Primum non nocere

Primum non nocere

Juste une mise au point.

Une fois n’est pas coutume mais cette pandémie change la donne !

Sur ce blog, je ne parle jamais de mon métier, préférant partager un peu de rêve et d’énergie positive. Un peu d’évasion ne nuit pas.

Photo Marie-Christine Grimard

L’académie nationale de médecine et l’académie des sciences ont publié un communiqué le 25 mars 2020 devant les dérives et délires auxquels on assiste depuis le début de cette pandémie meurtrière.

Les réseaux sociaux et en particulier Twitter et son armée de « néo-virologues autoproclamés » n’ayant aucune compétence médicale ni scientifique, se sont emparés du sujet, comme ils le font avec la politique ou avec tout autre sujet.

Il suffit que n’importe qui étale ses délires ou ses désirs sur la toile, pour qu’ils soient repris et amplifiés à l’infini. Lorsque les piliers du « café du commerce » discutaient entre deux bières, cela ne faisait pas le tour de la terre, et prêtait plutôt à sourire. Aujourd’hui, rien n’arrête les inepties complotistes, il n’y a plus de limites à la bêtise humaine.

D’aucuns ont découvert que les médecins préfèrent utiliser des traitements ayant prouvé leur efficacité et leur innocuité, dans des études randomisées de grandes cohortes. Comment se fait-il qu’ils aient besoin de telles preuves avant de prescrire un produit ?

Primum non nocere

Un produit qui a une action, provoque toujours une contre- réaction. Il faut que celle-ci ne soit pas plus nocive que l’action elle-même pour que le produit soit accepté. Voilà à quoi servent les études prospectives randomisées « en double aveugle » pour qu’il n’y ait pas de biais dans l’interprétation des résultats.

Alors quand un microbiologiste nous dit sur YouTube (la bible moderne) que dans son éprouvette, le coronavirus est en parti détruit par la présence de Chloroquine, et qu’en conséquence, l’épidémie sera réglée en quelques semaines, je crois à un « fake ». Il y en a tant…

L’eau de javel aussi détruit le virus in vitro et bien qu’un président en exercice l’ait conseillé à la télévision, je pense que personne ne se risquerait à l’avaler.

Et quand quelques jours plus tard on y ajoute un antibiotique (très efficace sur les surinfections bactériennes pulmonaires) d’une famille connue pour ses interactions médicamenteuses nombreuses pouvant induire des arythmies cardiaques mortelles, je n’en crois pas mes yeux. La torsade de pointe est une des hantises de tout cardiologue.

Combien de morts cardiaques va-t-on induire avec une association de ce type sans surveillance cardiologique ?

Une partie de la réponse vient de tomber avec une étude observationnelle parue dans le Lancet portant sur les registres recueillis dans 671 hôpitaux et sur l’évolution de 96 032 patients, montrant une nette surmortalité liée à l’utilisation de cette association de traitements.

Et malgré cela, sur les réseaux sociaux, les colibets et injures diverses et variées continuent à l’encontre des médecins qui avaient mis en garde contre cet engouement aussi soudain qu’irréfléchi.

Alors, bien que cette terrible pandémie, réveille en nous la peur ancestrale de la mort, bien que notre vie en soit bouleversée, bien que la souffrance qu’elle génère dans tous les pays du monde soit insupportable, il est impossible de se jeter sur la première idée venue et de « tenter le coup » parce qu’on n’a pas d’autre solution.

Il n’y a pas de traitement antiviral efficace pour le moment contre ce nouveau virus. Il génère plus de questions que nous avons de réponses, son évolution nous est inconnue.

Restons modestes et gardons les pieds sur terre.

Laissons travailler les chercheurs et aidons les par notre patience.

Oui le temps nous est compté, mais ça n’est pas une raison pour faire n’importe quoi.

La maison brûle, oui. Que dirions-nous si les pompiers dans leur précipitation à bien faire, avaient pris une citerne au hasard dans la cours de la caserne sans vérifier son contenu, et viennent arroser le brasier avec de l’essence ?

