To Do List 12 : Eau de rose

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photo M.C.Grimard

  • Se convaincre qu’après la pluie viendra le beau temps et se réjouir de n’avoir pas à arroser.
  • Décider d’envoyer sur les roses tous ceux qui refuseront de voir la vie en rose ce matin !
  • Déposer une goutte d’essence de rose sur ses poignets avant de sortir.
  • Demander à Mignonne si elle veut venir voir si la Rose…
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Clichés 82 : Jaunes

“Certains peintres transforment le soleil en un point jaune ;
d’autres transforment un point jaune en soleil.”
Pablo Picasso

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Photo M.Christine Grimard

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Dans la continuité des couleurs de l’arc-en-ciel , je demande le jaune.

Jaune soleil

Jaune vermeil

Jaune miel

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Photo M.Christine Grimard

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Lumineux sous le soleil ou sous la pluie

Attirant tous les regards

Comme la blonde chevelure des sirènes

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Photo M.Christine Grimard

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Chaleureux

Lumineux

Joyeux

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Photo M.Christine Grimard

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Toutes les nuances du jaune

Du jaune paille

jusqu’à l’orange

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Photo M.Christine Grimard

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De quoi prendre

Un bain de lumière

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Photo M.Christine Grimard

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Mais l’orange

c’est une autre histoire

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Photo M.Christine Grimard

Comment faire des provisions de soleil quand il est absent depuis si longtemps ?

En faisant le tour du jardin…

Phrases 40 : Mots bêtes

« Jamais dans l’histoire, l’intelligence n’est arrivée à résoudre des problèmes humains lorsque leur nature essentielle est celle de la bêtise,

la plus grande puissance spirituelle de tous les temps. »

Romain Gary, Chien Blanc, 1970

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Photo M. Christine Grimard

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  • En regardant jouer mes chiens, je me demande pourquoi certains hommes pensent que les animaux n’ont ni âmes ni intelligence, et si le mot « bête » choisi pour les désigner ne devrait pas être réservé à son usage d’adjectif et accolé uniquement aux bipèdes ayant soi-disant figure humaine.
  • Contrairement aux bêtes qu’ils asservissent les hommes ont perdu leur instinct semble-t-il, en même temps que le respect de leur semblables et de leur environnement ; sauraient-ils encore survivre sans l’aide de leurs béquilles techniques, prothèses électroniques qui gouvernent leurs vies à chaque minute ?
  • Selon la légende, les bêtes sont cruelles et sanguinaires, les bêtes sont dépourvues de bon sens et ne suivent que leur instinct, les bêtes ne pensent qu’à manger et assouvir leurs désirs sans se préoccuper du reste, il me semble que tous ces défauts sont bien plus présents chez certains hommes; mais je suis moi-même très naïve et très bête et accorde toujours le bénéfice du doute à chaque être rencontré…

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Photo M. Christine Grimard

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« Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine…

mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue.« 

Albert Einstein

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Vases communicants : Un jour, la nuit (1/2)

Pour ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de lire mon texte écrit pour la journée de partage des « vases communicants » de ce mois avec Dominique Hasselmann, je le publie de nouveau. J’en profite pour le remercier pour sa photographie et pour cet échange agréable autour de nos textes et de la nuit…

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Photo Dominique Hasselmann

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La nuit est à moi.

J’aime sa lumière glissant sur le bitume. J’aime l’ombre des arbres qui cache les immeubles, l’instant où la ville reprend son allure de jungle. Quand les hommes se taisent et disparaissent, l’instant où la ville bascule de l’autre côté du miroir. La rue devient un fleuve où les phares des voitures se noient. J’aime l’instant où les lucioles des boulevards prennent leur envol. Je les suis du regard et je m’envole avec elles jusqu’à la cime des arbres. De là-haut, je peux tout observer. La nuit, le monde est différent.

Il faut dire que j’ai l’avantage d’avoir une vision nocturne parfaite. La plupart des hommes ne distinguent pas grand-chose après le coucher du soleil, c’est pourquoi ils ont inventé les réverbères et autres Leds. Ils ont peur du noir. Ils ont peur de tout et surtout de leur vie.

Moi, je n’ai peur de rien puisque je n’ai plus rien à perdre.

