Un été en bandoulière (8)

« On peut être poète dans tous les domaines :
il suffit que l’on soit aventureux et que l’on aille à la découverte.”
Guillaume Apollinaire
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Photo M.Christine Grimard

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Où se cache la poésie ?

Au cœur des fleurs

Aux confins des nuages

Dans l’éclat de la rosée du matin

Dans la lumière d’un crepuscule d’été

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Où se cache la poésie ?

Dans le miroir de ton regard

Dans le reflet de ton sourire

Dans la cascade des rires d’enfant

Dans les doigts d’un sculpteur de cent ans

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Où se cache la poésie ?

Au bout de ma mémoire

Au bout de mon espoir

Chaque matin et chaque soir

Dans  chaque cellule de notre vie

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Un été en bandoulière (2)

« La respiration de l’âme c’est la beauté, l’amour, la douceur, le silence, la solitude.

La respiration de l’âme c’est la bonté.

Et la parole ! »

Christian Bobin

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Photo Mch grimard

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Le temps d’une pause

À l’ombre de l’été 

Savourons le retour du silence

À l’aube de l’été 

Admirons le chant du vent dans les fils

Au matin de l’été 

Taisons-nous ensemble

Dans le silence de l’été 

Dégustons le plaisir de ne rien faire

Dans la beauté de l’été 

Puisque la vie prends son temps

Dans la lumière de l’été 

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Un été en bandoulière (1)

« La meilleure façon de parler de ce que l’on aime est d’en parler légèrement. »

Albert Camus. L’été

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Photo Mch grimard

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Les jours égrainent leurs secondes

Sensations qui submergent et puis s’enfuient

Images fugitives qui marqueront les souvenirs

Parfums dégustés aussitôt dispersés

Quelques photos volées à l’été fugitif

Quelques pétales froissés aux matins de juillet

Quelques mots envolés au cœur de mon été

Cartes non postales envoyées à l’inconnu qui passe

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Journal : assez !

Quelques phrases du poète pour sortir de la grisaille morale ambiante, de la médiocrité distillée et des injures reprises partout sur fond de politique, du manque de respect devenu la règle, de l’impolitesse, de la violence verbale à la violence physique, de la barbarie des guerres qui massacrent les enfants et l’avenir de l’humanité.

J’en ai assez de cette violence physique et verbale, assez des brutalités et de l’irrespect érigé sur un piédestal, assez des coups légitimes que l’on porte au nom de la bienpensance à la dernière mode, ou de l’humour grinçant qui est en fait une ironie mordante visant à écorcher vif l’adversaire,  assez des shows télévisés où le dernier qui a parlé a raison, assez des mensonges et des leurres, assez de toute cette hypocrisie !

J’ai besoin d’un peu d’air frais, d’un peu d’humanité, de phrases simples et de mots doux.
Quelques mots d’un homme écrits pour d’autres hommes, pour retrouver un peu de paix, un souffle nouveau. 

Un jour qui se lève, apaisé… enfin.

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« L’hiver a cessé : la lumière est tiède

Et danse, du sol au firmament clair.

Il faut que le coeur le plus triste cède

A l’immense joie éparse dans l’air.

Même ce Paris maussade et malade

Semble faire accueil aux jeunes soleils,

Et comme pour une immense accolade

Tend les mille bras de ses toits vermeils. »
Verlaine