Un petit air d’hiver (9) : liste d’attente

Stephen Hawking :

« Be curious. And, however difficult life may seem, there is always something you can do and succeed at. It matters that you don’t just give up. »

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Photo m Christine Grimard

Ne pas se laisser engloutir par le manque de lumière.

Apprécier les ciels d’orage comme on le ferait d’un spectacle de jazz où le batteur se croit seul au monde.

Tendre ses branches vers le ciel pour capter la moindre parcelle de lumière comme on prendrait sa douche sous une cascade tropicale.

Se réchauffer du pâle soleil de mars aussi gris au zénith qu’au petit matin, en occultant les quelques flocons qui tourbillonnent autour de son tronc.

Prendre solidement appui sur ses racines pour résister aux violentes rafales de mars, leur tourner résolument le dos, le regard tourné vers l’été qui viendra.

Ne jamais se décourager et ne garder que le meilleur de la vie qui va, laissant derrière soi l’inutile et le mauvais.

Rêver au monde tel qu’il devrait être et s’en souvenir au matin, pour en bâtir un petit morceau chaque jour.

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Photo du jour : un peu de douceur 

 

photo m.christine Grimard

photo m.christine Grimard

Un petit matin de février où le givre a déposé son empreinte sur mon paysage, le jour s’habille de douceur et de silence.

Il suffit d’un peu de poudre blanche pour souligner les détails de ce tableau; voilà que ces quelques arbres si familiers prennent l’allure de ballerines et que je mesure la beauté de ce décor comme si je le voyais pour la première fois.

Ici, il y a encore trente ans, on ne trouvait que des moutons et des champs plats uniformes. Ce tableau a été dessiné de la main de l’homme qui a creusé le petit lac là où il n’y avait qu’un mince filet d’eau, et disséminé quelques bosquets en sentinelle.

Les arbres du premier plan, ont été plantés d’une main de femme, déraisonnable semble-t-il lorsqu’elle est lâchée dans une jardinerie comme dans une librairie… !  (Mais eut égard aux gens plus raisonnables qui m’entourent, je dois reconnaître qu’au bout de trente années de pousse, ils ont pris une ampleur certaine. Cependant je me refuse à choisir entre eux pour « faire de la place », choisit-on entre ses enfants ?).

L’ensemble est enfin sublimé par le travail quotidien d’un orchestrateur naturel hors pair qui soigne ses effets de surprise, et ses entrées. Le spectacle est ainsi renouvelé chaque matin, et je dois dire qu’aujourd’hui il a fait fort !

Pour le remercier, je lui offre un peu de musique ainsi qu’à tous ceux qui viennent s’asseoir un instant devant ce paysage ce matin avec moi.

Un peu de douceur partagée, rester au chaud et écouter Miles, c’est bon. Non ?

Vidéo : Miles David, I fall in love too easily.

 

Clichés 62: Rien d’important (3)

« Trees are poems that the earth writes upon the sky.”

Kahlil Gibran     « Sand and Foam »

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Photo M. Christine Grimard

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Quand la terre aura perdu ses arbres, nous ne serons plus rien.

Pourvu que nous le comprenions avant qu’il ne soit trop tard !
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Photo M. Christine Grimard

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Passer des journées entières dans les arbres

Passer une vie entière sous les arbres

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Photo M. Christine Grimard

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Une palette aux mille nuances

Un spectacle différent chaque jour

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Photo M. Christine Grimard

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Un bain de lumière

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Photo M. Christine Grimard

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Vous avez dit « Paillettes » pour les fêtes

Servez-vous !

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(NB: Toutes ces photos ont été faites dans mon jardin…)