Clichés 54 : inutilités (3)

« Quand il allume son réverbère, c’est comme s’il faisait naître une étoile de plus,

ou une fleur.

Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l’étoile.

C’est une occupation très jolie.

C’est véritablement utile puisque c’est joli. »

Le Petit Prince

Antoine de Saint-Exupery

*

photo M.Christine Grimard

*

 

photo M.Christine Grimard

*

 

 

photo M.Christine Grimard

*

 

photo M.Christine Grimard

*

Toutes ces petites inutilités me sont indispensables,

comme autant de gouttes de lumières

posées sur mon chemin

m’aidant à avancer.

Avec en bandoulière,

les mots du poète

Et ses couleurs

au fond du cœur.

*

Publicités

Photo du jour : Jeux d’automne 


Photo m. christine Grimard

**
L’air est pourtant doux encore.

Comment l’été a-t-il filé si vite sans que je ne le voie !

Les couleurs sont encore vives.

Les après-midi presque chaudes.

Mon regard s’accroche aux branches encore habillées.

Les feuilles hésitent entre rousseur et blondeur.

J’aimerais que les jours ralentissent plutôt que rapetissent.

J’aimerais que septembre rime encore avec chaleur pour les heures qui lui restent…

Phrases 20 : Mots courageux

“Tirons notre courage de notre désespoir même.”
Sénèque
*

Photo Adrian Borda

*

  • J’admire cet oiseau, courageux, téméraire même, qui ne se préoccupe pas des menaces qui l’attendent, qui avance malgré vents et marées vers le but qu’il s’est fixé, et prend son élan pour aller voir le monde de plus haut.

*

  • Parfois avoir le courage  d’affronter les souffrances du quotidien est plus admirable que de se lancer à la conquête de l’Anapurna; dira-t-on assez le courage des humains qui se préoccupent de leurs proches jusqu’à en oublier leur propre vie et qui partent épuisés, comme une bougie qui s’éteint dans le courant d’air de la porte qui claque ?

*

  • Quand le courage m’abandonne et que les taches de soleil devant mes pas ne me portent plus, quand les pas se font lourds vers l’inaccessible rêve, il suffit de quelques mots d’amitié pour que l’envie revienne et que la charge du jour paraisse plus légère.

Photo du jour : tempête 

Depuis hier, le vent souffle et tempête, impressionnant de violence. 

Et l’on se sent tout petit face à sa colère, et espérant qu’il ne se roule pas en boule, pour prendre son élan et aspirer tous les arbres sur son passage. 

Je ne peux m’empêcher de penser aux dépêches qui fleuriraient demain à la une des journaux: 

– une « mini-tornade » a fait de gros dégâts sur une partie de la région lyonnaise…

Et le souvenir de la tempête de décembre 1999 refait surface dans ma mémoire, où des forêts entières avaient été abattues comme des fétus de paille, dans ma région, et où deux cèdres avaient été déracinés dans mon jardin. Cette inquiétude ne m’a plus jamais quittée depuis cette nuit-là, et lorsque le vent enrage de cette manière, elle renaît de ses cendres. 

Il suffirait de bien peu de degrés supplémentaires pour que la planète nous montre sa puissance et nous signifie notre congé dans un accès de colère. 

Accrochons-nous à notre poussière d’étoile, elle paraît bien fragile en un tel jour !