Photo du jour : Cent nuances de gris

« Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise,

D’un gris doux, la terre est bleue et le ciel bas semble tout à la fois désespéré et tendre… »

Valéry Larbaud

Photo M Christine Grimard

..

Gris

Grisaille

Dégrisée

Je me sens Rabougrie

Sous ce ciel gris de gris

….

Heureux les Petits-gris

Moi je Maigris

Frissonne et Grisonne

….

Ras bout gris

Ras le bol de ce bout de ciel gris !

Publicités

To do list 57 : éclat final

. S’émerveiller de voir le soleil émerger des nuages, même s’il ne le fait qu’au crépuscule.

. Frissonner sans savoir si c’est à cause de la fraîcheur du soir ou de la beauté du spectacle.

. Prendre conscience de la chance que l’on a d’être là et de pouvoir admirer cette explosion de couleurs.

. Oublier pour un instant les contrariétés de la journée.

. Ne garder en souvenir que le plaisir des échanges amicaux du jour, pour en nourrir ses rêves à venir.

To do list 55 : Spectacle crépusculaire

Photo M.Christine Grimard

.

  • Ne retenir que le meilleur de la journée qui s’achève.
  • Souhaiter que le lendemain soit encore plus beau.
  • Se convaincre que la paix qui règne dans ce paysage finira bien par s’insinuer dans le cœur des hommes qui y vivent.
  • Admirer les derniers rayons du couchant comme on le ferait d’un tableau de maître.
  • Découvrir que derrière le rose flamboyant, se cache la signature du peintre des lumières, sous la forme d’une minuscule tache bleue.
  • Savoir qu’on ne se lassera jamais de ce genre de spectacle, et qu’au dernier soir, l’émerveillement sera le même qu’au premier.
  • Remercier l’auteur, le metteur en scène et le régisseur lumière pour leur spectacle fabuleux, même et surtout s’il s’agit d’une seule et même « personne ».

Vent de printemps (4) : apparition

« Cet amour tout entier

Si vivant encore

Et tout ensoleillé

C’est le tien

C’est le mien

Celui qui a été

Cette chose toujours nouvelle

Et qui n’a pas changé

Aussi vraie qu’une plante

Aussi tremblante qu’un oiseau

Aussi chaude aussi vivante que l’été ….. »

Jacques Prévert

Cet Amour

Photo m Christine Grimard

.

Quelle force jaillie de nulle part, fait naître la vie là où quelques jours auparavant, il n’y avait qu’une écorce vermoule ?

Quel mystère a réuni toutes les conditions nécessaires à l’éclosion de la vie, là où quelques milliers d’années auparavant, il n’y avait que le vide sidéral et glacial ?

Quel amour infini a fourni l’énergie nécessaire à faire surgir le tout en partant du néant ?

Vent de printemps (3) : sur un air de lilas

« Si je devais recommencer ma vie

je n’y voudrais rien changer

seulement j’ouvrirais un peu plus grand les yeux »

J.Renard

Photo m Christine Grimard

.

Quand il reviendra

Le temps des lilas

Soleil sera là

Qui réchauffera

La vie de ci, la vie de là

.

Quand il sera là

Le temps des Lilas

Où l’on s’en ira

Cueillir dans les bois

La joie d’être toujours là

.

Quand il s’en ira

Le temps des Lilas

On regrettera

Que de l’amour, l’éclat

Soit si court ici-bas …

.

Un petit air d’hiver (4) : Mousse

« Lueur d’espoir; une petite mousse dans la fissure d’un mur. »

Aphorisme sous la lune et autre

Sylvain Tesson

Photo Christine Grimard

Photo m Christine Grimard

Un petit rayon de soleil se glisse entre deux nuages, histoire de jouer un peu à cache-cache avec l’hiver.

Entre les pierres, la jeune mousse retrousse ses pousses, histoire de ne rien rater du spectacle.

Un instant ils se caressent du regard, histoire de faire connaissance.

La mousse courte sur pousses, faute de pouvoir rougir, éclate d’un rire vert tendre que seul le printemps peut offrir, histoire de paraître à son avantage.

Le petit rayon l’admire en silence, heureux d’être sorti de sa torpeur hivernale, il pousse un peu ses ardeurs histoire de lui plaire.

Ils se regardent, suspendant un instant le cours de leur existence, histoire de prolonger le plaisir de l’autre en partageant le sien.

Juste une histoire d’espoir, à la sortie de l’hiver

Juste un peu de lumière

Juste une lueur pour faire briller les cœurs

Nostalgie d’automne (4): Vent de ci de là

« Dans le vent, les palmiers de l’Atlas époussettent les étoiles. »

Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages 

Sylvain Tesson

*

Photo mchristine grimard

 
.

*^*^*

Petit 

Dans cent ans 

Les grands palmiers articulés 

Entraîneront les derniers oiseaux robotisés 

Vers un ciel devenu artificiel 

Où l’homme résigné 

Absent et seul

Oubliera 

Sa vie 

^*^*^

.