To Do List 25 : Moins que rien

« Tu ne sauras jamais combien j’ai aimé ta manière d’être attentif au rien du ciel. »

Christian Bobin

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Photo M.Christine Grimard

  • Apprendre à aimer la pluie pour mieux apprécier le soleil.
  • Habiller sa vie de petits riens puis décider de se détacher de tout.
  • Se dire que l’on ne manque de rien puisque tout est là devant soi.
  • Attraper le petit rien qui me fera tout aimer de ce jour.
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Photo du jour : Rouge et Or

« J’aimerais vous écrire en couleurs.

Par « écrire en couleurs » je veux dire : rendre hommage à cette vie dont les chars en feu paradent sous nos yeux obstinément clos.
L’extrême sensibilité est la clé qui ouvre toutes les portes mais elle est chauffée à blanc et brûle la main qui la saisit.
Le Coeur – cette région non sentimentale que nous avons dans la poitrine, un volcan endormi de pensées. »
Christian Bobin

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Photo M.Christine Grimard

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Se nourrir des couleurs du monde

Les caresser du regard

En absorber les parfums

Les conserver dans ses cellules

Comme on invente sa vie

En colorier ses jours

En iriser ses nuits

Devenir artiste le temps d’un matin

Pour jouer à cache-cache

Avec la lumière

Et s’en souvenir

Les jours de pluie

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So long Léonard Cohen

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Show me the place

Where you are going to go

Show me your heart

Show me your way

Show me the place

Where you fly away your words

Show me your soul

Which is shining in your songs

Show me your voice

Thank you for giving us your heart

Thank you for being you

So long Léonard

So long

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Show me the place

Leonard Cohen

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Variations et vibrations : Désirs d’ailleurs et d’autrement

Parfois me viennent des désirs de temps choisi

de temps libre

pour voir, écouter, lire

Loin du tumulte du monde et de ses soubresauts

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Photo M.Christine Grimard

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Faire comme si l’été était encore là

Comme si j’étais encore là-bas

Sur la terrasse, à lire, à écouter, à voir, à raconter

à aimer

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Hier j’ai entendu  sur France culture Win Wenders parler de son film « Les beaux jours d’Aranjuez », il disait que c’était le premier film pour lesquels ses désirs étaient devenus réalités, qu’il l’avait tourné en une dizaine de jours seulement d’après l’œuvre de Peter Handke Les Beaux Jours d’Aranjuez, un dialogue d’été. Il a tourné en français pour la première fois, et en stéréoscopie.

« De nouveau l’été, de nouveau un beau jour d’été, une femme et un homme sous les arbres… »

Wim Wanders dans sa période bleue comme il le dit au début de cet entretien.

Et mon envie de déguster ce film…

 

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En fin d’entretien il a choisi le titre suivant :

Gus Black « The world is on fire « 

Titre presque prémonitoire.

Et se laisser bercer par la musique, malgré tout..

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Autre désir, celui de lire qui est au moins aussi fort chez moi que celui d’écrire.

Mon dernier choix se porte sur le dernier livre de Serge Joncour, « Repose-toi sur moi » qu’un ami m’avait récemment gentiment recommandé. Un livre optimiste, contrastant avec l’air du temps, un roman d’amour comme je les aime. J’avais déjà apprécié « L’amour sans le faire ». Une parenthèse heureuse où le ciel est bleu, comme celles auxquelles je m’accroche au quotidien pour survivre aux nuages noirs qui recouvrent parfois ce monde.

L’écrivain a été récompensé pour « Repose-toi sur moi », par l’obtention du prix Interallié. Qu’il en soit félicité comme il se doit, même si les récompenses ne sont pas ce qui me porte en général vers tel ou tel livre…

 

livre

Photo MCGrimard

Je vous en donne la première phrase :
« Avant de sonner au portail, Ludovic prend toujours une grande inspiration, histoire d’accélérer son rythme cardiaque, se préparer au coup de sang ou à l’accueil glacial. »
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Et puis toujours la musique, lire en musique, travailler en musique, écrire en musique…
Un petit café et un peu de Saxo..

(Amy Dickson, saxophoniste jouant Philip Glass : Concerto n° 1 pour violon)

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Un jour pour soi

Un jour pour rien

Un jour pour tout

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Clichés 96 : Escapade méditerranéenne (2)

« Un jour que sous les roseaux
Sommeillait mon eau vive
Vinrent les gars du hameau
Pour l’emmener captive
Fermez, fermez
Votre cage à double-clé
Entre vos doigts
L’eau vive s’envolera. »

– L’eau vive –

Paroles et musique de Guy Béart

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Photo M. Christine Grimard

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Les rivages de la Méditerranée sont réputés pour être secs et arides, pourtant la place laissée à l’eau y est grande.
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Photo M.christine Grimard

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L’eau rassemble les hommes
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photo M christine grimard

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Et les hommes se rassemblent autour d’elle
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Photo M.Christine Grimard

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Elle les rassure

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Photo M. Christine Grimard

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Elle les porte
Elle les comble
Elle les enchante
Elle les fascine 
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« Ma petite est comme l’eau,
elle est comme l’eau vive
Elle court comme un ruisseau,
que les enfants poursuivent
Courez, courez vite si vous le pouvez
Jamais, jamais vous ne la rattraperez »
L’eau vive de Guy Béart