Haïku 190 : flambée

Photo M Christine Grimard

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Homme lève-toi

Regarde ton monde en feu

Donne-lui la paix

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Phrases 8 : Mots emportés

« L’enfant qui ne joue pas n’est pas un enfant,

mais l’homme qui ne joue pas a perdu à jamais l’enfant qui vivait en lui

et qui lui manquera beaucoup. »
Pablo Neruda

AOUT 2014 035

Photo M. Christine Grimard

Encore quelques minutes et la porte de l’enfance se refermera derrière toi, enfermant à jamais tes étonnements émerveillés sur l’étagère des souvenirs, bien rangés à côté de l’étincelle de malice qui brille encore parfois au fond de tes pupilles de jeune adulte plein de sagesse.

Tu marcheras le nez dans les nuages jusqu’à cette prairie où la vie t’aimera, et même si nos regards se perdent, tu sauras que mes  pensées t’accompagneront au bout de ton chemin.

Lorsque tu t’assoiras à l’ombre du couchant, assis contre cet arbre planté pour ta naissance si grand qu’il te cachera le ciel, et que le rossignol chantera la lumière de ton dernier jour, je serai là au bord de cette rive et je prendrai ta main pour que tu n’aies pas peur.

 

(NDA: cette photo de mon plus jeune fils, qui me paraissait bien illustrer ce sujet de l’enfant en marche vers la vie d’adulte, est beaucoup plus difficile à regarder que je ne le croyais…)

Clichés 9: Sur terre (3/3)

Sur la terre, les hommes ont laissé:

Leurs mots

terre5

Photo M. Christine Grimard

 

Leurs œuvres

nikon mars 2014 2738

Photo M. Christine Grimard

 

La trace de leurs erreurs

nikon mars 2014 2634

Photo M. Christine Grimard

 

 La trace de leurs facéties

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Photo M. Christine Grimard

 

 Et la terre leur renvoie:

L’image de leurs errances

nikon mars 2014 1513

Photo M. Christine Grimard

 

 La beauté de sa lumière

terre 5

Photo M. Christine Grimard

 

Photos faites sur la Plage du Veillon en Vendée.

 

 

Photo du jour: Homme ou Loup

loup

L’Homme est un loup pour l’homme, c’est bien connu…

Ceci est très injurieux pour le loup.

Comparé à ce que fait l’homme de sa vie, de son monde, de ses semblables, le loup est un agneau!

J’essaye toujours de voir le beau côté des choses, la beauté des nuages, ou l’utilité de la pluie, même si le manque de luminosité pèse parfois lourd sur mon humeur.

Cependant, ces jours-ci j’avoue que j’ai beaucoup de difficultés à pardonner à mon espèce, sa cruauté, sa bêtise, sa violence et son abjection !

Ce que l’on devient me révolte !

La vie est si précieuse, si difficile à protéger, si dure à mettre au monde, si belle à préserver.

Comment peut-on faire fi de la vie de nos semblables ?

Comment peut-on perdre le respect de la vie des autres ?

Comment peut-on brader la vie de nos frères, sous n’importe quel prétexte, que ce soit la religion, la Politique, la Nation, la Couleur de peau, la culture, les habitudes de vie ?

AUCUN PRÉTEXTE n’est acceptable pour voler sa vie à notre frère humain.

Les hommes se sont inventé des lois, des dieux, des religions, des dictats, plus nombreux les uns que les autres. La plupart du temps, pour se gâcher la vie, et le reste du temps pour gâcher celle des autres.

Dieu existe probablement, toutes les merveilles qui nous entourent, étant difficilement le fruit du hasard. Et s’il nous a laissé la liberté d’exister, il doit le regretter amèrement certains jours. Nous sommes capables du pire, et ces derniers jours, nous le montrent, d’un bout à l’autre du globe.

Réveillons-nous !

Cette terre est notre maison.

Ces hommes sont nos frères.

Il est déjà difficile de survivre à notre condition humaine, pourquoi ne sommes-nous pas solidaires, pour le temps si court où nous sommes vivants ?

Pourquoi ne sommes-nous pas capables de nous aimer ?

Je suis mère, et je connais le prix de la vie, il est inscrit dans ma chair en lettres de feu. C’est probablement pour cela que je ne peux pas admettre que l’on attente à la vie en général.

Il nous reste si peu de temps, ne le gâchons pas dans des querelles vaines et dérisoires. Il est si agréable de se rapprocher de celui qui est différent. C’est si enrichissant.

Pourquoi ne pas essayer, TOUT DE SUITE ?

Antoine de Saint-Exupéry dans Citadelle nous le disait déjà, il y a bien longtemps: «  … Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. ”