Un été bleu horizon (19)

Photo Marie-Christine Grimard

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Tombant d’un nuage

Goutte rêvant d’océan

Finit dans la flaque

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Un été bleu horizon (17)

« Le moment présent est comme la proue d’un navire qui fonce dans l’océan du temps et transforme le futur incertain en un présent devenant sitôt après un passé immuable. Ce passé contient tout ce que je connais de l’histoire. Tout ce que je sais du temps, c’est que je suis dans le temps. »

Hubert Reeves

Interview Tant de temps , Propos recueillis par Anne-Sophie Novel

Photo Marie-Christine Grimard

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Dans quelques jours il faudra quitter ce rivage en emportant au fond du cœur un peu de cette lumière.

Alors engrangeons les souvenirs

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Photo Marie-Christine Grimard

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Un peu de soleil

De sable

Et d’eau

Et une pincée de sel

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Photo Marie-Christine Grimard

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Juste le plaisir des vagues

Pour bercer les rêves

Des terriens

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Photo Marie-Christine Grimard

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Et le chant de l’océan

Comme la litanie étincelante

De milliers de diamants dansant

À la crête des vagues

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À déguster sans modération en cliquant sur ce lien

Un été bleu horizon (14)

« La pluie cesse, et il en reste, un instant, une poussière de diamants minuscules, comme si, de là-haut, on secouait des miettes d’une grande nappe azurée. »

Le livre de l’intranquillite –

Fernando Pessoa

Photo Marie-Christine Grimard

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Jour de crachin

Léger crachin d’été

Qui entoure les arbres d’un halo salé

Laissant sur le visage un voile insistant

L’air colle à la peau

Sur la langue, un goût d’algues et de sel

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Photo Marie-Christine Grimard

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Luminosité d’orage

Les couleurs se métamorphosent

Ravivées et assombries à la fois

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Photo Marie-Christine Grimard

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Le jardin revient à la vie.

Photo Marie-Christine Grimard

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Sur la dune, les graminées tremblent et se serrent les unes contre les autres

Survolées de goélands chevauchant le vent

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Un été bleu horizon (12)

« Rien n’est moins effrayant que cette douce et perfide invasion de la marée montante. »

Les ailes de courage

George Sand

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Marée montante

Photo Marie-Christine Grimard

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Marcher

Respirer

Se laisser caresser par les vagues

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Photo Marie-Christine Grimard

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Admirer

La beauté des franges d’écume

Dentelées de lumière

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S’asseoir

Attendre que la marée monte

Sur le banc de sable

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Photo Marie-Christine Grimard

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Profiter

De la beauté des vagues

Pour le temps qu’il me reste

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Photo Marie-Christine Grimard

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Compter

Les minutes qui s’écouleront

Jusqu’au recouvrement de la dune

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Photo Marie-Christine Grimard

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Admirer

Le courage des sternes

Indifférentes au courant qui les cerne

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Photo Marie-Christine Grimard

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Se dire

Qu’il y a toujours plus fou que soi

Et reculer jusqu’au banc de sable le plus proche

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Photo Marie-Christine Grimard

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Quand on n’a pas d’ailes

Avoir des jambes et s’en servir

À la vitesse d’un cheval au galop !

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Un été bleu horizon (11)

« Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain,

Étendre ses désirs comme un profond feuillage,

Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,

La sève universelle affluer dans ses mains ! »

La vie profonde

Anna de Noailles

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Photo Marie-Christine Grimard

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Parfois, l’été se fâche

Et l’océan passe du vert au bleu nuit

Chacun retient son souffle

Un grain s’approche

Il faut rentrer

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Photo Marie-Christine Grimard

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Alors, le vent se lève

Ridant la surface de l’eau

Les vagues enflent et claquent sur le sable

Les nuages s’étirent vers la forêt

Les mouettes remontant au vent,

Nous paraissent immobiles.

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Photo Marie-Christine Grimard

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Parfois, l’horizon s’habille de noir

Même si la lumière tente

De percer les nuages

Dessinant arc de couleurs

Et cercle d’espoir

Parfois, l’océan s’emporte

Et enlève les marins

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Photo Marie-Christine Grimard

Hommage aux marins de la SNSM et au pêcheur disparus au large des Sables-d’Olonne durant l’hiver dernier.

