Photo du jour : pêche à pied

« Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer… »

Proverbe Breton

Coefficient 87

Marée basse

Au bout de la plage peu d’humains s’aventure

Certains en arrivant de la dune découvrent pour la première fois l’existence des marées océaniques :

– oh, la mer est trop loin, on reviendra quand elle sera revenue !

(Malheureusement véridique …)

Il faut marcher près de 500 m avant de pouvoir mettre un orteil dans l’eau.

Mais si l’on continue l’effort (le plaisir) jusqu’au bout de la plage, on croisera le chemin des mouettes qui pêchent dans la plus grande tranquillité.

Quoi ?

Il est midi, l’heure du repas !

Vidéo Marie-Christine Grimard

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Au large, le beau temps attire les plaisanciers.

Il faut dire que c’est le premier jour de grand beau depuis que la « goutte froide » a jeté son dévolu sur l’Europe du Nord.

Il faut en profiter…

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Photo Marie-Christine Grimard

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Peu importe la saison, chaque jour cette plage apporte son lot de merveilles. Il suffit de regarder. Été ou hiver, la mer toujours renouvelée, le ciel toujours changeant, les animaux et les hommes, offrent un spectacle sans nul autre pareil.

Je viens sur ce rivage depuis mon enfance et jamais je n’ai admiré deux fois le même spectacle.

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Vidéo Marie-Christine Grimard

Photo du jour : Au bal des sternes

« Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer. »
André Malraux

Photo Marie-Christine Grimard

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Qui donc a dit un jour que la vie était terne ?

Il suffit de suivre des yeux un vol de sternes

Glissant dans les vagues sous le vent du matin

Que l’aube s’éclaire d’un reflet bleu marin

Pour que le temps s’arrête et que l’instant enchante

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Qui a dit un matin que la vie était belle ?

Un enfant qui jouait au bord de cette plage

Essayant de sauver son beau château de sable

En tentant d’arrêter des vagues avec sa pelle

L’Inexorable assaut de la marée montante

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Qui a dit aujourd’hui que la vie étincelle ?

Un peu de soleil, du vent, un soupçon de sel

Il suffit de venir marcher au bord des vagues

Sur la frange d’écume et le parfum des algues

Pour que chaque journée de vie soit éclatante.

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Photo Marie-Christine Grimard

Photo du jour : Océan, entre vert et bleu.

« Si un oiseau transportait chaque grain de sable, grain à grain, de l’autre côté de l’océan, quand il aurait tout amené de l’autre côté, ce ne serait que le début de l’éternité. »

Truman Capote (De sang froid 1965)

Photo Marie-Christine Grimard

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Quelques pas sur une plage

Caressée par la brise

Ballottée dans les vagues

Salée par les embruns

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Quelques pas sur une plage

Frémissante sous le vent

Ensablée par les rouleaux

Enivrée d’alizés

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Quelques pas sur une plage

Submergée de beauté

Perdue dans mes pensées

Refusant de rentrer

Photo du jour (d’un autre jour) : Regarder la mer

« Regarder la mer

Rester la journée entière ici

Sur le mur de pierre

Devant la baie des fourmis

Regarder la mer

Ne pas avoir d’autre envie que

Regarder la mer … »

Alain Souchon et Laurent Voulzy

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Photo Marie-Christine Grimard

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Derrière les mots

Les souvenirs

Derrière le vent

Les goélands

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Derrière les nuages

Les bonheurs en cage

Derrière ta vie

Le temps béni

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Derrière les vagues

Le chant des sirènes

Derrière les dunes

L’oiseau envolé

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Derrière les envies

Le goût de la vie

Derrière les regrets

L’espoir en demain.

Un été bleu horizon (12)

« Rien n’est moins effrayant que cette douce et perfide invasion de la marée montante. »

Les ailes de courage

George Sand

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Marée montante

Photo Marie-Christine Grimard

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Marcher

Respirer

Se laisser caresser par les vagues

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Photo Marie-Christine Grimard

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Admirer

La beauté des franges d’écume

Dentelées de lumière

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S’asseoir

Attendre que la marée monte

Sur le banc de sable

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Photo Marie-Christine Grimard

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Profiter

De la beauté des vagues

Pour le temps qu’il me reste

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Photo Marie-Christine Grimard

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Compter

Les minutes qui s’écouleront

Jusqu’au recouvrement de la dune

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Photo Marie-Christine Grimard

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Admirer

Le courage des sternes

Indifférentes au courant qui les cerne

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Photo Marie-Christine Grimard

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Se dire

Qu’il y a toujours plus fou que soi

Et reculer jusqu’au banc de sable le plus proche

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Photo Marie-Christine Grimard

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Quand on n’a pas d’ailes

Avoir des jambes et s’en servir

À la vitesse d’un cheval au galop !

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Journal : un peu d’air pur

Vidéo M. Christine Grimard

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Partir travailler dans le froid, le brouillard et la nuit.

S’arrêter au feu rouge, le regard dans le vide.

Soudain, voir s’épanouir un rai de lumière sur l’estran, imaginer le vol d’une sterne au ras de l’eau.

Se remémorer ce moment de plénitude sans entendre le klaxon de la voiture qui s’impatiente au feu vert…

Et démarrer, les yeux fixés sur le sable et l’esprit flottant sur l’océan.

Inspirer à fond l’air du large, et ne plus sentir les relents de gazole derrière la fragrance iodée des vagues.

Finalement, la journée sera lumineuse…

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Photo M.Christine Grimard

Un été bleu outre-mer (15)

« Le fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière. »

L’eau et les rêves essai sur l’imagination de la matière (1942)

Gaston Bachelard

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Photo m. Christine Grimard

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Flaque de ciel

À admirer

Reflets de miel

Nuages à pied

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Un monde en bleu

Où la lumière

Court en lisière

Devant mes yeux

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Un autre monde

Où les fées passent

Et font la ronde

Sous la surface

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Juste un miroir

Que le soleil

Peindra ce soir

D’un beau vermeil

Un été bleu outre-mer (5)

« Hutte répétait qu’au fond, nous sommes tous des hommes des plages et que le sable – je cite ses propres termes – ne garde que quelques secondes, l’empreinte de nos pas, »

Rue des boutiques obscures

Patrick Modiano

Photo M. Christine Grimard

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Quelques empreintes effacées par la marée

Quelques pas sur le sable balayé par les vagues

Quelques paroles emportées par le vent

Quelques heures de plaisirs maritimes

Quelques jours de vacances au soleil

Quelques amours aussi vites envolées

Quelques passants désœuvrés et blasés

Quelques oiseaux dérangés par les cris

Et puis au bout de la jetée

Le roulement des galets

La chanson des vagues

Le parfum de l’océan

Le vol des goélands

Et le vent qui passe en emportant le temps