Calendrier de l’avent : jour 6

« La pluie cesse, et il en reste, un instant, une poussière de diamants minuscules, comme si, de là-haut, on secouait des miettes d’une grande nappe azurée. »

Le livre de l’intranquillite

Fernando Pessoa

Photo Marie-Christine Grimard

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Sortir

Serrer les dents

Affronter l’humidité

Du petit matin sombre

Regretter la chaleur de son lit

Faire fondre le givre colle au pare-brise

Démarrer doucement malgré le brouillard

En prenant le temps d’admirer les gouttes qui dansent

Sur la vitre que le vent glacé balaye

Ne pas déclencher l’essuie-glace

Pour conserver cette beauté

Qui réchauffe

L’âme

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Calendrier de l’avent : chaque jour de décembre, un cadeau derrière la porte. Un geste d’amitié pour celle ou celui qui vient sur cette page, et me donne la joie de lui offrir mes mots.

À demain

Chris

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Un été bleu horizon (14)

« La pluie cesse, et il en reste, un instant, une poussière de diamants minuscules, comme si, de là-haut, on secouait des miettes d’une grande nappe azurée. »

Le livre de l’intranquillite –

Fernando Pessoa

Photo Marie-Christine Grimard

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Jour de crachin

Léger crachin d’été

Qui entoure les arbres d’un halo salé

Laissant sur le visage un voile insistant

L’air colle à la peau

Sur la langue, un goût d’algues et de sel

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Photo Marie-Christine Grimard

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Luminosité d’orage

Les couleurs se métamorphosent

Ravivées et assombries à la fois

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Photo Marie-Christine Grimard

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Le jardin revient à la vie.

Photo Marie-Christine Grimard

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Sur la dune, les graminées tremblent et se serrent les unes contre les autres

Survolées de goélands chevauchant le vent

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To Do List 71 : aquarelle

Photo m Christine Grimard

  • Accepter la pluie incessante comme un cadeau du ciel
    Admirer le talent d’aquarelliste de la Nature
    Se taire, émue par le quadrille des gouttes et des couleurs
    Se dire que l’on avait bien besoin de ces trombes d’eau
    Photographier le ciel en se prenant un instant pour un impressionniste

Photo du jour : goutte

« Derrière la fenêtre, les yeux de la pervenche le suivaient, et les gouttes glissantes le long de la vitre semblaient ruisseler de ces yeux anxieux, d’un bleu qui ne dépendait ni de l’étain jaspé du ciel ni du plomb verdi de la mer. »

Le ble en herbe – Colette

Photo M. Christine Grimard

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Un des plaisirs de l’été, est là pluie chaude qui ruisselle en cataracte lorsque l’orage éclate à la fin des jours caniculaires.

On retient son souffle en pensant « pourvu qu’il pleuve » que l’orage ne passe pas son chemin en nous ignorant…

Enfin les premières gouttes s’écrasent sur les carreaux. On hésite à sortir sous les éclairs, mais on envie secrètement les dahlias qui semblent se redresser sous l’averse.

Puis lorsque le déluge se calme un peu, on sort, le visage tourné vers le ciel, pour recevoir la douche salutaire, douce et chaude de la touffeur de la veille. Les yeux clos on se laisse caresser le visage par les gouttes soyeuses. La bouche ouverte vers le ciel on retrouve le sourire de l’enfant qui découvrait le monde. Derrière le goût d’ozone de la pluie d’orage, on distingue le parfum de l’herbe mouillée mêlé à celui de la lavande du jardin, sublimé par le fracas des gouttelettes tombées en rang serré.

On prête l’oreille, c’est tout un orchestre de percussions qui entame le second mouvement du concerto, et l’on se laisse emporter dans la danse.

Mais la pluie cesse, aussi promptement qu’elle est venue. Les oiseaux retrouvent leur branche, et leur chant. L’orage s’éloigne.

Un dahlia s’ébroue, secouant ses pétales dans un filet de vent. Le jardin retrouve ses couleurs vives. L’entracte est terminé. Le soleil s’installe au centre de la scène.

L’été sera chaud…