On a lu et entendu tant de fausses informations sur ce nouveau coronavirus, entre les manipulations volontaires, les mensonges par omission, les maladresses involontaires, les rumeurs et autres scoops.

Personne ne détient la vérité parce que nous ne connaissons pas ce virus. Nous ne savons pas comment il va évoluer, combien de « répliques » se produiront. Nous ne savons pas si notre immunité sera efficace, et donc si nous pourrons nous protéger par un vaccin.

Nous ne savons rien de notre avenir collectif ou individuel. Alors un peu de modestie.

Je suis médecin et je suis là pour empêcher mes patients de souffrir dans la mesure de mes moyens. Je ne suis pas magicienne ni voyante extra-lucide. Je ne suis pas sorcière. Lorsque je ne sais pas, je dis « je ne sais pas ».

Mais ce que je sais, c’est que je ne prescris pas un traitement qui n’a pas prouvé son efficacité et son innocuité.

Primum non nocere

37 réflexions sur “Primum non nocere

  1. Tous ces gens qui parlent à tort et à travers à la télé, n’ont jamais fait d’études, ils sont ignares en tout domaine, ils savent simplement ajouter des mots les uns au bout des autres. De Gaulle avait demandé qu’ils aient au moins le niveau du bac, mais maintenant c’est fini, c’était trop

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    • J’écoute rarement la télévision et encore moins les « talk show » les bêtises lues sur les réseaux sociaux sont aussi légions . Chacun donne son avis et on signe même des pétitions pour pouvoir utiliser un traitement non validé ! C’est à croire que tout le monde est devenu fou.

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  2. Je ne suis pas médecin, mais j’ai compris qu’on ignore encore tout de ce virus. Je n’écoute pas les stupidités de la télé ou d’internet. J’attends que de vrais médecins m’annoncent ce que l’on va découvrir. Je sais que ce n’est pas pour bientôt. J’ai vécu l’épidémie de tuberculose après la guerre, je sais que c’est assez long pour trouver le médicament qui convient.

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    • Merci pour cette sagesse chère Alex, seule la patience nous permettra d’attendre sans trop de souffrance que les chercheurs trouvent une solution.
      Surtout gardons les moyens de nous protéger de ce virus, et au premier plan le port du masque et le respect des distances surtout en milieu clos !

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  3. Christian JACQUE

    Beaucoup de sagesse et de bon sens, ma très chère Marie-Christine.
    Nous vivons dans une société où il est inconcevable d’admettre une ignorance, même provisoire. La mortalité du coronavirus provoque des réactions irrationnelles.
    Quant à moi, j’essaie de me couper de Twitter et des chaînes Info…
    Je te souhaite une bonne soirée 😘🌹

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    • Prendre du recul avec le vent de tempête qui nous secoue tous, est faire preuve de sagesse. Ne plus écouter le décompte macabre des victimes, ni les débats stériles multiples, est sans doute un bon moyen de survivre.
      Nous y arriverons tous ensemble, tôt ou tard.

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  4. Merci d’apporter un peu de vérité, Christine…
    Pour le coup, je vous embrasse de loin…

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  5. Bravo pour ce texte, Marie-Christine et merci. Je mets en parallèle cette citation de Cioran qui s’applique très bien à tous les Twitters et autres Trump: «Dans tout homme sommeille un prophète, et quand il s’éveille il y a un peu plus de mal dans le monde… La folie de prêcher est si ancrée en nous qu’elle émerge de profondeurs inconnues à l’instinct de conservation. Chacun attend son moment pour proposer quelque chose: n’importe quoi. Il a une voix: cela suffit. Nous payons cher de n’être ni sourds ni muets…»

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    • Merci Francine pour ce texte de Cioran !
      Chacun attend son heure de gloire, encore plus dans notre monde médiatisé. Les ego explosent portés par les médias qui ne mettent aucunes limites à la bêtise humaine. A chacun de nous de faire le tri, ce qui n’est pas aussi facile…
      merci à vous !

