Photo du jour : bonté-beauté

« La confiance, c’est la bonté des autres qui me la donne, ainsi que la beauté de la nature. »

Christian Bobin

Photo M Christine Grimard

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La nature a bien des bontés

Pour nous

Elle offre toutes les beautés

Partout

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Et nous qu’en savons-nous ?

Et nous qu’en voyons-nous ?

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La nature est si généreuse

Avec nous

Elle offre une vie si précieuse

À tous

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Et nous qu’en faisons-nous ?

Et nous que lui donnons-nous ?

Nostalgie d’automne (6) : Questions en couleurs 

« J’aimerais vous écrire en couleurs. Par « écrire en couleurs » je veux dire : rendre hommage à cette vie dont les chars en feu paradent sous nos yeux obstinément clos.L’extrême sensibilité est la clé qui ouvre toutes les portes mais elle est chauffée à blanc et brûle la main qui la saisit.

Le Coeur – cette région non sentimentale que nous avons dans la poitrine, un volcan endormi de pensées. »

Christian Bobin

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Photo m Christine Grimard

  • Quel artiste utilise une palette aussi riche ?
  • Qui a inventé les couleurs ?
  • Qui prend encore le temps de regarder les beautés de la vie ?
  • Qui pourrait vivre sans émerveillement ?
  • Qu’est ce qui aide à continuer le chemin ?
  • Quelles émotions nous portent vers le pire ou le meilleur ?
  • Qu’est ce qui fait battre notre cœur ?
  • Quelles couleurs nourrissent notre âme ?

Recettes (1) : quatre quart de vie

« Toutes nos pensées reviennent à chercher la clé d’un paradis dont la porte est ouverte. »
(Les ruines du Ciel)

Christian Bobin

Photo Marie-Christine Grimard

 

  • Déguster longuement un instant de plaisir chaque jour, puis le ranger soigneusement dans ses souvenirs pour en réchauffer sa vie aux temps froids.
  • Croiser un regard ami ou échanger des pensées positives avec d’autres humains, au moins une fois quotidiennement pour avoir la sensation d’être à sa place sur cette terre.
  • Faire pousser des idées qui en feront germer d’autres, pour éclairer l’avenir lorsque le vent de l’oubli aura balayé les erreurs du passé.
  • Ne jamais oublier que le chemin est moins long lorsqu’on ne le parcourt pas seul et choisir son itinéraire avec soin pour éviter les chemins de traverse.

Photo du jour : poème à l’encre bleue 

« Partons de ce bleu, si vous voulez bien. Partons de ce bleu dans le matin fraîchi d’avril. Il avait la douceur du velours et l’éclat d’une larme. J’aimerais vous écrire une lettre où il n’y aurait que ce bleu. »

Christian Bobin 

Photo m ch Grimard


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Marcher le nez en l’air 

Les yeux dans les cieux

Dessiner sa vie à l’encre bleue 

Volutes outremer 

Déliés et cursives lapis-lazuli 

Traits de velours azurés

Mots gravés à la mine de Cobalt 

Envoyés dans les nuages 

Griffonnés à l’encre bleue

Sur les ailes d’une colombe origami  

Quelques mots d’amour 

Qui feront le tour la terre 

Marcher le cœur en l’air 

Les yeux dans le bleu 

Photo du jour : Fou rire ou rire encore dans ce monde fou 

« Le dieu est un enfant qui se cache et il y a un moment où il se trahit : quand on passe près de lui, on entend son fou rire. Tu peux l’entendre dans la musique, dans le silence. Dans le bourgeon qui éclate, derrière le nuage qui passe, dans une bouche édentée. Partout.

C’est incroyable le bruit que peut faire un bouquet de fleurs dans une toute petite chambre. Elles me saoulaient. Aucune philosophie au monde n’arrive à la hauteur d’une seule marguerite, d’une seule ronce, d’un seul caillou discutant comme un moine rasé en tête à tête avec le soleil et riant, riant, riant. »

Christian Bobin 

Photo m.christine Grimard


Écouter le cœur du monde battre de joie dans la clarté d’un petit matin d’automne 

Regarder les feuilles du liquidambar se doucher dans la lumière

Et se dire que plus rien ne compte que cet instant de pleinitude où le temps prend son temps, où la vie coule de source 

Entendre le rire du monde éclater dans les remous de la cascade 

Oublier l’angoisse qui resserre ses griffes entre mes seins, oublier les horreurs promises ou redoutées 

Ne plus entendre la clameur des violences secouant le monde, en se focalisant sur le murmure des libellules en vol stationnaire au dessus de l’étang 

Avoir enfin la paix

Savourer l’instant 

Et tout oublier dans un éclat de rire 

Un été en bandoulière (9)

« Quand ils voient un miracle, la plupart ferment les yeux. »

Christian Bobin

(l’homme-joie)

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Photo mcgrimard

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Cette vie est miracle

Miracle ordinaire de deux cellules qui se rencontrent pour former un ensemble nouveau, contenant tous les possibles, à l’origine de tous les espoirs.

Cette planète est miracle.

Miracle d’une formation hasardeuse à partir de quelques kilos de poussières d’étoile, placée idéalement sur l’orbite de son soleil pour permettre à la vie de trouver sa place dans l’univers.

Ce corps est miracle.

Miracle que d’être vivant, de respirer, de goûter la saveur de vivre, de voir et d’entendre, de rencontrer d’autres regards, de sentir la chaleur du soleil sur sa peau ou la fraîcheur de la pluie sur son visage.

Ce monde est miracle

Miracle que la rencontre de la terre et de l’océan, unies sur la grève en un ballet d’écume. Leur danse est si belle que le soleil en est jaloux et qu’il plonge dans les flaques de l’estran pour qu’on ne l’oublie pas sur la photo…

Cette vie est miracle.

Miracle que l’empreinte de ce pied humain si petit à côté du reflet du soleil immense.

Miracle que de la poussière de cette étoile-mère soit née la vie.

Miracle que dans chaque des cellules vivantes on trouve un monde aussi complexe que l’est l’univers tout entier.

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Mais que tout ceci ne vous donne pas le vertige…