Journal : Bonne fête aux papas

Photo M Christine Grimard

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Bonne fête aux papas

Passés, présents et à venir

Bonne fête à ceux que j’aime

Et à tous ceux que je ne connais pas

Bonne fête aux passionnés et aux comtemplatifs

Le mien était astronome et pêcheur et rêveur et bavard

Bonne fête aussi à lui qui reste attentif à ceux qu’il aimait sur terre

Bonne fête à tous ceux qui veillent encore sur leurs enfants et les aiment plus que leur vie

 

Journal : Tout droit vers l’horizon…

« On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. » Albert Einstein 

Photo mcgrimard



Souhaitons-nous à tous de la chance, du courage, de la patience et de l’espoir, car sans espérance point de renouveau.

Il est temps de regarder vers un nouvel horizon tous ensemble et d’unir nos bonnes volontés.

Les nuages se dissiperont si l’on vole plus vite qu’eux.

Le chemin, c’est tout droit par là…

Journal : premier mai 

« Voici le mois de mai 

Où les fleurs volent au vent 

Où les fleurs volent au vent si jolie mignonne

Où les fleurs volent au vent si mignonnement »


Le joli mois de mai se cache cette année, il garde son manteau d’hiver. 

Le muguet en est tout transi, et moi aussi.

Peu importe le froid ou les échéances inquiétantes, que ce jour soit un jour de paix pour chacun de vous.

Chassons la grisaille de notre ciel et de nos cœurs.

Hier la tulipe, toute ébouriffée, riait dans le vent.

Je vous offre son sourire .

Beau premier mai à tous 

Photo mcgrimard

Journal : assez !

Quelques phrases du poète pour sortir de la grisaille morale ambiante, de la médiocrité distillée et des injures reprises partout sur fond de politique, du manque de respect devenu la règle, de l’impolitesse, de la violence verbale à la violence physique, de la barbarie des guerres qui massacrent les enfants et l’avenir de l’humanité.

J’en ai assez de cette violence physique et verbale, assez des brutalités et de l’irrespect érigé sur un piédestal, assez des coups légitimes que l’on porte au nom de la bienpensance à la dernière mode, ou de l’humour grinçant qui est en fait une ironie mordante visant à écorcher vif l’adversaire,  assez des shows télévisés où le dernier qui a parlé a raison, assez des mensonges et des leurres, assez de toute cette hypocrisie !

J’ai besoin d’un peu d’air frais, d’un peu d’humanité, de phrases simples et de mots doux.
Quelques mots d’un homme écrits pour d’autres hommes, pour retrouver un peu de paix, un souffle nouveau. 

Un jour qui se lève, apaisé… enfin.

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« L’hiver a cessé : la lumière est tiède

Et danse, du sol au firmament clair.

Il faut que le coeur le plus triste cède

A l’immense joie éparse dans l’air.

Même ce Paris maussade et malade

Semble faire accueil aux jeunes soleils,

Et comme pour une immense accolade

Tend les mille bras de ses toits vermeils. »
Verlaine 

Photo du jour : Hello Mars 

Photo M.Christine Grimard

Pour célébrer la naissance de mars, le groseillier à fleurs s’est brusquement réveillé ce matin. 

Seule tache de couleur dans le paysage encore sombre, il déploie ses corolles déclinées dans toutes les nuances du rose. L’éclosion soudaine de ces grappes de petites trompettes me remplit de joie, bêtement. Il me semble les entendre tintinnabuler dans la douceur de ce premier matin de mars, pour convaincre le printemps de sortir de son hibernation.

Espérons qu’elles seront entendues. Cet hiver a été si long, si froid, si gris…

Je n’ai pas vu le temps passer depuis le premier janvier. Tout va si vite, l’hiver s’en va,  l’air sent déjà le printemps. Et cette douceur fait tant de bien. 

Février est mort, vive Mars !

Photo du jour : jour de tri 

Jour de rangements où l’on fait disparaître les ombres et les lumières du passé, par strates successives, en vidant tiroirs et placards.

Jour d’émotions, portées le cœur en bandoulière, devant chaque note griffonnée de l’écriture soignée de ma mère ou des lettres ogivales de mon père.

Faire table rase.

Sourire bêtement devant une petite caisse enregistreuse en métal rouge étiquetée en centimes de francs, puis pleurer devant un album de photos jaunies d’une période oubliée où l’on voit sa mère sourire comme une gamine à la vie qu’elle imagine.

Se sentir aussi fragile qu’une feuille morte dans un souffle de tempête.

Se sentir moins que rien. 

Rentrer épuisée et se coucher un moment pour ne plus sentir ce poids qui écrase le cœur.

Ouvrir les yeux  quand une éclaircie soudaine traverse mes paupières. 

Rester bouche bée devant le magnifique spectacle offert par la lumière du couchant. Se laisser éblouir. Ne plus penser. Se laisser porter par la vie qui va.

Et se réjouir de continuer la route…

Photo M.Christine Grimard