Avant, je vivais dans une grange donnant sur la colline, je dormais dans la paille et je courais la campagne dès le lever du jour. J’en ai vu des matins de soie et des soirs de velours. J’en ai dégusté des soleils de miel et des pluies glacées. C’était ma vie, l’aventure et la liberté, dure mais intense, inoubliable. Rien d’autre à faire que de trouver ma nourriture du jour et ma couche de la nuit. La précarité, les bonnes et les mauvaises surprises, les rencontres de hasard, le froid, la faim, mais aussi la liberté. Vu d’ici, je la regrette un peu…

J’ai choisi de venir en ville. Je me demande bien pourquoi.

Les lumières, les paillettes, la promesse d’un avenir meilleur, l’illusion d’une certaine richesse dont j’aurais pu profiter, tout cela m’a attiré comme un aimant. Voilà sept ans que je traîne mes guêtres sur ce bitume. J’en connais chaque centimètre. J’ai appris à mes dépends qu’il ne faut pas empiéter sur le territoire des voisins. J’ai connu des jours meilleurs dans ma jeunesse, mais à mon âge il est difficile de changer de vie. J’ai fini par m’habituer à l’inconfort et à la misère. Si je reste c’est parce que j’aime la nuit sur la ville. Quand le jour pointe son nez, je me cache et j’attends la nuit. Elle me réchauffe dans ses bras de lune, elle me donne la force de continuer à courir l’aventure. Mes nuits sont plus lumineuses que leurs jours. Leurs nuits sont à moi.

Je ne vous raconterai pas mes nuits. Elles sont mon secret, faites de rencontres incroyables, peuplées de fantômes et de fées. J’ai exploré chaque rue, parcouru chaque pavé, en silence. Personne ne me voit, je sais passer en silence. Je glisse sur leurs trottoirs. Tapi dans l’obscurité, j’habite leurs porches. Ils ne savent pas que je suis là. Parfois l’un d’eux me donne un peu de nourriture en passant. Très peu ont le courage de croiser mon regard, en général ils évitent de lever les yeux sur ma maigreur. Une fois, j’ai vécu quelques semaines dans un appartement cossu avec une jolie fille qui avait craqué pour mes yeux verts. Je dois dire que ce fût un moment de grâce. Elle me donnait sa douceur et des petits plats élaborés avec amour, je lui donnais toute la chaleur qu’il me restait en retour. Puis une nuit, l’appel de la liberté a sonné à la porte et j’ai retrouvé le goût âpre du bitume…

Peu importe, je garderai mes semelles de vent. Si je mange peu, je serai plus léger pour suivre mes désirs. Je n’ai plus de chaînes même si je n’ai plus d’amour. La liberté a un prix, celui des larmes de la solitude et du sang ! Peu importe ce qu’il adviendra de moi, tant que je serai libre et que j’éviterai le filet de la fourrière.

texte : Marie-Christine Grimard

photo : Dominique Hasselmann

Clichés 81 : Mauves

“Quand on veut écrire sur les femmes,
il faut tremper sa plume dans l’arc-en-ciel et secouer sur sa ligne la poussière des ailes du papillon.”
Denis Diderot
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Les femmes saupoudrent des étincelles de couleur dans leur sillage
Il suffit d’ouvrir les yeux pour le savoir.
Pour tous ceux qui veulent enduire ce monde de noir, je dessinerai un arc-en-ciel.
Aujourd’hui, je poursuis ces partages de couleurs avec le mauve.
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Photo M. Christine Grimard

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Photo M. christine Grimard

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Paraboles orientées vers la lumière

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Photo M. Christine Grimard

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Coupes regorgeant de miel

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Photo M. christine Grimard

 

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Grappes violine sans raisin
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Photo M. christine Grimard

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Mauve mariage du rouge et du bleu

Couleur paradoxale à la fois lumineuse et sombre

Apaisante et sensuelle

Laissant un goût de violette sur la langue

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“La couleur est un corps de chair où un coeur bat.”
Malcolm de Chazal

Photo du jour : Manque

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Photo M. Christine Grimard

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Chercher une photo pour illustrer un texte.

Tomber en arrêt devant ce souvenir.

Un photo si banale et pourtant si chargée d’émotions.

Se souvenir des journées d’été où le seul travail est de découvrir la vie qui va, la vie qui vibre.

Rester en arrêt devant  l’oiseau goûtant les grappes encore vertes.

Admirer les fleurs sauvages et les mouettes friponnes.

Se laisser guider par son vélo sans lui demander où il vous entraîne.

Se laisser porter par le vent sur les chemins de traverse.

Se laisser griser par le soleil jouant dans les pins.

Se laisser bercer par le bruit du ressac.

Se laisser aimer par le soir qui vient.

Se laisser vivre.

Encore.

Enfin.

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