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  6. Monique Andrisson

    Bonsoir marie Christine tout à fais d’accord avec vous , je suis contente que vous ayez mis les choses au point , c ‘est fou les bêtises que l’on entend , je vous souhaite une bonne soirée

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  7. BRAVO… net simplement
    et la c…
    merci à vous Marie-Christine

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  8. Oui, le masque est indispensable pour commencer. Il est aberrant que de constater que beaucoup de gens ne comprennent pas encore qu’il s’agisse d’un virus respiratoire !

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    • La transmission par aérosol lors de la parole simple (comme pour la grippe) semble pourtant évidente, mais il a fallu plusieurs semaines pour qu’on l’admette comme voie principale de transmission dans les lieux clos. Ce qui ne dédouane pas la voie manuportée. Lavage de mains et port de masque dont les deux pans de la protection individuelle. Le maintien des distances, plutôt 2 m d’ailleurs.
      Et derrière un joggueur ou un cycliste, évitons les nuages des postillons sur 10 mètres !

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  9. Merci Marie-Christine d’apporter ton point de vue et ton témoignage !
    « Nous sommes tous égaux dans ce bas monde, seulement certains personnages prétentieux dotés d’un gros ego pensent le contraire. » a écrit en son temps Steve Lambert.
    https://lewisfoxyone.home.blog/2020/05/17/nous-sommes-tous-egaux-dans-ce-bas-monde/
    A mon humble avis, le drame de cette pandémie est malheureusement accentué par l’insuffisance des moyens de protection, par les rivalités intestines qui existent entre nos éminents chercheurs-professeurs et par les pressions souvent contradictoires des puissants lobbys des laboratoires pharmaceutiques.
    Dans cette période délicate et inédite, soyons forts, soyons courageux et protégeons-nous !
    Bisous d’amitié.

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    • Merci beaucoup Louis !
      Tu as raison sur l’insuffisance des moyens de protection, en début de pandémie, et sur l’insuffisance de leur utilisation actuellement accentuée par le déconfinement récent. A cela, il faudra ajouter les incivilités et le manque de respect criant dans notre pays, attestées par le nombre de masque qui traînent sur les trottoirs, par exemple…
      Nous sommes tous égaux dans notre fragilité et dans nos errances collectives. Certains s’estiment plus forts que les autres, y compris chez les « professeurs » mais à l’ère où la moindre information fait le tour de la planète plus vite qu’un virus respiratoire, cela peut faire beaucoup de dégâts !
      Quant aux laboratoires pharmaceutiques , qui sont considérés par certains comme l’émanation du diable puisqu’ils osent gagner de l’argent avec leur travail, j’espère qu’ils pourront nous apporter un vaccin ou des traitements antiviraux efficaces. Sans le traitement causal adapté, un médecin ne peut pas aider son patient autrement qu’en essayant d’atténuer ses symptômes.
      En attendant les traitements et/ou vaccins efficaces, protégeons-nous de la contagion !

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  10. Merci de cette expression claire et précise d’une opinion étayée par une pratique réelle et conséquente.
    Elle est peu polémique (bien que l’on y sente une certaine exaspération face à ceux qui prennent la parole à partir de peu d’information et beaucoup d’opinion) et c’est très appréciable en ces temps où la violence verbale éclate si facilement (à défaut de combattre les arguments de l’autre on attaque souvent sa personne.)
    Cette réserve est à la hauteur de celle des producteurs de l’étude citée par le ministre (dommage que ce soit sans référence y permettant l’accès) à savoir (je cite le document)
    « Bien que les études observationnelles ne puissent PAS PLEINEMENT TENIR COMPTE des facteurs de confusion non mesurés, nos résultats SUGGERENT … »
    A cette étude je ne ferai qu’un reproche
    l’utilisation du mot PREUVE pour CERTIFIER un fait est pertinente
    mais n’est pas preuve l’absence de preuve du contraire
    n’est pas preuve non plus une étude qui reconnait des trous (irréductibles) dans son protocole
    il s’agit plutôt d’un résultat statistique, qui constitue tout de même une aide précieuse à la décision.

