombrante multitude
Par diverses calamités ?

Quel souvenir laisserons-nous
Quelle désolation noire
Quelle empreinte de feu
Quel sombre désespoir
Quel soulagement pour ceux
Qui survivrons après nous ?

Je voudrais qu’il repousse
Des fleurs sur la mousse
Et que la lumière efface
Nos ombres et nos traces
Pour qu’au matin du dernier jour
Ne subsiste que l’Amour.

Clichés 33 : Santiago (2)

Ville construite autour d’une sépulture, ce n’est pas seulement le but du chemin, c’est aussi un rêve de pierre.

*

santioago 3

Photo M. Christine Grimard

*

Les rues qui naissent ou débouchent sur la cathédrale ont été construites il y a 900 ans.

*

sant45

Photo M. Christine Grimard

*

santiaogo

Photo M. Christine Grimard

*

Le cloître que l’on atteint en visitant le musée de la cathédrale, et de style renaissance, et nous plonge brutalement dans le ciel de Santiago.

*

sasb4

Photo M. Christine Grimard

*

La tour de l’horloge haute de 75 mètres, baroque, est richement sculptée.

*

santui

Photo M. Christine Grimard

*

1000 ans d’histoire et l’œuvre vivante de centaines de sculpteurs

sabs5

Photo M. Christine Grimard

*

Et  suivre la route des coquilles

sa

Photo M. Christine Grimard

Photo du jour : Choc

« C’est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous. »

Érasme

 

DSC_0299

Photo M.Christine Grimard

 

Le monde est en feu.

Ce monde dans lequel je vis, est-il devenu fou ?

La vie humaine n’a-t-elle plus aucune valeur pour que tout le reste ait plus d’importance que de la préserver ?

On tue au nom de tout et n’importe quoi.

De quel droit, quiconque prend-t-il la vie d’une autre humain ?

Au nom de qui ? En vertu de quelle folie ?

Aucun prétexte ne permet cela.

Les hommes ont eu la chance d’apparaître sur terre, mais ils ont oublié ce privilège.

Ils passent si peu de temps ici, pourtant. Ils trouvent cela normal. Si normal, qu’ils s’octroient le droit de s’étaler sans vergogne. Ils prennent la place de toutes les autres espèces. Ils se servent, et ils rejettent le reste. Peu importe, s’ils ne laissent derrière eux que mort et désolation.

De quel droit ?

Qu’est devenu ce monde qui était le mien ?

Pourquoi ?

Pourquoi autant d’égoïsmes, d’intolérances, de violences, de manque de compassion, de mauvaise volonté, de meurtres, de guerres, de massacres ?

Je m’efforce chaque jour, de trouver un instant de paix, un moment de magie, une once de plaisir, une seconde de paix.

Je me focalise sur les mots des porteurs de lumière.

Simplement pour survivre.

Juste pour garder les yeux rivés sur la lumière.

Pour pouvoir avancer plus loin.

Mais certains jours, il est difficile de garder un peu d’espoir en l’humanité …