Un été bleu horizon (12)

« Rien n’est moins effrayant que cette douce et perfide invasion de la marée montante. »

Les ailes de courage

George Sand

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Marée montante

Photo Marie-Christine Grimard

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Marcher

Respirer

Se laisser caresser par les vagues

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Photo Marie-Christine Grimard

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Admirer

La beauté des franges d’écume

Dentelées de lumière

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S’asseoir

Attendre que la marée monte

Sur le banc de sable

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Photo Marie-Christine Grimard

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Profiter

De la beauté des vagues

Pour le temps qu’il me reste

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Photo Marie-Christine Grimard

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Compter

Les minutes qui s’écouleront

Jusqu’au recouvrement de la dune

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Photo Marie-Christine Grimard

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Admirer

Le courage des sternes

Indifférentes au courant qui les cerne

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Photo Marie-Christine Grimard

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Se dire

Qu’il y a toujours plus fou que soi

Et reculer jusqu’au banc de sable le plus proche

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Photo Marie-Christine Grimard

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Quand on n’a pas d’ailes

Avoir des jambes et s’en servir

À la vitesse d’un cheval au galop !

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Journal : un peu d’air pur

Vidéo M. Christine Grimard

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Partir travailler dans le froid, le brouillard et la nuit.

S’arrêter au feu rouge, le regard dans le vide.

Soudain, voir s’épanouir un rai de lumière sur l’estran, imaginer le vol d’une sterne au ras de l’eau.

Se remémorer ce moment de plénitude sans entendre le klaxon de la voiture qui s’impatiente au feu vert…

Et démarrer, les yeux fixés sur le sable et l’esprit flottant sur l’océan.

Inspirer à fond l’air du large, et ne plus sentir les relents de gazole derrière la fragrance iodée des vagues.

Finalement, la journée sera lumineuse…

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Photo M.Christine Grimard

Un été bleu outre-mer (15)

« Le fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière. »

L’eau et les rêves essai sur l’imagination de la matière (1942)

Gaston Bachelard

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Photo m. Christine Grimard

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Flaque de ciel

À admirer

Reflets de miel

Nuages à pied

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Un monde en bleu

Où la lumière

Court en lisière

Devant mes yeux

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Un autre monde

Où les fées passent

Et font la ronde

Sous la surface

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Juste un miroir

Que le soleil

Peindra ce soir

D’un beau vermeil

Un été bleu outre-mer (5)

« Hutte répétait qu’au fond, nous sommes tous des hommes des plages et que le sable – je cite ses propres termes – ne garde que quelques secondes, l’empreinte de nos pas, »

Rue des boutiques obscures

Patrick Modiano

Photo M. Christine Grimard

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Quelques empreintes effacées par la marée

Quelques pas sur le sable balayé par les vagues

Quelques paroles emportées par le vent

Quelques heures de plaisirs maritimes

Quelques jours de vacances au soleil

Quelques amours aussi vites envolées

Quelques passants désœuvrés et blasés

Quelques oiseaux dérangés par les cris

Et puis au bout de la jetée

Le roulement des galets

La chanson des vagues

Le parfum de l’océan

Le vol des goélands

Et le vent qui passe en emportant le temps

Un été en bandoulière (33)

« On ne revient jamais d’aucun voyage, car celui qui revient n’est plus le même. Ce dépaysement que nous allons chercher sur d’autres territoires, d’autres lumières, d’autres parfums, est un subtil et nécessaire exil intérieur. »

Se trouver – La psychanalyse nous aide-t-elle à moins souffrir ? Anne Dufourmantelle

Photo marie-christine grimard


.  Qu’es-tu venue chercher sur cette plage ?

Un peu d’air du large 

Un parfum d’iode et d’embruns 

Un soupçon de sérénité

Un instant de tranquillité 

Une belle portion de lumière 

Un grand bol d’écume de mer 

Un zeste d’évasion 

Un pur moment de Plaisir 

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. Et qu’as-tu trouvé sur cette plage ?

Tout cela 

Plus 

Moi 

Un été en bandoulière (20)

« Les lumières couraient loin sur la mer et le bord de l’eau luisait de phosphorescences laiteuses. Les vagues étaient constamment tirées sur l’étendue de la plage puis retirées, comme un lit qu’on ferait sans parvenir à étaler convenablement les draps. »

Graham Greene

Photo m ch grimard


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Marcher le long de l’estran

Se laisser caresser par les vagues 

Suivre le reflux 

Glisser sur le miroir où se noient les nuages 

Et oublier le temps

L’air est si doux 

Au loin on entend le vent jouer dans les voiles 

Un goéland surfe sur des sirius aussi légers que des fils de soie 

Le ciel griffé de quelques traits de craie, étale fièrement son outremer

Une aigrette glisse  au milieu des rochers 

De sa démarche de ballerine, elle louvoie entre les algues 

Puis s’empare d’un coquillage qu’elle emporte d’un coup d’ailes argentées 

Lançant un cri de triomphe vers les nuages 

Comme un éclat de rire