Un été bleu horizon (15)

« Si je ne la vois pas, je l’imagine et je suis fort comme les arbres hauts. Mais si je la vois je tremble, et je ne sais de quoi se compose ce que j’éprouve en son absence.

Je suis tout entier une force qui m’abandonne.

Toute la réalité me regarde ainsi qu’un tournesol dont le cœur serait son visage. »

Fernando Pessoa

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Photo Marie-Christine Grimard

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Dans la plaine écrasée de soleil

Les tournesols baissent la tête

La sécheresse a eu raison de leurs belles couleurs

Ils ont « mûri » trop vite

Ont dirait qu’ils sont morts

Au champ d’honneur de l’été

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Photo Marie-Christine Grimard

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Un seul d’entre eux survit

Fier, et droit devant la solitude

Il résiste au vent et au soleil implacables

Offrant son plus beau sourire au jour qui vient

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Seul…

Vraiment seul ?

Peut-être pas

Derrière lui, un ami sourit

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Parfois il suffit de se retourner pour que le ciel s’éclaircisse…

Photo Marie-Christine Grimard

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Un été bleu horizon (14)

« La pluie cesse, et il en reste, un instant, une poussière de diamants minuscules, comme si, de là-haut, on secouait des miettes d’une grande nappe azurée. »

Le livre de l’intranquillite –

Fernando Pessoa

Photo Marie-Christine Grimard

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Jour de crachin

Léger crachin d’été

Qui entoure les arbres d’un halo salé

Laissant sur le visage un voile insistant

L’air colle à la peau

Sur la langue, un goût d’algues et de sel

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Photo Marie-Christine Grimard

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Luminosité d’orage

Les couleurs se métamorphosent

Ravivées et assombries à la fois

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Photo Marie-Christine Grimard

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Le jardin revient à la vie.

Photo Marie-Christine Grimard

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Sur la dune, les graminées tremblent et se serrent les unes contre les autres

Survolées de goélands chevauchant le vent

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Phrases 48 : Mots envolés

“La beauté est le nom de quelque chose qui n’existe pas et que je donne aux choses en échange du plaisir qu’elles me donnent.”
Fernando Pessoa

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Photo M. Christine Grimard

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  • Peu importe qui je suis, peu importe où j’irai, ce que sera demain et le temps qui me reste;  aujourd’hui le ciel est grand, le vent est doux, l’océan est chaud; aujourd’hui sous les nuages ou dans le vent, la vie est un cadeau et je l’aime !
  • Si tu as faim de vivre mon enfant, la beauté te nourrira, remplira tes yeux de lumière, te fera oublier les jours sombres, t’apprendra le chemin des rêves, dessinera ton avenir, t’emportera loin de la souffrance et guidera ton cœur vers l’espérance.
  • Laisse s’envoler la crainte de souffrir, profite de l’été pendant qu’il habille les collines; il sera bien assez long le temps des jours gris où le souvenir du bon temps  sera le seul moyen de te réchauffer le cœur.

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Note : rappel de la consigne 

Laisser les mots venir se poser sur l’écran en liberté.

Lever les yeux sur la vie, laisser les images prendre forme et simplement les décrire, comme on en ferait le portrait en quelques lignes de fusain.

Trois phrases toutes simples.

Trois images suggérées que l’on voit danser sous ses paupières lorsqu’on a fini de lire la phrase.

Trois raisons d’en rêver lorsque la page est tournée.