La beauté de l’océan et du ciel ne doit pas nous faire oublier que nous ne sommes que des grains de sables sur cette terre.

Souvenons-nous de notre insignifiance par rapport à la force des éléments et respectons cette terre qui nous accueille et nous nourrit.

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Un été bleu horizon ((10))

« L’art, est à l’image de la création. C’est un symbole, tout comme le monde terrestre est un symbole du cosmos. »

Paul Klee

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Photo M Christine Grimard

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Depuis 2011 : l’artiste MICHEL JOBARD

exerce son art sur les plages de Vendée

On parle de :

BEACH ART, SAND ART, LAND ART

Peu importe le titre qu’on lui donne, ce matin il dessinait une de ses immenses fresques sur le sable de la plage du Veillon.

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Photo M Christine Grimard

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Un art de patience et de minutie

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Photo M Christine Grimard

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Un art d’endurance aussi

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Photo Marie-Christine Grimard

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L’art de dessiner ce que l’on ne voit pas mais que l’on imagine

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Photo Marie-Christine Grimard

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Il fut aidé par deux personnes ce matin. Il s’agit de finir l’immense mandala avant que la marée montante n’emporte les traits fragiles façonnés au râteau pendant de longue minutes.

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Photo Marie-Christine Grimard

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Une fois le travail achevé, l’artiste et ses deux petites mains s’éloignent du rivage pour déployer un drone qui viendra filmer le mandala depuis le ciel et regardera les vagues le dévorer peu à peu.

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Photo Marie-Christine Grimard

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Photo Marie-Christine Grimard

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Le drone filmera pendant plusieurs minutes, l’artiste montrera le résultat sur son site plus tard, il explique que son acte est intimement lié à sa philosophie, l’instant de création étant intense et éphémère

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Photo Marie-Christine Grimard

,« Sitôt achevée, l’oeuvre ne m’appartient plus. Je laisse le soin à la Nature d’apporter la touche finale ». Michel Jobard

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Photo Marie-Christine Grimard

Regardez les vidéos sur son site, elles sont merveilleuses.

Un été bleu horizon (6)

« Nous sommes humains parce que nous avons accès à ce qui n’existe pas. Cette richesse n’est pas donnée à tous, mais ceux qui cheminent jusqu’à ce continent invisible en effet reviennent chargés de trésors qu’ils font partager à tous les autres. »

Le grand coeur – Jean-Christophe Rufin

Photo. Christine Grimard

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Temps variable dit la météo.

En quelques heures, deux orages, plusieurs passages de pluie, un grand soleil et une tempête de vent.

Profiter d’une accalmie pour prendre le chemin forestier et se laisser surprendre par les parfums du sous-bois, mélange d’aiguilles de pins et de fougères mouillées.

Goûter au silence, le calme avant la prochaine tempête peut-être.

Avancer vers l’Ouest en suivant la trace du soleil

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Photo Marie-Christine Grimard

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Au détour du chemin, être éblouie par les rayons du soleil sautillant à la cime des grands pins.

Admirer leur balancement harmonieux sous le vent du soir.

Se surprendre à les suivre en dansant sur la mousse. Une petite valse ou un tango selon la fantaisie des rafales.

La musique monte, un grondement sourd suivi de roulement de cymbales, quelques notes de xylophone, et un grand souffle de feuilles.

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Photo Marie-Christine Grimard

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Soudain le chemin s’élargit comme si la lumière écartait les arbres.

Les grands pins ont laissé la place aux yeuses, petits chênes vendéens résistants aux embruns et se contentant de la terre sableuse des dunes.

Leur chevelure blonde et légère, ondule dans la clarté retrouvée.

Les arbres se font plus rares, quelques arbustes apparaissent. Leur feuillage est serré comme s’ils devaient se protéger de la fureur des éléments.

Un ronronnement d’abord lointain se fait de plus en plus insistant. L’impatience ou peut-être la curiosité me fait accélérer le pas.

Et soudain c’est l’explosion.

Vent et lumière m’offrent un ballet époustouflant.

Regardez, je vous l’offre :

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