    Ici le médecin est dans la situation même du juge et des jurés
    personnages indispensables du système judiciaire qui ne peut s’appuyer uniquement sur les statistiques en rapport avec des présomptions pour juger de la culpabilité d’un accusé et même, une fois ceci établi, de la peine à appliquer qui doit tenir compte de la personne (c’est à dire du contexte du MAL).
    De même le médecin, s’il se sert des statistiques (de son computeur ou résultant de sa pratique) n’en déduit pas directement sa prescription.
    C’est donc à ces femmes et hommes dont la compétence est certifiée par un doctorat et par la confiance d’une clientèle non captive, que revient, dans le cadre de lois justes établies sans pression autres que celles en rapport avec la déontologie de son métier (voir https://www.asp19.fr/uploaded/code-deontologie-medecin.pdf ) d’assurer sa mission
    C’est donc à eux, en leurs connaissances, âme et conscience de tenir compte du précepte rappelé fort justement dans le titre de cet article
    PRIMUM NON NOCERE
    et qui
    précisé clairement dans
    « le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance. »
    se décline en
    ARTICLE 40 (article r.4127-40 Du CSP)
    Le médecin doit s’interdire, dans les investigations et interventions qu’il pratique comme dans les thérapeutiques qu’il prescrit, de faire courir au patent un RISQUE INJUSTIFIÉ
    ARTICLE 41 (article r.4127-41 Du CSP)
    aucune intervention mutilante ne peut être pratiquée sans MOTIF MÉDICAL TRÈS SÉRIEUX et, sauf URGENCE ou impossibilité, sans INFORMATION
    DE L’INTÉRESSÉ et sans son CONSENTEMENT.
    la suite étant
    DEINDE CURARE
    (puis guérir)
    Suivant les préceptes suivant du même guide déontologique :
    ARTICLE 47 (article r.4127-47 Du CSP)
    Quelles que soient les circonstances, la continuité des soins aux malades doit être assurée.
    Hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles.
    S’il se dégage de sa mission, il doit alors en avertir le patient et transmettre au médecin désigné par celui-ci les informations utiles à la poursuite des soins.
    ARTICLE 48 (article r.4127-48 Du CSP)
    Le médecin ne peut pas abandonner ses malades en cas de danger public, sauf sur ordre formel donné par une autorité qualifiée, conformément à la loi.
    ———————————————————————————–
    Certains pourrons alors juger en leurs connaissances, âme et conscience
    qu’il faut soigner avec un médicament disponible dont ils maîtrisent tous les risques en rapport avec l’urgence de la situation du malade et l’incertitude sur l’évolution de la maladie.
    D’autres définirons autrement la marge de sécurité et n’userons que des protocoles et outils qui ont été préconisés par leur autorité de tutelle.

    En ce qui me concerne,
    (j’ai un frère, de un an plus jeune que moi, qui a vécu dans un état végétatif pendant 9 ans à la suite d’une encéphalite contractée à 11 mois et sur laquelle le médecin n’a rien osé faire pendant un certain temps avant de le plonger dans un bain d’eau glacée.)
    je ne ferai de reproche à aucun des deux choix et encore moins à ceux qui les ont fait, ou les feront.
    Pas plus d’ailleurs qu’à ceux qui ont pratiqué ce qui leur était alors recommandé (intubation) qui causait des lésions supplémentaires parfois fatales (mortalité de 30% à 60%.)**

    Je te remercie d’avoir donné cet éclairage nourrit de réel, de savoir et savoir faire, ainsi que pour ton action au jour le jour. Et te souhaite bon courage.
    ___
    * qui n’existe que dans le droit sous la formule « non imputable par preuve contraire »
    ou encore sous la forme
    « défaillant dans l’administration de la preuve de l’existence d’un lien de causalité direct, certain et déterminant » un tel lien ne pouvant être que statistique.
    ** Si on accorde fois aux données transmises (cas critiques et décès) La mortalité chez les cas critiques est passée de 27,1% (17 mars) à 9,8% (hier)
    On peut attribuer cette baisse à,
    une pratique mieux ajustée

