Photo du jour : Prémices

« La terre, demi-nue, heureuse de revivre

A des frissons de joie aux baisers du soleil… »

Rimbaud

dune3

Photo M. Christine Grimard

Quelques heures de soleil auront suffi

Pour que renaisse la vie

Sur la dune endormie

Graminées ailées et chardons bleutés

Bravent le vent salé

Et la morsure du gel

Pour déployer leurs ailes

Au soleil de midi.

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Photo du jour: Remparts

Photo M. Christine Grimard

Photo M. Christine Grimard

 

Remparts dérisoires contre l’océan.

Remparts sans espoirs contre le temps.

Remparts passoires contre le vent.

 

La dune s’en va inexorablement, marée après marée.

Le flux emporte à grand flots des millions de grains de sable, minuscules .

Saison après saison, la colline fond, la dune recule.

Rien ne sert de pleurer, vains sont les regrets.

 

La vie change.

La vie court.

Le monde est étrange.

Le monde est sourd.

 

L’océan monte inexorablement, année après année.

Il noie les efforts et les illusions de ceux qui voudraient l’arrêter.

Les fragiles barrières ne pourront pas le retarder.

Mais abriteront du vent les chardons bleus argentés.

 

La vie restera

La vie gagnera

La vie sourira

La vie survivra

 

Photo M.Christine Grimard

Photo M.Christine Grimard

 

 

Pour ceux qui le souhaitent d’autres photos se trouvent là
http://marie-christinegrimard.overblog.com/2014/08/photos-du-jour-remparts.html

Photo du jour : Instant

Photo M. Christine Grimard

Photo M. Christine Grimard

 

Juste un instant de danse dans le vent .

Cette photo date de l’été 2012, où cette dune existait encore. Aujourd’hui, elle a disparu dans les tempêtes successives d’équinoxe puis des hivers suivants. Cette image a été volée au temps qui passe, et le fantôme des graminées qui dansaient dans le vent, hante ma mémoire.

Je suis là à cet instant et j’attrape le temps. Il me brûle les doigts, il me brûle le cœur.

Combien de temps encore …

Trop peu !

Le Ciel peut attendre ..

Le jour où je suivrai une envolée d’oiseaux , plume légère sur les ailes du vent, n’est pas encore là.

Le temps qui s’égraine en gouttes de plaisirs terrestres, me paraît si court. Il me laissera bien, encore quelques années avant de me transformer en boule d’énergie pure.

Les petits grains de miel picorés dans la douceur de cette vie me manqueront , mais je sens que je vais adorer me déplacer sans effort apparent d’un bout à l’autre de la galaxie, en sentant le vent solaire me caresser les neutrinos …

Il suffira d’éviter les trous noirs ..