Clichés 102 : Pause pour la bonne cause

« De temps en temps, il nous faut faire une pause pour permettre à notre âme de nous rejoindre »

Proverbe indien

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photo M. Christine Grimard

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Il faut savoir prendre une pause

Avant de friser l’overdose

Et que le corps ne se sclérose

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photo M. Christine Grimard

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Ne pas attendre Nivôse

Ventôse

ou Pluviôse

Pour s’asseoir sur les lauzes

A l’ombre des lauriers roses

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photo M. Christine Grimard

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Rêver à tout autre chose

Glisser doucement vers la narcose

Décider que c’est pour la Bonne Cause

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photo M. Christine Grimard

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S’accorder un lieu de pause

Pour combattre la sinistrose

Et regarder sourire les roses

 

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photo M. Christine Grimard

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Ne plus se sentir morose

Sortir enfin du kolkhoze

Immobile en apesanteur comme en hypnose

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Photo du jour : matin 

“Je meurs chaque nuit pour ressusciter chaque matin.” Bernanos 

Photo m.ch. grimard


Matin 

Promesse de tous les possibles 

Espoir 

De nouveau jour beau et paisible 

Promesse

De lumière scintillant en douceur 

Attente 

De plaisirs corrélés aux envies 

Découverte 

De rivages inconnus en regards imprévus 

Valse 

De surprises et gourmandises 

Renaissance 

Aux saveurs de pain frais et café noir

Clichés 99 : L’éternel recommencement

« Il n’y a sur cette terre que des commencements. »

Madame de Staël

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photo M.Ch. Grimard

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Éternel recommencement

Grappe après grappe

Cousinage colorés

Cohabitation parfumées

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photo M.Ch. Grimard

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Voisinage des différences

Tout le monde partageant le même soleil

photo M.Ch. Grimard

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Chacun sa route

Vers la lumière

Sous un même ciel

Pour tous

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photo M.Ch. Grimard

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S’asseoir pour rêver un peu

à l’ombre des Glycines en fleur

Baignée de leur fragrance sucrée

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photo M.Ch. Grimard

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Demain sera un autre jour

Celui d’une autre lumière

Jaune Cytise

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Photo M.Christine Grimard

 

Photo du jour : jour de tri 

Jour de rangements où l’on fait disparaître les ombres et les lumières du passé, par strates successives, en vidant tiroirs et placards.

Jour d’émotions, portées le cœur en bandoulière, devant chaque note griffonnée de l’écriture soignée de ma mère ou des lettres ogivales de mon père.

Faire table rase.

Sourire bêtement devant une petite caisse enregistreuse en métal rouge étiquetée en centimes de francs, puis pleurer devant un album de photos jaunies d’une période oubliée où l’on voit sa mère sourire comme une gamine à la vie qu’elle imagine.

Se sentir aussi fragile qu’une feuille morte dans un souffle de tempête.

Se sentir moins que rien. 

Rentrer épuisée et se coucher un moment pour ne plus sentir ce poids qui écrase le cœur.

Ouvrir les yeux  quand une éclaircie soudaine traverse mes paupières. 

Rester bouche bée devant le magnifique spectacle offert par la lumière du couchant. Se laisser éblouir. Ne plus penser. Se laisser porter par la vie qui va.

Et se réjouir de continuer la route…

Photo M.Christine Grimard

Photo du jour : Fleurs de givre 

« Les vases ont des fleurs de givre,

– Sous la charmille aux blancs réseaux ;

– Et sur la neige on voit se suivre

– Les pas étoilés des oiseaux. »

Théophile Gautier
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Photo M.Christine Grimard

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Départ au petit matin, frissons et tremblements.

La lumière point à peine derrière les charmilles.

La voiture recule et sur le pare-brise, les fleurs de givre écloses durant la nuit, comptent leurs secondes de survie.

Le chauffage ronronne, la soufflerie vrombit.

Dans la lueur des phares, sur fond d’aube bleutée, se découpent les dentelles que la glace a brodées durant la nuit.

J’admire en silence, regrettant presque que cette œuvre éphémère doive bientôt disparaître sous les assauts du chauffage.

Je resterais bien là, sans bouger pour les conserver tant elles sont magnifiquement ouvragées, osant à peine respirer pour ne pas les effrayer…

Tant pis si je suis en retard.

Mais elles commencent à fondre !

Vite : une photo pour en garder le souvenir, et le déguster aux temps chauds.

Le portable, finalement, ça a du bon, quand on s’en sert autrement que pour téléphoner !

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Photo du jour : Rouge et Or

« J’aimerais vous écrire en couleurs.

Par « écrire en couleurs » je veux dire : rendre hommage à cette vie dont les chars en feu paradent sous nos yeux obstinément clos.
L’extrême sensibilité est la clé qui ouvre toutes les portes mais elle est chauffée à blanc et brûle la main qui la saisit.
Le Coeur – cette région non sentimentale que nous avons dans la poitrine, un volcan endormi de pensées. »
Christian Bobin

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Photo M.Christine Grimard

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Se nourrir des couleurs du monde

Les caresser du regard

En absorber les parfums

Les conserver dans ses cellules

Comme on invente sa vie

En colorier ses jours

En iriser ses nuits

Devenir artiste le temps d’un matin

Pour jouer à cache-cache

Avec la lumière

Et s’en souvenir

Les jours de pluie

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