Vent de printemps (7) : faute de merles, voici des grives

« On savait que le printemps était proche quand apparaissait le premier merle d’Amérique avec sa poitrine rousse et son dos marron : il surgissait brusquement et inexplicablement un matin dans le jardin derrière la maison et il sautillait dans l’herbe. »

Paul Auster

« Faute de merles on mange des grives » dit le proverbe.

En observant le sautillement gracieux de ces jolies grives dans la prairie, je me suis souvenu de cette phrase lapidaire.

Avec horreur, finalement…

Et si l’on se faisait une petite salade de pissenlits nouveaux, croquants avec des petits croûtons et une bonne vinaigrette à l’huile d’olives.

J’ai la chance de voir encore quelques merles et plus rarement des grives, se promener dans le jardin à la recherche d’insectes pour leur repas. Mais ils se font de plus en plus rares. Les papillons et les abeilles aussi. À force de vouloir se débarrasser des « nuisibles », on a fini par faire disparaître la moitié de la terre. Les derniers nuisibles que la destruction des autres espèces entraînera dans le néant, ce sera l’espèce humaine !

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16 réflexions sur “Vent de printemps (7) : faute de merles, voici des grives

  1. ici en centre ville les oiseaux ont quasiment disparu, même les tourterelles, ils devaient salir les voitures ! ils ont mis des cris de rapaces dans des hauts-parleurs. Quand les abeilles disparaîtront, oui quel avenir pour la planète… aussi profiter de la présence des oiseaux qui visitent et contrevisitent encore les arbres, belle matinée à vous Marie Christine

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    • Votre témoignage est terrible, il y a de quoi s’inquiéter. Nous chassons les animaux de toutes les manières possibles et nous détruisons leur habitat et leur nourriture. A quand la prise de conscience ?
      Belle matinée à vous et merci beaucoup pour vos visites 🙂

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  2. ce qui fait ma surprise quand une fois tous les trente jours par exemple j’entends le chant d’un oiseau invisible (j’excepte les omniprésents pigeons)

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    • Par ici, le chant des oiseaux est encore présent, même si parfois il disparaît derrière le vrombissement des moteurs de camions. C’est une merveille dont on ne peut se lasser. Et le roucoulement des tourterelles est gage de bonheur dit-on…
      Les piétons préfèrent la ville, ils sont citadins, cela se voit dans leur regard teinté de rouge, habitué aux nuits blanches 😉

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  3. Les jardins et parcs des grands’villes sont devenus des refuges pour les oiseaux des champs pourchassés. Ils guettent avec impatience les miettes des goûters de nos charmants bambins.
    Cette destruction du monde animal à grande vitesse, est une honte et un cauchemar.

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    • C’est aussi une de les préoccupations. Donner à manger aux oiseaux qui nous sont proches est une des solutions. Leur laisser des arbres où nicher aussi, en cessant le bétonnage systématique du paysage. En ville, les façades végétalisees peuvent aussi aider …

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  4. Oui, Marie-Christine, espérons qu’un jour, le plus proche possible, l’homme prenne pleine conscience de la fragilité de son environnement !
    Merci pour ce beau partage. Bon weekend à toi. Bisous. ❤

    https://lewisfoxy2.wordpress.com/2013/02/19/nature-pleine-de-merveilles/

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    • Espérons le en effet et vite !
      Le nombre d’espèces disparaissant de notre faute est effrayant. Réparer nos bêtises paraît impossible, mais puisque nous en prenons conscience, il reste un espoir !
      Merci à bon week-end aussi 🙂

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  5. Monique Andrisson

    Ici en ville les oiseaux ont pratiquement disparu , le matin on peut voir quelques moineaux et quand je vais au parc quelques merles ils doivent échangés des adresses peut-être porte de pantin il y a plus à manger qui sait mais ici ils se font rare malheureusement

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  6. Il y à une dizaine d’années, je me rendais à mon travail vers 5 heures du matin et je traversais de petites forêts mais qu’il
    était beau d’entendre tous ces oiseaux chanter et maintenant immeubles et villas ce sont construit. Adieu, les concerts matinaux . Vraiment triste. Bon week-end à vous

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