Elle et moi (Partie 12)

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En arrivant chez moi, je posai mon précieux cadeau sur le guéridon, n’osant pas l’ouvrir, comme on hésite à sortir marcher sous la pluie.

Etait-ce la crainte de refermer la porte derrière elle définitivement, ou était-ce pour garder le plus longtemps possible, le plaisir de l’attente de la revoir ?

Je ne pouvais détacher mes yeux de ce carton, mais je ne me décidais pas à y toucher. Finalement, je me persuadais qu’il était préférable d’attendre la nuit, lorsque la vie serait calmée, et que nous serons en tête à tête, Elle et moi, dans le silence de l’obscurité, pour échanger ces derniers instants de connivence.

Je n’avais pas envie de lui dire au revoir, j’avais envie de la porter en moi définitivement, comme un des trésors de ma vie.

Il fallait que je m’occupe en attendant que les déménageurs m’apportent le lit clos, pour éviter de penser à tous les évènements de la journée, pour éviter de m’effondrer. Je réalisais qu’il n’allait pas trouver sa place dans mon minuscule appartement dans son état actuel. Il fallait que je l’accueille à sa juste place, et à moins de pousser les murs…

Je tournais sur moi-même, inspectant tous les recoins de la pièce, lorsqu’un rayon de soleil entra par la fenêtre, et se posa contre le mur de ma chambre, sur le bureau. Cet éclairage doré me donna la solution, il serait si bon d’être couchée dans le cocon de ce lit et de laisser les rayons du couchant venir caresser mes jambes de leur douce chaleur. Je me voyais déjà éblouie par le contre-jour, savourant un peu de musique, avec un bon livre, ou un chocolat chaud.

Je déménageai mon bureau dans la chambre, fit place nette sur les murs, repoussai le canapé dans l’autre partie de la pièce, près de l’entrée. Je regardai la nouvelle configuration de ma pièce principale, lorsque les déménageurs arrivèrent. Ils n’avaient pas fait l’effort de démonter le corps principal du meuble, et eurent toutes les peines du monde à le faire entrer dans la pièce. Finalement, c’est par la porte-fenêtre qu’ils réussirent. Le bois craquait sous leurs efforts, semblant les réprimander de le traiter de la sorte. Je leur indiquai le mur que j’avais choisi pour l’adosser. Une fois en place, il était si monumental, qu’on avait l’impression qu’il y avait une pièce supplémentaire dans mon appartement. J’imaginais déjà les instants de plaisir passés à l’avenir, dans cette pièce secrète, comme on savoure un parfum d’enfance, comme on croise le souvenir d’un instant de douceur.

J’en étais encore à l’admirer, quand son fils arriva, avec l’air hostile qui le caractérisait. Il détailla mon appartement minuscule avec un mépris évident, mais je ne m’en formalisais pas, le monde matériel ne faisant pas partie de mes priorités. Seules les objets porteurs d’âme m’intéressaient, et je savais qu’il était incapable d’en distinguer autre chose que leur valeur marchande. Il détaillait les tableaux sur le mur, et détourna les yeux brusquement lorsqu’il vit qu’il s’agissait principalement de marines.

Il jeta sèchement : « Voilà, j’ai suivi la volonté de ma mère, elle m’aura contrarié jusqu’au bout ! Enfin si elle avait su que vous viviez dans un mouchoir de poche, elle aurait peut-être changé d’avis, et m’aurait laissé ce lit ! »

Je le regardais en souriant, navrée pour lui, et lui répondis simplement : « En fait, regardez, j’ai maintenant une petite pièce supplémentaire. Dans sa grande générosité, votre maman, a deviné ce qui me ferait plaisir, par exemple, me pelotonner dans ce lit magnifique, en sécurité derrière ses panneaux de chêne, et rêver aux fées qui dansent… »

Il me regarda en levant un sourcil, comme si je parlais une langue étrangère.