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    • Merci Luc pour ton témoignage douloureux qui explique en partie la passion qui anime ton argumentaire.
      Les encéphalites microbiennes sont un drame absolu pour les familles touchées chaque année, même si la vaccination contre un certains nombre de pathogènes qui les provoquent, en ont baissé la fréquence. Vacciner mes enfants contre les différentes méningites à été un grand soulagement pour moi. Cette hantise existait aussi dans la famille de mon père qui avait perdu un petit frère de cette manière.
      Sur le fait qu’un médecin soit «  juge et juré », j’ai plusieurs réticences.
      C’est une relation au moins tripartite comme le pensait déjà Hippocrate. Il y a la maladie, le patient et le médecin. Ce dernier est là pour aider le patient à combattre sa maladie, et pour cela il doit offrir à son patient ce qui est le mieux adapté pour lui à l’époque où il le voit. Chaque patient étant different, ceci explique que pour une même maladie, le traitement ne soit pas le même pour tout le monde. D’autre part, pour l’aider le médecin a l’aide des « sages » qui ont émis des « recommandations » de prise en charge.
      En ce qui concerne ce nouveau coronavirus, on apprend à mesure, et les recommandations arriveront peut être après la bataille. Ça n’est pas une raison pour appliquer des traitements à la suite d’expérimentations faites « au doigt mouillé » par tel ou tel personnage fut-il charismatique. On attend le résultat d’études prospectives correctement menées pour se prononcer et appliquer les traitements qui auront une réelle efficacité pour le plus grand nombre.
      Notre travail est d’expliquer à nos patient pourquoi on ne donne pas tel ou tel traitement potentiellement dangereux, autant que d’expliquer pourquoi on choisit tel traitement parce qu’il nous semble le mieux adapté à son propre cas. Un traitement ne sort pas au hasard d’un chapeau magique mais est clairement choisi et argumenté. C’est aussi la condition indispensable pour qu’ils soit suivi.

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  11. (Mon message est parti tout seul)
    Une pratique mieux ajustée (dont la ventilation non invasive)
    Une plus grande précocité des soins

    Et probablement aussi (c’est le cas de toutes les épidémies) une baisse de virulence de l’agent responsable.
    (désolé pour ce couac final)

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    • Oui heureusement la mortalité hospitalière a beaucoup diminué en quelques semaines, par une amélioration de la prise en charge des détresses respiratoires, mais aussi par la compréhension des réelles complications que la maladie entraînait . L’impact inflammatoire et la défaillance mutiviscerale qu’elle provoque, ont été mieux compris,ce qui a permis l’adjonction d’autres traitements, notamment anticoagulants et à visée immunologique qui ont permis de sauver plus de patients au fil des semaines.
      C’est pourquoi je dis que nous apprenons à mesure de l’avancée de la maladie et qu’il faut rester prudent sur les traitements tant que nous n’avons pas de recul suffisant, notamment sur l’immunité.
      Espérons que les mutations du virus nous aideront en allant dans le bon sens pour nous…

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  12. Jean-Claude Gaudin étant manifestement fatigué, il fallait bien qu’une « figure de proue » médiatique vienne soudain redonner un peu de vie sur le Vieux Port (même Monsieur le président de la République est allé examiner de près le nouveau gourou d’une incertaine thérapie).
    Il semble que, les vacances approchant, la pandémie recule : heureux hasard ! Même si les plages sont pour le moment devenues (sauf à Marseille…) des enclos où il manque juste quelques miradors avec des gardes casqués, masqués et armés de porte-voix.
    Bientôt, tout cela ne sera heureusement plus qu’un mauvais rêve et les files d’attente se feront en majorité devant les agences de Pôle Emploi. 😉

