Vent de printemps (7) : faute de merles, voici des grives

« On savait que le printemps était proche quand apparaissait le premier merle d’Amérique avec sa poitrine rousse et son dos marron : il surgissait brusquement et inexplicablement un matin dans le jardin derrière la maison et il sautillait dans l’herbe. »

Paul Auster

« Faute de merles on mange des grives » dit le proverbe.

En observant le sautillement gracieux de ces jolies grives dans la prairie, je me suis souvenu de cette phrase lapidaire.

Avec horreur, finalement…

Et si l’on se faisait une petite salade de pissenlits nouveaux, croquants avec des petits croûtons et une bonne vinaigrette à l’huile d’olives.

J’ai la chance de voir encore quelques merles et plus rarement des grives, se promener dans le jardin à la recherche d’insectes pour leur repas. Mais ils se font de plus en plus rares. Les papillons et les abeilles aussi. À force de vouloir se débarrasser des « nuisibles », on a fini par faire disparaître la moitié de la terre. Les derniers nuisibles que la destruction des autres espèces entraînera dans le néant, ce sera l’espèce humaine !

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