-Oui, je comprends maintenant pourquoi elle parlait autant de vous. Elle et vous, formiez une belle paire d’illuminées ! Et vous l’êtes probablement encore plus qu’elle ne l’était. »

A ces mots, je ne pus m’empêcher de rire. Les yeux brillants et le sourire éclatant, je le fixais sans oser répondre. Il ne savait pas qu’il venait de me faire le plus beau compliment dont je pouvais rêver. Je me tournais vers les déménageurs qui étaient en nage d’avoir transporté ce lit en bois massif d’un seul tenant.

« Messieurs, je vous offre un rafraîchissement avant que vous partiez. »

Il allait protester mais ces messieurs étaient ravis, et il fut bien obligé d’accepter le verre que je lui tendais. Je me tournai vers lui et le remerciai :

« Je vous remercie d’avoir accepté de suivre les volontés de votre maman, vous m’avez fait aujourd’hui un plaisir immense sans le savoir, de m’expliquer les derniers jours qu’elle a vécu, puis de me donner ce qu’elle avait préparé pour moi, alors que je ne m’y attendais pas du tout. Je vous en suis vraiment reconnaissante, c’est un geste que je n’oublierai pas… »

Il baissa les yeux, tiraillé entre ses émotions, puis il lâcha brusquement, avant de tourner les talons :

« Ma mère n’était pas si folle qu’elle voulait bien le faire croire. C’était une femme extraordinaire et je le savais, même si je ne lui ai jamais dit. Elle était si forte, sous son apparence frêle, tellement plus riche que moi, alors qu’elle ne vivait de rien. J’ai réussi dans ce monde, je suis bien placé dans la société, je suis arrivé, mais parfois je me revois avec elle, courant sur cette lande, les cheveux libres dans le vent, avec l’odeur des bruyères sous mes pieds, et le bruit des vagues qui se cassaient sur la falaise. Et je donnerai tout ce que j’ai pour être de nouveau là-bas avec elle. »

Sa voix se brisa, et je respectais son silence. Les ouvriers s’étaient éclipsés discrètement et il n’y avait plus que lui et moi. Je le regardais bien droit dans les yeux, ils étaient éclairés par le dernier rayon du couchant, et leur iris brillait d’étincelles, je crus voir un instant, l’expression que prenait mon amie quand elle parlait de son île. Je lui pris les deux mains, sans rien dire, et laissait les larmes perler dans mon regard. Il ajouta :

« Merci d’avoir adouci ses derniers mois, elle était si heureuse de vous avoir rencontrée. »

Je ne pus qu’ajouter : « Merci à vous de me le dire, c’est un grand plaisir que vous me faites. Mais vous savez, je crois que cette rencontre était programmée, et que les gens qui s’aiment finissent toujours par se rencontrer ou se retrouver. Votre maman savait que vous l’aimiez, elle m’en avait parlé souvent, elle pensait que le chagrin de la disparition de votre papa, vous avait éloigné de vos racines, mais qu’un jour, vous retrouveriez votre amour pour votre île. »

Il s’adoucit : « Je crois que je vais restaurer la maison de mes parents, qui tombe en ruine ; et je ne laisserai personne y toucher tant que je suis vivant. Un promoteur m’en avait offert un bon prix l’été dernier… Si vous le souhaitez, un jour, vous pourrez venir passer quelques temps là-bas, ajouta-t-il, avec un sourire.

Il dut voir s’éclairer le plaisir dans mon regard, et il accentua son sourire, et dit :

« Puis-je vous embrasser ?

-Bien sûr, avec plaisir, dis-je en le prenant dans mes bras.

-Je suis désolé de vous avoir traitée comme ça, ajouta-t-il un peu penaud, mais je crois que j’étais jaloux que ma mère se sente plus proche de vous que de moi à la fin de sa vie.

-Oh , je ne crois pas que ce soit le cas, répliquai-je, les instants que nous partagions étaient intenses, mais n’ont rien à voir avec l’amour qu’elle vous portait. Il s’agissait plutôt d’une amitié, comme nous aurions pu l’avoir en étant du même âge. Je regrette tellement, de ne pas avoir eu le temps de la connaître plus longtemps, mais je remercie les cieux de m’avoir permis de croiser son chemin.