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    • Je me plais souvent à rêver que les hommes politiques réalisent à quel point l’impact de leurs décisions est énorme et parfois désastreux pour la population du pays dont ils ont la charge provisoire.
      Ainsi, un exemple concret : au début de l’épidémie, je me suis servie comme nombre de mes confrères, des masques envoyés dans un carton marqué « pandémie grippale » par les services de madame Bachelot lors de la pandémie H1N1. Ils étaient périmés mais encore efficaces et surtout avaient l’avantage d’exister à une période où il était totalement impossible d’en trouver dans les pharmacies ou chez notre fournisseur de matériel médical habituel pour cause de gestion calamiteuse des stocks français…
      J’utilise tous les jours au cabinet actuellement les lunettes de protection en plastique qui accompagnaient ce « kit pandémie » alors j’en remercie les autorités de santé de cette époque qui ont pourtant été grandement vilipendées alors …
      Le temps coule parfois sous les ponts et emporte les feuilles mortes, y compris des journaux politiques.
      En ce qui concerne la visite du président actuel à Marseille, j’ai été choquée par cet adoubement médiatique incompréhensible, alors que tant de choses vont mal dans notre monde médical et qu’il y a tant à faire de plus efficace à ce sujet.
      Là aussi, le temps parlera pour ou contre les actions politiques.
      Cependant, j’ai été agréablement surprise par certaines actions et interventions d’Olivier Véran, récemment, donnant l’impression d’une efficacité qui nous manquait cruellement depuis de nombreuses années à ce poste ministériel.
      Comme quoi rien n’est tout noir ou tout blanc, même si je pense la plupart du temps que les soubresauts de la politique ne font que nous compliquer la vie quotidienne !

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  13. Personne ne détient la vérité parce que nous ne connaissons pas ce virus…..merci l’essentiel est dit..

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    • En effet, nul ne détient la vérité, elle nous paraîtra peut-être avec le temps. Espérons simplement que nous aurons appris de nos multiples erreurs et que nous ne le reproduirons pas dans une pandémie ultérieure !
      Merci à vous pour votre visite et votre commentaire. 🙂

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  14. La photo est magnifique. J’ai bien aimé cette page et les commentaires qui vont avec. Reste à souhaiter que l’on trouve au plus vite un médicament où un vaccin . Bonne journée à vous

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    • Merci Georges, cette photo a été faite pendant le confinement, un coucher de soleil digne de l’espoir qui était le nôtre d’en sortir !
      On espère tous qu’un vaccin sera bientôt mis au point et pourra être proposé au plus grand nombre de pays. Nul n’étant à l’abri des méfaits de cette maladie.

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  15. Bravo, quelle magnifique texte..

    Il me touche beaucoup étant pas mal dans les mains des médecins, (ça y est, me voilà parlant à mon tour de ma petite personne sourire) et les voyant tâtonner encore et encore pour me rendre la vie la plus douce possible..
    Alors, oui, la médecine doit parfois se faire petite et dire je ne sais pas, mais à mes yeux, c’est être forte que de le dire tout en continuant à chercher pour soigner les autres..(et j’ai la chance d’être principalement dans les mains d’un magnifique rhumatologue, le prof. Manicourt.. Sourire)
    Merci à vous, chère Marie-Christine, je suis sûre que vous êtes de ces médecins qui aidez vraiment vos patients.. Sourire

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  16. Il y a des coups de gueule qu’on aimerait « entendre » plus souvent, comme ici.
    J’ai arrêté d’écouter les journaux télévisés car j’en ai eu des hauts de coeur ..
    Marre d’entendre presque sans cesse des contradictions ici et là, marre d’entendre sans cesse des médecins qu’on ne voit qu’à la télévision et qui de fait ne soignent pas ou ne sont pas sur le terrain, marre de tout cela alors je me suis mise en mode « evasion » 😀
    Le coeur … je peux dire avoir eu de la chance d’avoir échappé à ce virus , car mon coeur (et donc ma santé) … et mon bon sens, ont fait que j’ai respecté les consignes , je les avais même devancées avant qu’elles ne soient imposées. Cette chloroquine par exemple, si on avait eu à m’ en proposer je l’aurais de fait refusée … elle aurait pu me faire « partir » plus tôt que la date prévue ……
    Je pense que elle a pu parfois être prescrite à tort par des « médecins » peu regardant ou ne connaissant pas les antécédents de leurs « nouveaux patients ».

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