Photos du jour : il est revenu le temps des cerises…

« Quand nous chanterons le temps des cerises, 
Et gai rossignol, et merle moqueur 
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête 
Et les amoureux, du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises, 
Sifflera bien mieux le merle moqueur ! »

J.B.Clement

Marie-Christine Grimard

Il est revenu

Le temps des cerises

Et gai Rossignol

Et merle moqueur

Ont le cœur en fête

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Photo Marie-Christine Grimard

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Il est revenu

Le temps des cerises

Et celui d’aimer la vie

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Il est revenu

Le temps des cerises

Celui de la liberté

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Apprécions notre liberté

Et sachons la préserver

Protégeons-la et ceux que nous aimons

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Le temps des cerises est revenu

celui des clafoutis dorant dans le four.

Un parfum sucré de cerises me transporte au temps de l’enfance

Au temps des clafoutis de ma mère.

Goût unique

De l’amour qui traverse le temps

Arôme de cerises

Et d’éternité

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Il est revenu le temps de l’amour

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Photo du jour : devoir d’espoir

« On voit à la mesure de son espérance. »

Christian Bobin

Le très-bas.

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Photo Marie-Christine Grimard

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La nuit abandonne ses voiles derrière elle et va se coucher.

Au point du jour, une clématite pointe son nez.

Comme elle, je m’accroche à l’espoir d’un jour flambant neuf qui effacerait les ombres de la veille.

Défroissons nos pétales, sous la caresse d’une douche de lumière.

Devant nous, renaît l’espoir d’une ère nouvelle, où l’air serait léger et le silence apaisé.

Oublier les contraintes imposées et décider de les appliquer librement.

Accepter les devoirs pour ne pas tuer l’espoir.

Le jour qui se lève ne sera plus jamais le même.

Mais j’aurais appris que la vie en vaut la peine, pour peu qu’on la tienne et qu’on l’aime.

Peu de devoirs finalement pour tellement d’espoir.

Celui de respirer sans y penser.

Celui de vivre sans arrière-pensée.

Celui d’aimer sans compter.

Aphorismes et autres exorcismes (2) : renouveau

Photo Marie-Christine Grimard

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Aphorisme: Le monde d’après ressemblera au monde d’avant avec plus d’âpreté et moins d’avancées.

M ch G.

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Pour un premier essai, c’est pas mal, non ?

Qu’en pensez-vous ?

Le monde d’après sera ce que nous en ferons, mais qui décidera de ce que nous ferons ?

Les petits, les humbles, les petites mains qui ont fait avancer le navire pendant la tempête seront-ils écoutés ou redeviendront-t-ils invisibles ?

Ce nouveau monde sera-t-il moins dur ?

Aurons-nous avancé sur le chemin de la sagesse et du respect de notre planète et de notre corps ?

Que de questions se posent avant d’inaugurer ce nouveau chemin….

Quelles sont vos réponses ?

….

Vous avez quatre heures !

Photo du jour : petit matin irisé

Photo Marie-Christine Grimard

Hier quelques boutons se préparaient et ce matin, elle défroisse ses pétales secouant ses étamines au premier soleil.

Chaque année j’admire sa complexité et son élégance.

Iris mauve dans mon iris bleu.

Échange de complicité.

Rien ne vaut la simplicité pour être élégante, n’est ce pas ?

Cinquante nuances de bleu dans les plis de sa robe.

Cinquante nuances de douceur dans cette première lumière matinale.

Cette année sa présence est pour moi, un double cadeau.

Le premier c’est qu’elle a accepté de s’acclimater dans un nouveau jardin, après un déménagement un peu brutal. Son nouvel emplacement semble lui plaire…

Le second c’est que je suis encore là pour l’admirer, et ça, quand on y pense, c’est un vrai cadeau du ciel !

To do list 81 : instant de lumière

« Pense à toutes les merveilles qui t’entourent et sois heureux ».

Anne Frank

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Photo Marie-Christine Grimard

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Regarder en silence le vent jouer dans sa crinière

Admirer la lumière qui danse à ses pieds

Écouter la chanson des herbes folles

Sentir la vie frissonner sous sa peau

S’émerveiller de tout ce qui nous est offert

Photo du jour : vivre pour aimer

« Endormons nous comme nous nous réveillerons, en nous aimant. »

Georges Sand

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Photo Marie-Christine grimard

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Vivre pour aimer

Les uns

Ou les autres

Vivre pour donner

Et recevoir

De l’amitié

Ou de l’amour

Vivre pour partager

C’est toujours de l’amour

Quoi d’autre ?

Quelle trace restera-t-il de nous ?

Une poignée de poussière d’étoiles

Une gerbe d’étincelle dans la nuit

Le souvenir d’un regard

Ou d’un sourire

Un timbre de voix

Un parfum subtil

Ou alors

Un peu d’amour

Saupoudré

Sur notre chemin ?