Cette vie m’intéresse uniquement pour ce genre de rencontre, et là l’univers m’a comblé. Le souvenir de ce qu’elle était va éclairer ma route pour longtemps… »

-Tenez, dit-il je vous laisse ma carte, n’hésitez-pas à m’appeler si vous avez des ennuis quelconques, j’ai beaucoup d’influence dans toutes sortes de milieux. J’ai l’impression que vous auriez fait une sœur formidable, et j’aimerais que vous acceptiez de me pardonner mon attitude, et que nous puissions nous revoir souvent. »

-Ça sera avec plaisir, répondis-je, toute émue. Plus je le regardais désormais, plus je lui trouvais de ressemblance avec mon amie. Je l’embrassais de nouveau pour lui dire au revoir.

Il me fit un geste de la main avant de sortir, le même geste que sa maman faisait toujours lorsque elle me voyait passer devant sa fenêtre, et le même geste que j’avais vu faire à cette jeune femme, la nuit du 14 juillet.

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Une fois seule, je caressais du regard, ce nouvel univers qui était le mien. Le lit monumental changeait entièrement l’atmosphère de la pièce. L’odeur du bois flottait jusqu’à moi, embaumant le soir. En fermant les yeux, on aurait pu se croire dans la forêt après une coupe de bois. Je décidais de préparer mon lit pour y dormir le soir même.

Après le dîner, dans le silence, j’entendais craquer le bois dans la fraîcheur de la soirée, comme une respiration, un soupir. Ce lit, évoquait si fort, le souvenir de mon amie, que je croyais sentir réellement sa présence.

Le moment était venu d’ouvrir son présent. Les mains tremblantes d’émotion, je fis glisser le couvercle. Le parfum de mon amie s’envola jusqu’à moi, un instant, et les larmes me submergèrent. Il me suffisait de fermer les paupières pour croire qu’elle était de nouveau près de moi, dans cette pièce, son odeur imprégnait les objets qu’elle avait préparés pour moi, et je n’osais y toucher pour ne pas la faire disparaître.

Au premier regard, je sentis tout l’amour qui émanait de ces objets, messagers de son souvenir.

Le premier objet était une photographie ancienne ornée d’un cadre ovale, d’une jeune femme aux longs cheveux détachés, à l’exception d’une barrette en forme d’étoile filante sur la tempe droite. Ce regard m’était familier, empreint de la douceur et de l’intelligence que je lui connaissais. Un prénom, suivi d’une date, étaient inscrits dans le coin inférieur, confirmant l’identité de mon amie. J’en oubliais de respirer, elle était si belle à trente ans, irradiant d’une telle étincelle de vie, souriant à l’avenir. J’aurais tant aimé la rencontrer à ce moment-là et partager ses fous-rires. La photo était en noir et blanc, mais l’ombre bleue de son regard planait sur cette image, et j’avais l’impression d’en voir encore les reflets bleu marine briller devant mes yeux. C’était bien elle, qui m’avait salué une dernière fois, derrière sa fenêtre, la nuit du 14 juillet, celle où elle avait choisi de partir comme son fils me le confirma plus tôt. Je contemplais cette image à travers mes larmes, et dans ce semi-brouillard, j’eus l’impression que son sourire m’enveloppait toute entière pour me consoler, d’une caresse de velours.

