Une Image… Une histoire: Vitrail (3)

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C’est le froid qui la réveilla.
Elle gisait sur le sol, la tête sur le marbre et la première image qu’elle distingua en reprenant connaissance fut son prénom gravé sur cette plaque.
Elle se redressa, et regarda autour d’elle. Elle était seule. Elle avait soudain très froid. Il fallait qu’elle sorte d’ici, le plus vite possible.
Elle se releva, et méprisant le douleur qui lui martelait les tempes, elle se précipita dehors.
La place du village était déserte, heureusement, Karen préférait que personne ne la voit dans cet état. Elle rentra chez elle, et se lava le visage, tâchant de dissimuler la tâche bleutée qui se répandait sur sa pommette gauche.
Elle ne parvenait plus à rassembler ses idées ni à se départir de cette impression négative ressentie dans l’église. Elle décida d’aller demander son aide à la bibliothécaire, qui avait l’air d’en savoir plus long qu’elle ne le disait.

La vieille dame la regarda fixement d’un air atterré, en silence, puis elle de décida à prendre la parole.
« Mon enfant, pour votre sécurité, je vous conseille de rester à l’extérieur de cette église! » dit-elle d’un ton sévère.
Karen n’avait encore rien dit, et se demandait comment son interlocutrice savait où elle s’était blessée.
« Ce n’est rien, répondit-elle, j’ai trébuché. Mais comment savez-vous que je suis tombée dans l’église ?
– Ce lieu est néfaste, et de nombreux accidents s’y sont déjà produit, je ne faisais que le supposer, dit la vieille dame en la regardant par-dessus ses lunettes. Certaines vérités doivent rester cachées, ajouta la bibliothécaire, et les exhumer pourrait être une source de grands bouleversements et de lourds chagrins.
– Je crois qu’une vérité déplaisante est toujours préférable au plus beau mensonge, ne croyez-vous pas ? Répliqua Karen.
– Je crois que vous ne savez pas de quelles forces vous parlez, ma jeune amie, répondit la dame un peu agacée.
Elle se détourna et se rendit dans la pièce voisine, laissant Karen sur sa faim.
Elle s’apprêtait à repartir quand la vieille dame revint, un livret jauni à la main, qu’elle lui tendit en disant:
« Il me semble que ce que vous cherchez pourrait se cacher entre ces pages. Je vous les confie, lisez-les puis rapportez-moi ce carnet et nous en discuterons si vous le souhaitez. »

Karen la remercia, puis rentra chez elle , serrant contre elle ce carnet, qui lui semblait aussi précieux qu’un trésor.
Pourquoi se sentait-elle tellement concernée par cette histoire?
Elle trouverait sans doute les réponses à ses questions entre les pages de ce carnet.
Elle se plongea dans sa lecture, et n’en put sortir avant l’aube.

Le jour se levait faisant scintiller les ailes de la colombe du vitrail.

Karen regardait ces étincelles danser dans la lumière du matin, ne pouvant détacher son regard de l’oiseau, des larmes plein les yeux…

–à suivre—

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