Un été bleu outre-mer (2)

« J’ai plus de vie passée à regarder la terre, l’eau, les nuages, les murs, les outils, que les visages. Et je les aime. »

– Trois chevaux –

Erri De Luca

Photo M. Christine Grimard

.

J’ai plus de vie passée à observer les visages, à deviner les secrets au fond des regards, à entendre les paroles que l’on tait, à percevoir les battements de cils et de cœurs, qu’à détailler la terre que je foule. Mais je l’aime aussi.

La plupart de mon temps passe sans que je ne le rattrape jamais.

Mais quand la vie se calme, qu’il est bon de s’installer au milieu de nulle part, à mille miles de toute réalité quotidienne, juste à la verticale d’un troupeau de nuages, et de les regarder traverser le ciel.

Pour le plaisir.

Et sourire au temps qui passe juste pour soi.

Publicités

Vases communicants d’avril : L’alpiniste est un accordéoniste

Je publie ici les photos du Leporello que j’ai réalisé selon les conseils amicaux et avisés de Dominique Autrou, auteur du blog « la distance au personnage », avec qui j’ai partagé la joie de faire paraître ce vase communicant début avril.  Le point de départ était, selon l’idée de Dominique que je remercie de nouveau chaleureusement pour son accueil amical, un extrait de Pour un guide d’escalade, in Le plus et le moins, Erri de Luca, Gallimard 2016 :

« Les doigts pensent, en touchant des renfoncements, des saillies, des fentes.

Les doigts pensent au corps qui doit les suivre.

Puis, les pieds ouvrent la poussée qui se stabilise sur les prises suivantes.

Le corps qui grimpe est un accordéon qui s’ouvre et se ferme entre les pointes des pieds et les mains. »

Je vous invite à tenter l’expérience, c’est un moment de sérénité très agréable que de « fabriquer » un petit ouvrage de ses mains, sans autre prétention que de laisser les mots et les images venir se poser sur le vélin, et de tenter de les accueillir du mieux que l’on peut pour les inciter à s’y incruster pour l’éternité…

*****

*

*

*

*

*

*

*

*

******

à Suivre…. à vous !

Vases communicants d’avril : L’alpiniste est un accordéoniste

« Tiers Livre de F. Bon et Scriptopolis  sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement…

Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. »

Sur le blog : Le rendez-vous des vases communicants, tenu désormais par Marie-Noëlle Bertrand vous retrouverez la liste des échanges de ce mois

*

Je suis très heureuse d’échanger pour la première fois dans le cadre des « Vases » avec  Dominique Autrou , qui anime le blog la distance au personnage, où vous pourrez découvrir la grande beauté de ses partages, photos et textes.

Nous avons décidé d’échanger à partir d’un Leporello ( ou « Livre pauvre » confectionné de la main de l’auteur). Je le remercie chaleureusement de m’avoir ainsi initié à cet art exigeant. J’ai pris un grand plaisir à réaliser ce petit livret avec l’aide de ses précieux conseils et lui suis très reconnaissante d’avoir accepté cette idée de départ. Si vous souhaitez voir ma production, rendez-vous sur son blog, où il me fait le grand plaisir de me recevoir. Je vous laisse juger du résultat, et vous souhaite une navigation agréable entre les lignes et les textes de ce mois-ci.

Comme point de départ, Dominique s’est souvenu d’un texte écrit par Erri de Luca extrait de Pour un guide d’escalade dont il indique les références sur son blog. Le mouvement du corps de l’alpiniste rappelant celui de l’accordéon, a inspiré notre travail.

**

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

texte et photos Dominique Autrou