Je ravalais mes larmes, posais le cadre sur le guéridon, et sortis le second objet du carton. Il s’agissait d’un livre ancien, relié de cuir, avec une loupe posée sur la couverture, le tout réuni par un ruban bleu. L’ouvrage s’intitulait : « Tradition celtique : le culte de la lune et du soleil ». Ayant détaché la loupe, je l’ouvrais et le feuilletais rapidement. C’était un récit romancé, s’appuyant sur des légendes celtes, où je reconnus certaines histoires que m’avais racontées mon amie lorsque nous cousions. J’allais le reposer pour le lire plus tard, quand je remarquais la gravure ancienne qui ornait la couverture. Elle représentait une cérémonie, où des femmes vêtues de tuniques blanches et coiffées de couronnes de fleurs tressées, dansaient sous la lune, formant une ronde autour d’une pierre levée. Cette scène, me semblait étonnement familière, il s’agissait du rêve récurent que je faisais depuis l’enfance et donc j’avais parlé à mon amie. J’avais la sensation d’être revenue chez moi.

Je pris la loupe, et détaillais l’image attentivement. Les deux femmes représentées de face, dans la ronde, souriaient, semblant chanter, les yeux levés vers la clarté lunaire. J’approchais la loupe d’elles, et je ne fus pas surprise de reconnaître le visage de mon amie dans la beauté de sa jeunesse, et le mien. A leur cou, brillait un pendentif en pierre de lune, identique à celui qu’elle m’avait donné.

Les morceaux du puzzle prenaient leur place, un à un.

Sous le livre, se trouvait une enveloppe à mon prénom, que je retirai du carton en tremblant. Elle cachait un dernier objet, que je reconnus immédiatement. C’était le jumeau de mon pendentif, d’un ton un peu plus soutenu, bleu presque marine, assorti au regard de mon amie. Je m’approchais de la fenêtre où la lune était pleine. Un pendentif dans chaque main, ouverte vers le ciel, j’admirais leur lumière irisée, qui projetait des milliers d’étincelles sur le plafond. Je les regardais danser comme des étoiles filantes dans un ciel d’été, fascinée par leur brillance. Le ballet s’acheva, lorsque la lune fut dissimulée derrière les nuages.

Je reposais les pendentifs côte à côte, près du portrait de mon amie, puis me décidai à ouvrir l’enveloppe. Plusieurs feuillets étaient couverts d’une écriture soignée, légèrement penchée, aux lettres bien ourlées, reflétant une intelligence vive au caractère fort.

Son denier cadeau. Le plus beau. Je m’installais sur son lit pour la lire, entourée de ses souvenirs, dans la douceur de son univers.

« Ma petite chérie,

Vous me manquez, beaucoup. Votre présence attentive m’était si précieuse, et votre sourire qui illuminait mes matins, a laissé la place à une grisaille permanente. Je suis devenue égoïste à mon âge, et même si je sais que ce stage est important pour vous, je ne peux m’empêcher de trouver votre absence très longue.

Alors, j’ai décidé de préparer une surprise pour vous. J’y place nos souvenirs communs, ceux que vous n’avez pas encore retrouvés, mais qui m’accompagnent déjà depuis longtemps. Lorsque vous accepterez leur existence, votre vie actuelle sera plus légère, vous retrouverez vos racines, ce qui vous donnera l’énergie nécessaire pour suivre ce nouveau parcours jusqu’au bout de vos attentes.

Il est inutile de nier ce que l’on est, surtout lorsque le but est d’utiliser son énergie originelle, pour faire avancer le monde. Vous êtes une fée incarnée dans ce monde, et il est temps que vous l’acceptiez. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas devenue encore plus folle depuis votre départ. Une fée, est un être de lumière, tournée vers l’accomplissement de la beauté. Elle paraît et le monde s’illumine. Son sourire éclaire le chemin et chacun se sent heureux en sa douce présence.

Je vous ai vue avec les enfants et j’ai vu la lumière de votre regard sur eux. Les enfants sentent ces choses- là. Vous avez remarqué leur attitude envers vous, et celle de notre jeune amie et de son lapin, n’est-ce pas ? Vous voyez bien que j’ai raison. Moi, je vous connais depuis toujours, mais j’ai toujours eu une bonne mémoire…

Vous me promettez d’accepter votre vraie nature, et de vous en servir pour répandre votre lumière autour de vous. Regardez votre pendentif, et sa brillance soudaine, lorsque certaines émotions vous submergent. Vous saviez très bien canaliser tout cela, auparavant. Mais je ne suis pas inquiète, vous saurez retrouver vos marques, bientôt. Vous lirez attentivement, le livre que je vous laisse, et tous vos souvenirs remonteront à la surface. Laissez-les faire, mon petit …

A mon âge, il n’y a plus rien à prouver, et ce vieux corps me trahit. Lorsque l’Ankou viendra me chercher, ce qui ne saurait tarder, j’essayerai de venir vous dire au revoir, pour emporter avec moi votre image comme un talisman pour le voyage.

