Phrases 19 : Mots effacés

« J’appelle l’amour et la compassion une religion universelle. Telle est ma religion. »

Dalaï Lama

Photo M. Christine Grimard

*

  • Le soir descend sur la mer, au loin, une voile avance en silence; elle glisse en douceur sur un océan d’étincelles, emportant les tourments du jour; lorsqu’elle aura disparu à l’horizon, de son sillage ne restera qu’une ligne bleutée que le crépuscule effacera d’un trait noir.

*

  • Le cœur des hommes bat pour tant de futilités, répétées chaque jour, qu’il n’y a plus de place pour l’humanisme, et de ces jours enchaînés ne restera que le souvenir à moitié effacé de l’humain qu’ils auraient dû être,  volatilisé à l’horizon dans le tourbillon de l’oubli.

*

  • Quand la nuit tombera effaçant les couleurs de la vie, je trouverai mon chemin dans ton regard et les ténèbres ne me feront plus peur.
Publicités

Phrases 17 : Mots d’espoir et de désespoirs maritimes

“La mer joint les régions qu’elle sépare.”

Alexander Pope

*

AOUT 3 2015 119

Photo M.Christine Grimard

  • Quand la mer est calme, il paraît si facile de la traverser en savourant le bercement des vagues et la caresse du suroît, pour découvrir des rivages accueillants de l’autre côté de l’horizon, après quelques jours de navigations et quelques nuits d’émerveillements sous les étoiles.
  • Quand la mer est démontée, elle devient un obstacle infranchissable, monstrueuse de colère à grands renforts de Noroît, où le plus calme des courants se métamorphose en océan austral rugissant, où plus rien ne compte pour survivre que le courage et la solidarité des marins face au déchaînement des éléments.
  • Quand la mer sépare les hommes au lieu de les réunir, qu’ils se replient sur leurs rivages de part et d’autre d’un mur hostile, qu’ils se regardent en ennemis repliés dans leurs certitudes et leurs traditions, qu’ils ne s’écoutent plus, pourquoi s’étonnent-ils qu’elle devienne un cimetière immense où le corps de leurs enfants flottera à jamais dans leurs mémoires ensanglantées ?

 

Poème : Rêve au vent fripon

aout 2015 4 143

Photo M. Christine Grimard

 

*

Sous mes paupières closes

Dansent des tâches de soleil

Le ciel tout entier déborde

D’un torrent pastel

Parsemé d’encre et d’étincelles

La nuit efface le temps

Les murs de la chambre

S’envolent au large

Et les nuages nagent

Au vent fripon

Qui gonfle les voiles

Et fait briller les étoiles

*

Mon enfant

Laisse aller le temps

Laisse pleurer le sang

Oublie ce corps si lourd

Cours

Suis le goéland

Sous le vent…

*

Oh mais il s’est caché

Quelque chose l’a effrayé !

C’est le réveil qui a sonné

Mon enfant, il faut te lever

Ce matin c’est la rentrée !

*

Ne t’inquiète pas

Il t’attendra

Et ce soir tu le retrouveras

 Là-bas

Sur l’estran

Sous le vent !

*

Phrases 16 : Mots marins

“La mer touche au plus profond de l’homme.Dans la lumière du soleil, n’est-elle pas le miroir de l’âme humaine ?”

Philippe Plisson

*

Photo M. Christine Grimard

Photo M. Christine Grimard*

  • Monte les voiles, même si le vent fraîchit, un voilier n’est pas fait pour rester au mouillage, là-bas, les alizées seront plus doux et la lumière sera plus belle; nous irons vent debout jusqu’au bout de l’horizon.

  • Le soir du solstice d’automne, les marins prirent la route du nord, et cette nuit de tempête fut la plus longue de l’année pour les femmes restées à terre, qui entendaient la colère de l’océan se briser en vagues vertes sur la jetée du port, dans un tonnerre d’ouragan.

  • Regarde la crête des vagues, où le vent découpe ses franges de dentelles, se parer d’étincelles qu’elle déposera sur l’estran sur les cheveux des sirènes, pour qu’au matin ne reste sur le sable qu’un coquillage nacré, souvenir de leur sourire.

Phrases 15 : Mots éternels

Pour Rimbaud, l’éternité c’était la mer mêlée au soleil, cette photo me semblait illustrer parfaitement cette phrase. La phrase exacte étant :

Elle est retrouvée!

Quoi? -l’Éternité.

C’est la mer allée

Avec le soleil.

Arthur Rimbaud

CLzl6DdWoAAkuPv

Photo dont je ne connais pas l’auteur

*

  • Lorsque nous nous reconnaîtrons, tu comprendras combien tout le chemin déjà parcouru était court et que l’éternité nous avait ouvert ses portes pour que nous dansions chaque matin, à l’ombre de ses ailes, serrés l’un contre l’autre.
  • L’éternité creuse nos reins, courbe nos têtes et disperse nos cendres au vent de l’oubli, mais le temps n’a pas de prise sur les âmes qui s’aiment puisqu’elles volent plus vite que le son et se nourrissent de lumière.
  • Quand je marche sur cette plage habillée de son seul parfum d’éternité, le temps disparaît au vent mauvais; il ne reste de mes sanglots anciens qu’une trace de pas que les vagues effaceront avant que le matin ne revienne.

Clichés 45 : Éternel retour

“Entre les rivages des océans et le sommet de la plus haute montagne est tracée une route secrète que vous devez absolument parcourir avant de ne faire qu’un avec les fils de la Terre.”
Khalil Gibran
Pour cela il n’y a qu’à les suivre, elles connaissent le chemin :
été 2012 806

Photo M. Christine Grimard

C’est par là  —>
AOUT 2015 2417

Photo M. Christine Grimard

Où ? Par ici ? –>
AOUT 2015 2413

Photo M. Christine Grimard

Non, Par ici je crois…  —>
AOUT 2014 375

Photo M. Christine Grimard

Allons-y, c’est tout droit en suivant la lumière…