Phrases 16 : Mots marins

“La mer touche au plus profond de l’homme.Dans la lumière du soleil, n’est-elle pas le miroir de l’âme humaine ?”

Philippe Plisson

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Photo M. Christine Grimard

Photo M. Christine Grimard*

  • Monte les voiles, même si le vent fraîchit, un voilier n’est pas fait pour rester au mouillage, là-bas, les alizées seront plus doux et la lumière sera plus belle; nous irons vent debout jusqu’au bout de l’horizon.

  • Le soir du solstice d’automne, les marins prirent la route du nord, et cette nuit de tempête fut la plus longue de l’année pour les femmes restées à terre, qui entendaient la colère de l’océan se briser en vagues vertes sur la jetée du port, dans un tonnerre d’ouragan.

  • Regarde la crête des vagues, où le vent découpe ses franges de dentelles, se parer d’étincelles qu’elle déposera sur l’estran sur les cheveux des sirènes, pour qu’au matin ne reste sur le sable qu’un coquillage nacré, souvenir de leur sourire.

Phrases 15 : Mots éternels

Pour Rimbaud, l’éternité c’était la mer mêlée au soleil, cette photo me semblait illustrer parfaitement cette phrase. La phrase exacte étant :

Elle est retrouvée!

Quoi? -l’Éternité.

C’est la mer allée

Avec le soleil.

Arthur Rimbaud

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Photo dont je ne connais pas l’auteur

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  • Lorsque nous nous reconnaîtrons, tu comprendras combien tout le chemin déjà parcouru était court et que l’éternité nous avait ouvert ses portes pour que nous dansions chaque matin, à l’ombre de ses ailes, serrés l’un contre l’autre.
  • L’éternité creuse nos reins, courbe nos têtes et disperse nos cendres au vent de l’oubli, mais le temps n’a pas de prise sur les âmes qui s’aiment puisqu’elles volent plus vite que le son et se nourrissent de lumière.
  • Quand je marche sur cette plage habillée de son seul parfum d’éternité, le temps disparaît au vent mauvais; il ne reste de mes sanglots anciens qu’une trace de pas que les vagues effaceront avant que le matin ne revienne.

Clichés 45 : Éternel retour

“Entre les rivages des océans et le sommet de la plus haute montagne est tracée une route secrète que vous devez absolument parcourir avant de ne faire qu’un avec les fils de la Terre.”
Khalil Gibran
Pour cela il n’y a qu’à les suivre, elles connaissent le chemin :
été 2012 806

Photo M. Christine Grimard

C’est par là  —>
AOUT 2015 2417

Photo M. Christine Grimard

Où ? Par ici ? –>
AOUT 2015 2413

Photo M. Christine Grimard

Non, Par ici je crois…  —>
AOUT 2014 375

Photo M. Christine Grimard

Allons-y, c’est tout droit en suivant la lumière…

Clichés 27 : Au bord de l’eau (2)

Clichés 20 : Un petit air de liberté

 Ici l’ambiance est oppressante.

J’ai besoin d’un peu d’air.

D’un peu de liberté.

Venez, on va faire un tour.

Là-bas

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Photo M. Christine Grimard

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on respire

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Photo M. Christine Grimard

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on les suit

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Photo M. Christine Grimard

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on se pose

un instant

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Photo M. Christine Grimard

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Agréable non ?

Mieux que les tranquillisants

Allez, on respire !

*

 

Photo du jour : Encore la mer, toujours la mer !

Photo M. Christine Grimard

 

Cette photo, je l’ai faite à des dizaines d’exemplaires, à toute heure du jour, le matin, le soir, au crépuscule, à contre-jour ou en pleine lumière.

Il faut dire que me suis noyée dans tout ce bleu. J’ai empli mes poumons de ce vent. J’ai laissé ces étincelles me brûler les yeux et me chatouiller l’âme.

C’était si bon de rester là et de se sentir fondre dans ce décor.

C’était si bon.

 

Cette photo, je l’ai faite a des dizaines d’exemplaires, sur toutes les coutures, dans toutes les positions.

Il faut dire que le sujet était complaisant. Il se laissait toujours photographier avec patience, ne fuyait jamais l’objectif, bien qu’il ne lui sourît pas souvent.

Avec ou sans bateaux, avec ou sans oiseaux, avec ou sans vagues, avec ou sans soleil.

C’était si bon.

 

Cette photo, je l’ai faite à des dizaines d’exemplaires, sur tous les tons, sous tous les vents, par tous les temps.

Il faut dire  qu’il n’est pas si lointain, le temps où je n’étais qu’une poussière de cet océan.

Il faut dire que j’ai toujours eu la sensation de rentrer à la maison, quand je revenais sur cet estran.

C’était si bon.

 

Cette photo, je l’ai faite à des dizaines d’exemplaires.

Mais je ne m’en lasse pas !

Il faut dire que la vie était si douce sur cette berge.

C’était si bon.