Qui sait, nous nous retrouverons peut-être bientôt, et peut-être même dans votre vie actuelle. Ne soyez pas triste de mon départ. Moi, je suis enchantée d’avoir pu vous retrouver avant de partir, même pour si peu de temps.

Qui sait ? Peut-être que l’on se retrouvera, lorsque vous serez une vieille dame, comme moi aujourd’hui. Si vous rencontrez de nouveau mon regard, dans la peau d’une jeune écervelée, et que j’ai tout oublié de notre amitié, surtout montrez-moi mon pendentif pour que je vous reconnaisse.

Ce monde a grand besoin d’énergies positives, comme la vôtre.

Laissez la grandir, jour après jour, et quelle que soit la voie que vous choisirez cette fois-ci, vous lui serez utile.

Laissez votre sourire attirer les autres sourires.

Laissez votre cœur battre contre celui des autres.

Laissez votre âme s’envoler chaque nuit dans cette clairière où nous retrouverons pour danser.

Laissez votre vie danser dans les vagues de l’océan.

Laissez votre rire enchanter les matins, laissez vos chagrins s’envoler dans le vent.

Laissez cette vie palpiter dans vos yeux et remplir vos poumons, aimez la chaque seconde, jusqu’à la dernière, et encore après.

Mon petit, il est temps de nous dire au revoir, les forces de ce corps m’abandonnent, mais je resterai avec vous, aussi longtemps que vous penserez à moi, pour vous aider si vous en avez besoin, et pour vous aimer jusqu’au bout du chemin.

Il n’y a rien de triste, cette vie est un cadeau, et je l’ai dégustée jusqu’à la dernière goutte de soleil. Faites-le aussi, pour vous et pour moi.

Vous écrire, ce soir, est le dernier cadeau que cette vie m’aura fait, je crois. Je vous remercie pour chaque seconde que nous avons partagée. Je penserai à vous où que je sois.

Je vous serre une dernière fois dans mes bras, ma petite chérie, avec tout mon amour.

Votre amie …. »

Je reposais la lettre sur l’oreiller près de moi, laissais l’émotion envahir le silence de la pièce. Je la sentais monter comme une vague de tempête. Alors, je me tournai vers son portrait, elle me regardait en souriant. Ses yeux, à la foi si forts et si doux, fixaient les miens, et ce regard échangé, peu à peu m’apaisa. Demain, je découvrirai le livre qu’elle m’avait laissé, et j’essayerai de suivre ses traces vers la lumière.

Alors, dans la pénombre, je refermai les panneaux du lit clos et m’installai pour dormir, découvrant pour la première fois, la sensation de paix qui régnait à l’intérieur de ce cocon de chêne. De fines ouvertures étaient ménagées dans le bois dissimulées dans les dessins de fleurs stylisées, et quelques rayons de lumière pénétraient l’espace clos, parsemant le ciel de lit d’étoiles. Je m’allongeais pour l’admirer en m’endormant, et c’est alors que je les entendis.

De douces voix féminines chantaient en sourdine, accompagnées du murmure du vent sur la lande, et au loin, la valse des vagues leur répondit. Je sentis le parfum des bruyères flotter sur mon visage ou peut-être l’imaginai-je.

Et, dans un bruissement d’ailes, je m’envolai vers le rêve.

Fin

 

nury castillo bustalmante

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2 réflexions sur “Elle et moi (Partie 12)

  1. très belle histoire, snif snif 🙂 bravo !

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