Photo du jour : histoire de ciel

« Les yeux appartiennent au ciel, pas à la chair. »

Christian Bobin

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Photo Marie-Christine Grimard .

.

Petit matin

Averse d’hiver

Pluie de glace mêlée

Vent d’est tourbillonnant

A l’abri derrière sa fenêtre

La fillette regarde le ciel mauve

Elle dessine sur la vitre perlée

En soulignant de son index léger

Les branches dénudées du grand frêne

L’oiseau bleu se pose à la cime de l’arbre

Elle l’attendait sans le savoir vraiment

Il est revenu pour son regard bleu

Pour ses yeux de nuages

Pour son visage de rose

Il se souvient d’elle

De leur histoire

D’avant la vie

Cet été là

Ailleurs

Hier

.

23 réflexions sur “Photo du jour : histoire de ciel

  1. je l’aime et voudrais l’être encore la fillette (m’y efforce) – gardons la en nous

    Aimé par 1 personne

  2. Les meilleures vœux à la Fillette du poème. ☺️
    Amities
    John

    Aimé par 1 personne

  3. Elle aime jouer les fillettes de l’air… 🙂

    J'aime

  4. Délicatesse des mots comme l’index de la fillette sur cette vitre.

    Aimé par 1 personne

  5. Joli poème ! La fillette, comme tous les enfants, appartient encore pour moitié au ciel d’où elle vient…

    >

    Aimé par 1 personne

  6. Très jolie citation de Bobin et magnifique poème. Superbe cliché. Bonne semaine 🙂

    Aimé par 1 personne

  7. bonjour– le texte qui suit – écrit il y a deux jours – est moins « romantique », mais puisqu’il parle aussi de vitre , je juge opportun de te le transmettre ( en fait il s’agit d’une « variation » sur un écrit d’Emily Dickinson ( le F535 )


    Celle ci est figée

    dans l’attente du lieu.

    – Ce pourrait être cette mouche

    derrière la vitre

    qui s’est perdue

    dans la touffeur de la chambre.

    Qui, s’est égarée ainsi,

    sans avoir de terre en vue,

    sans rejoindre sa péninsule bleue

    ayant aussi perdu l’espoir d’espérer.

    L’air reste trop calme: plus rien ne le perturbe,

    Qu’elle, ne vit plus pour voir.

    Aucune terre en vue.

    Rien , jamais, ne profane

    l’étendue des années,

    – les soubresauts d’orage

    sont trop lointains – .

    Elle a le front

    appuyé sur la vitre,

    le souffle suspendu,

    l’air raréfié,

    où plus rien ne s’immisce,

    – ainsi elle mourut.

    La mouche cessa de bourdonner .

    RC

    Aimé par 1 personne

  8. Merci pour ce poème/image évocateur
    [En chaque gouttelette d’eau, chante un oiseau, dessine un enfant]

    Aimé par 1 personne

  9. Merci pour ce jolie poème et cette belle photo que je découvre avec un peu de retard mais toujours le même plaisir

    Aimé par 1 personne

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