Un été bleu horizon (13)

« Tout cela c’est la vie, le temps qui coule, c’est le miracle espéré à chaque tournant du chemin, et sur la foi duquel je m’évade. »

Colette

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Photo Marie-Christine Grimard

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Être en vacances c’est prendre son temps

Pour ne rien faire

Regarder le jardin pousser

Ecouter les fruits tomber

Voir le temps courir avec les nuages

Entendre la vie passer

En silence

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Photo Marie-Christine Grimard

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Parfois je me dis que ces pages n’ont pas une grande utilité…

Quel intérêt de lire un blog qui fait le tour d’un jardinet, côtier ou non ?

Blog agricole où la culture se dissimule derrière les pétales des roses,

Blog poétique ou pathétique, selon l’humeur du lecteur,

Blog en villégiature atlantique où il est de première nécessité d’admirer la vie jouer entre ombres et lumières.

On regarde ensemble ?

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Merci pour votre attention et votre patience avec mes élucubrations 🙏🏻

Un été bleu horizon (5)

« Les hommes cherchent la lumière dans un jardin fragile ou frissonnent les couleurs. »

Jean Tardieu

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Recto

Photo m Christine Grimard

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Recto :

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Derrière la fenêtre fermée

L’enfant imagine son été

Une agapanthe se balance

Une colombe hésite au loin

Un papillon tente sa chance

Le vent se lève dans le lointain

Photo m Christine Grimard

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Verso :

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Au jardin assise, sa mère surveille

Que rien ne trouble son sommeil

Les agapanthes dansent en silence

Sous le vent chaud qui fredonne en cadence

Le papillon plane et la lumière ondoie

Sur la colombe posée sur le toit

Nostalgie d’automne (8) : la pluie pour seul (bleu) horizon 

« C’est de l’intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n’y a pas de défaite.

La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu’un long triomphe aveugle. »

Pascal Quignard

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Photo m. Christine Grimard

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Novembre dévoile son véritable caractère, humide et dissuasif.

Le ciel s’habille de gouttes de grisaille, à l’unisson des cérémonies du souvenir de la souffrance des hommes. La guerre laisse son empreinte de larmes et de sang sur les pays qu’elle traverse, chaque famille est en deuil de l’un de ses enfants. Et cent ans après, on compte les jours les séparant de la fin de leur calvaire. On réalise qu’ils avaient encore un an à souffrir, ces jeunes ayant l’âge de mes enfants, au fond de ce bourbier dégoulinant de terreur, sous cette pluie de novembre, en attendant le pire…

Il est peut-être plus facile de se souvenir de l’horreur dans le froid, de cette armée de jeunes visages alignés derrière chaque croix, vêtus de bleu horizon. Autant de regards perdus dans la brume des champs de bataille, autant de vies brisées avant que d’être vécues.

Le ciel s’habille de larmes pour nous rappeler que la guerre est toujours une défaite, celle de l’humanité face à ses démons.

L’horizon n’a de bleu que le nom.

Un vrai temps de Novembre.