Vidéo : Breeze 

capture d’écran de M Ch Grimard de la vidéo « Breeze de Robin Wight »

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Par ces temps de canicule où respirer devant parfois si difficile

Un peu de douceur et de légèreté

Dans le soleil éclatant de juin

Juste une respiration

Sans prétention

Un peu d’air

Frais

*

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Breeze de Robin Wight

 

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Minute papillon (1) : Poser ses Mots sur le Monde

Principe de cette nouvelle rubrique « Minute papillon » :

  • prendre une minute pour se retourner sur une idée puis décider de la suivre
  • une minute.
  • Pas plus !
  • Top Chrono

*

« Il y a dans la nature les fragments d’un alphabet ancien,

des morceaux de lettres capitales, des ruisselets d’italiques,

des grands espacements bleus de silence.

Et parfois, par on ne sait quelle grâce, plusieurs lettres s’assemblent,

des mots apparaissent avec ce qu’il faut entre eux de silence respirant,

une phrase est tracée. »

Christian Bobin

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Photo M. Christine Grimard

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Les mots coulent dans nos veines depuis la nuit des temps, la vie les a inscrits dans nos gênes à l’encre bleue nuit.

Un filament tissé de résidus d’étoiles s’enroule au cœur de nos cellules en une spirale éternelle, si l’on est attentif, on le voit briller au fond de notre regard.

Le temps n’a pas de prise sur nous puisque nos molécules nous survivront.

La poussière de nos os nourrira les fleurs de la forêt et nous reviendrons pour les admirer lorsque le cycle des saisons aura disparu.

Sur la surface de l’océan, scintille la multitude des âmes envolées, dansant légères dans la brise marine sans contrainte ni but, enfin libres.

Dans cet univers, la vie a pris tant de formes inscrites en double hélice en lettres de carbone, qu’une éternité ne suffirait pas à en explorer la diversité.

L’étendue de mon ignorance remplirait un gouffre sans fond, mais la partie infime que j’ai aperçue de cette vie, est une merveille absolue .

La vie court dans mes veines, mais où est le support de ma pensée ?

J’ai nourri mon âme d’amour, d’émerveillements et de poésie, ainsi elle sera plus légère pour s’envoler.

Parfois, durant une minute, il est bon de se taire, d’oublier les mots et de s’asseoir en silence pour admirer « ces grands espacements bleus de silence ».

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Vidéo : La vie ne tient qu’à un fil

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Quand un fil

Marche sur un fil

Que se racontent-ils ?

Des histoires de fils…

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Photo et film David Weiller

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Ne dit-on pas : Qui se ressemble, s’assemble ?

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La vie, parfois mince comme un fil

Parfois solide comme un fil

Immortelle

Comme un fil

S’enroulant en double hélice

Autour d’elle

La vie pelotonnée

Autour d’une idée folle qui germa un jour dans l’imagination de l’univers

N’est-elle pas la plus belle ?

*

Photo du jour : tempête 

Depuis hier, le vent souffle et tempête, impressionnant de violence. 

Et l’on se sent tout petit face à sa colère, et espérant qu’il ne se roule pas en boule, pour prendre son élan et aspirer tous les arbres sur son passage. 

Je ne peux m’empêcher de penser aux dépêches qui fleuriraient demain à la une des journaux: 

– une « mini-tornade » a fait de gros dégâts sur une partie de la région lyonnaise…

Et le souvenir de la tempête de décembre 1999 refait surface dans ma mémoire, où des forêts entières avaient été abattues comme des fétus de paille, dans ma région, et où deux cèdres avaient été déracinés dans mon jardin. Cette inquiétude ne m’a plus jamais quittée depuis cette nuit-là, et lorsque le vent enrage de cette manière, elle renaît de ses cendres. 

Il suffirait de bien peu de degrés supplémentaires pour que la planète nous montre sa puissance et nous signifie notre congé dans un accès de colère. 

Accrochons-nous à notre poussière d’étoile, elle paraît bien fragile en un tel jour !