Photo du jour : Remuer ciel et terre

« La terre est bleue comme une orange. »

Paul Éluard

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Photo Marie-Christine Grimard

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Pour l’amour de la terre

J’ai imploré le ciel

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Pour l’amour du ciel

J’ai exploré la terre

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Pour l’avenir de l’homme

J’ai espéré la paix

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Pour suivre les nuages

J’ai enjambé le vent

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Pour rejoindre le ciel

J’ai survolé la mer

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Pour soulager la terre

J’ai quitté l’atmosphère

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Pour admirer le monde

Je suis devenue ombre

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Pour atteindre le ciel

J’ai peint de bleu ma vie

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Poussière d’univers

J’ai rejoins mon étoile

Une image…une histoire : la vie est dans les détails

« Les esprits analytiques ne voient pratiquement que les défauts : plus la lentille est forte, plus imparfait nous apparaît l’objet observé. Le détail est toujours fâcheux. »

Fernando Pessoa

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Photo Marie-Christine grimard

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Parfois certains jours sont sans intérêt.

En avançant le long de la voie ferrée dans la grisaille du petit matin, elle se demande ce qu’elle fait là. Elle sait d’avance que ce ne sera pas le meilleur moment de la journée.

Elle ajuste son écharpe et remonte le col de son manteau, histoire de bloquer ce courant d’air glacé qui s’engouffre le long de son dos.

Un vélo la double dans le brouillard, elle l’entend s’éloigner dans un grincement de chaîne rouillée. Elle préfère encore être à pied, avec ce verglas, c’est un jour à déraper devant le capot d’une voiture.

Il ne manquerait plus que cela.

Enfin, un petit séjour à l’hôpital avec un pied dans le plâtre, lui permettrait de se reposer un peu. Elle hausse les épaules, honteuse d’avoir des idées pareilles. Elle arrive au bout de l’avenue et traverse sans regarder. À cette heure ci, les voitures sont rares.

Une main attrape son manteau par le col et la tire en arrière au moment où passe une voiture électrique qu’elle n’a pas entendu arriver. Elle tombe en arrière, et se retrouve assise au bord du trottoir. La voiture disparaît au carrefour, le chauffeur semble n’avoir rien vu.

Elle se retourne pour remercier celui qui l’a retenue en lui évitant un choc fatal.

Il n’y a personne. La rue est vide et silencieuse.

Elle se retourne, se demandant si elle n’a pas rêvé.

Derrière elle, le soleil se lève, faisant briller la clôture qui longe la gare. Elle s’approche des buissons qui lui cachent la voie ferrée. Les arbustes sont décharnés par l’hiver. Seuls quelques fils d’argent ondulent dans la brise, étincelants à jour frisant dans la lumière pâle du petit matin. On dirait des guirlandes de Noël. En les regardant, elle se retrouve trente ans auparavant, demandant à sa mère pourquoi il y avait des pompons dorés dans les buissons autour de leur maison.

« Ce sont les fées qui tissent des fleurs d’hiver pour remplacer celles que l’été a emporté avec lui. Lui dit sa mère. Ainsi les oiseaux trouvent encore de quoi manger quand il fait froid. Du moins, c’est ce que me racontait ma grand-mère.

En fait, moi je pense que ce sont les cheveux que les anges-gardiens ont perdu en s’envolant le matin après avoir veillé sur nous toute la nuit. Une fois, j’en ai vu un en me réveillant, le jour où la tempête avait fait tomber le grand cèdre à quelques centimètre de la maison. Je m’en souviendrai toute la vie tant il était beau ! »

Elle se souvient du regard émerveillé de sa mère lui racontant cette histoire.

Comment à-t -elle pu oublier ça ?

Elle s’approche de la clôture pour poser la main sur un des fils d’argent. Il tombe en poussière sous la chaleur de ses doigts. Un rire cristallin raisonne au-dessus de sa tête sorti de nulle part. Elle recule, un peu effrayée.

Sur la voie ferrée en contre-bas, arrive le TER de 7h 30. Si elle ne se dépêche pas, elle va rater son train. Elle descend les marches menant aux quais en courant, et monte dans le wagon juste au moment où les portes se ferment.

Il n’aurait plus manqué qu’elle rate son train après avoir failli se faire écraser. Quelle journée !

Au moment où le train démarre, elle lève les yeux vers la rue où elle se trouvait quelques minutes auparavant. Le vent fait onduler les cheveux d’anges du buisson, en douceur, comme si une main les effleurait. Un sentiment d’harmonie et de sérénité l’envahit.

Elle reste pétrifiée. Derrière l’ombre du buisson, le soleil dessine une silhouette lumineuse qui semble agiter le bras en guise d’au-revoir…

Photo du jour : histoire de ciel

« Les yeux appartiennent au ciel, pas à la chair. »

Christian Bobin

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Photo Marie-Christine Grimard .

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Petit matin

Averse d’hiver

Pluie de glace mêlée

Vent d’est tourbillonnant

A l’abri derrière sa fenêtre

La fillette regarde le ciel mauve

Elle dessine sur la vitre perlée

En soulignant de son index léger

Les branches dénudées du grand frêne

L’oiseau bleu se pose à la cime de l’arbre

Elle l’attendait sans le savoir vraiment

Il est revenu pour son regard bleu

Pour ses yeux de nuages

Pour son visage de rose

Il se souvient d’elle

De leur histoire

D’avant la vie

Cet été là

Ailleurs

Hier

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