Photo du jour : course en ciel

Photo Marie-Christine Grimard

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« On y va, les gars !

On ne reste pas là

Au-dessus de ces fous

Dépêchons

On part vers le sud

Jusqu’à la mer

En un tour de mistral

On y sera

À nous les alizés et les vahinés »

Entend l’enfant à sa fenêtre

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Photo Marie-Christine Grimard

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« Où courez-vous nuages ?

Vers quels cieux plus cléments ?

Ne partez pas au loin

Ne m’abandonnez pas

Sans vous, le ciel est si vide

Sans vous, la terre est si seule

Restez encore un peu avec moi ! »

Crie l’enfant derrière sa fenêtre

Un été bleu horizon (8)

« Le ciel est, par-dessus le toit,

Si bleu, si calme!

Un arbre, par-dessus le toit,

Berce sa palme. »

Sagesse (1874),

Paul Verlaine

Photo m Christine Grimard

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Impossible d’ajouter un seul mot à ceux du poète

Surtout CE poète

A travers le balancement de ses mots on voit les palmes danser, même si par-dessus le toit, aujourd’hui le ciel n’est ni bleu, ni calme!

Oui rien à ajouter, vraiment ….

Ou alors, ceci :

Vidéo M Christine Grimard

To do list 63 : nuages de passage

Photo M. Christine Grimard

    Regarder les nuages faire la chenille en regrettant d’avoir raté le début du spectacle.
    Enfourcher les alizés pour tenter de les rejoindre au grand bal d’Halloween
    Savoir que les nuages, comme les ennuis, ne sont que de passage.
    Avoir la tête dans les nuages, histoire de recouvrir ses soucis d’un voile de coton doux.
    Choisir d’avancer, les yeux dans le ciel, car c’est la ouate que l’on préfère.
    Rêver d’être aussi légère qu’un nuage pour faire le tour de la terre en un coup de vent.

Un été bleu outre-mer (2)

« J’ai plus de vie passée à regarder la terre, l’eau, les nuages, les murs, les outils, que les visages. Et je les aime. »

– Trois chevaux –

Erri De Luca

Photo M. Christine Grimard

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J’ai plus de vie passée à observer les visages, à deviner les secrets au fond des regards, à entendre les paroles que l’on tait, à percevoir les battements de cils et de cœurs, qu’à détailler la terre que je foule. Mais je l’aime aussi.

La plupart de mon temps passe sans que je ne le rattrape jamais.

Mais quand la vie se calme, qu’il est bon de s’installer au milieu de nulle part, à mille miles de toute réalité quotidienne, juste à la verticale d’un troupeau de nuages, et de les regarder traverser le ciel.

Pour le plaisir.

Et sourire au temps qui passe juste pour soi.